Nos amis les cochons

Les pov' cochons ne sont pas à la noce en ce moment avec cette foutue grippe porcine, alors ayons une pensée pour eux avec une superbe vidéo où c'est le cochon la nouvelle star.

Posté par selfway le mai 3, 2009 à 12:05 AM | Nos amis les cochons dans Actualité, Coup de coeur | Commentaires (0) | TrackBack

Conférence de Jacques Salomé le 2 avril

Dans le paysage aux frontières incertaines du monde du développement personnel français, une star émerge : Jacques Salomé. Il en est l'auteur le plus prolifique, le plus traduit, le plus médiatisé.
Usant d'un langage simple et imagé, il rend la psychologie accessible à tous. Son domaine de prédilection : la relation interpersonnelle.
Il trouve les mots justes pour aider chacun dans sa quête d'amour et de bonheur. C'est un sage.

Jacques Salomé s'adresse à "tous ceux qui ne souhaitent plus vivre sur la planète TAIRE !" pour reprendre les mots de son site internet.

Si vous souhaitez vous rendre à la conférence organisée par l'INREES, achetez votre entrée en ligne (j'espère qu'il en reste...) sinon, allez-y très tôt. Stéphane Allix m'expliquait que pour la soirée de Thierry Janssen il avait été sincèrement embarrassé de refuser l'entrée à plus de 100 personnes..

Si vous y allez faites-moi signe ;-) C'est à 19h30 à l'Institut Océanographique, Paris, près du Panthéon.

Posté par selfway le mars 27, 2009 à 08:53 AM | Conférence de Jacques Salomé le 2 avril dans Actualité, Développement personnel | Commentaires (0) | TrackBack

Vos neurones aiment le poisson

Cerveau_Simpson Des chercheurs suédois viennent de montrer qu'une consommation hebdomadaire de poissons chez des garçons de 15 ans avait un impact sur leur Q.I., mesuré trois ans plus tard. Pour être plus précis, une consommation par semaine entraîne une augmentation des capacités cognitives de 7%, deux fois par semaine de 12%. Les mesures ont porté sur l'intelligence verbale, visuelle-spatiale et combinée.
Ces résultats apparaissent indépendamment de tous les autres facteurs potentiellement explicatifs, niveau d'éducation des parents, milieu social, exercice physique, bien-être...

Cette étude de grande ampleur, publiée en mars dans Acta Paediatrica, a porté sur 3.972 adolescents.
Pourquoi uniquement des garçons me direz-vous ?
Parce que le protocole s'est appuyé sur les données recueillies à 18 ans, lors de leur service militaire.

Les mécanismes d'action restent méconnus mais les hypothèses avancées par les chercheurs mettent en scène les acides gras poly-instaurés omega-3 et omega-6 qui jouent un rôle anti-inflammatoire et protecteur vasculaire.

Voici le lien vers l'article de Liberation. Aucune référence citée, aucun nom de chercheur, aucune mention de la publication scientifique...
Par comparaison, voici un article de World News Australia. Tout y est. No comment !
Plus d'informations encore sur Science Daily

Posté par selfway le mars 12, 2009 à 08:00 AM | Vos neurones aiment le poisson dans Actualité, Alimentation, Intelligence, Performances cérébrales, Santé | Commentaires (0) | TrackBack

Les nouveaux médias bénéfiques pour les jeunes

Digital Youth Project

Pour faire suite à mon article La polémique "Facebook augmente les risques de cancer !, j'ai trouvé via le Washington Post qui y consacre un article, une étude publiée en novembre 2008 qui s'est intéressée à l'impact des nouveaux médias sur les jeunes : "Vivre et apprendre avec les nouveaux médias".

Pendant plus de 3 ans une équipe de chercheurs de l'Université de Californie a interrogé plus de 800 jeunes (enfants de moins de 13 ans, adolescents, jeunes adultes de moins de 25 ans) et observé plus de 5.000 heures de pratiques des nouveaux médias (site de partage de vidéo, réseaux sociaux, podcasts, jeux vidéos, portable...) pour répondre à deux questions :

  • Comment les nouveaux médias sont-ils intégrés dans la vie quotidienne des jeunes ?
  • Comment ces pratiques changent-elles leur rapport à l'apprentissage, à la culture et aux autorités de la connaissance (école, adultes...) ?

Les principaux enseignements de cette étude :

  • les jeunes utilisent les nouveaux médias pour rester en contact permanent avec leurs amis de la "vraie" vie, qu'ils soient de leur école, de leur club de sport ou de leur communauté.
  • ils les utilisent également pour approfondir leurs connaissances dans leurs centres d'intérêts, en recherchant des informations auxquelles ils n'accèdent pas à l'école. Ils rejoignent ou forment une communauté qui partage la même passion. Dans cette pratique, ils peuvent se faire connaitre, diffuser leurs créations, mieux affirmer qui ils sont.

Dans un cas comme dans l'autre, ces navigations leur apportent une maîtrise des technologies et des nouveaux médias. Par essais-erreurs, ils acquièrent de nouvelles compétences (création/diffusion d'une vidéo, d'une page Facebook, d'un blog...). Par les feedbacks qu'ils reçoivent de leur communauté, ils apprennent également à devenir autodidactes. Certains acquièrent même une réputation au sein de communautés mixant adolescents et adultes.

"Il y a un mythe à propos du temps que passent les jeunes en ligne, que ce serait dangereux et que cela les rendrait fainéants", dit Mizuko Ito. "Nous avons trouvé que passer du temps en ligne est essentiel pour les jeunes afin de gagner les compétences sociales et techniques nécessaires pour devenir des citoyens compétents du nouvel âge numérique."

Les nouveaux médias permettent une autonomie et une liberté pour les jeunes qui explorent selon leurs propres centres d'intérêt et leurs motivations personnelles.

En conséquence, les auteurs recommandent aux parents d'encourager l'utilisation de ces nouveaux médias par leurs enfants afin qu'ils acquièrent des compétences qui seront incontournables pour leur vie d'adulte et pour leur socialisation dans leurs communautés de jeunes. Cela ne signifie pas que les adultes n'ont pas leurs rôles à jouer, en tant qu'exemple ou pour définir des règles d'utilisation.

En conclusion, les auteurs s'interrogent.
Le rôle de l'école ne devrait-il pas évoluer vers l'objectif de former des jeunes actifs dans la société plutôt que de tenter de développer les compétences requises par leurs futurs employeurs ?

La synthèse de l'étude du Digital Youth Project est disponible en ligne. Le rapport complet également.

Posté par selfway le mars 2, 2009 à 08:00 AM | Les nouveaux médias bénéfiques pour les jeunes dans Actualité, Développement personnel, Education, Enfants, Réseaux sociaux | Commentaires (0) | TrackBack

La polémique "Facebook augmente les risques de cancer" !

Facebook

Le chercheur britannique Aric Sigman , spécialiste de l'impact psychologique des médias et membre de la Royal Society of Medicine, publiait récemment un article dans la revue Biologist intitulé : "Well connected ? The biological implications of 'social networking' ". L'article a rapidement provoqué un tsunami médiatique puisqu'il s'attaque à l'une des révolutions technologiques les plus prisées du moment, les réseaux sociaux, donc Facebook, MySpace, même s'ils ne sont jamais nommés dans l'article. L'auteur tente d'établir un lien entre baisse des relations sociales réelles, physiques, dues en particulier à un usage accru des nouvelles technologies, et augmentation du risque de cancer et d'autres pathologies. De nombreuses publications du monde entier résumaient cet article par l'affirmation "Facebook accroît les risques de cancer".

Intrigué, je me suis demandé ce qu'il en était réellement de cette polémique.

Que dit l'article ? (disponible en version intégrale PDF sur le site de l'Institute of Biology, l'éditeur de la revue)
Tout d'abord, sachez que l'article est une revue de littérature, ce n'est pas un rapport d'étude. Il n'y a eu aucune expérience ou recueil de données spécifiques. L'auteur met seulement en perspective des données disjointes qu'il agrège pour attirer l'attention sur de possibles effets sur la santé d'une diminution de nos rapports sociaux.

Sigman rassemble des données de diverses études mettant en évidence les effets de l'isolement social sur la santé.

  • L'isolement déprime le système immunitaire dont la cytokine TNF alpha impliquée dans la lutte contre les cellules cancéreuses. L'auteur rapporte plusieurs expériences menées auprès de patients cancéreux qui soulignent les effets positifs d'un soutien social des patients et le préjudice causé par l'isolement des malades.
  • Viennent ensuite les effets de l'isolement sur le sommeil. Les personnes seules dorment moins bien, ce qui, selon plusieurs études pourrait avoir un effet défavorable sur la santé.
  • L'isolement favorise les états de stress et d'inflammation,
  • De manière plus globale, les relations sociales ont été identifiées comme facteur diminuant la morbidité (taux de maladie), en abaissant la pression artérielle.
  • Plus spectaculaire encore. Des individus exposés à un rhinovirus étaient plus réceptifs s'ils avaient moins de liens sociaux.
  • La démence sénile, la maladie d'Alzheimer, de grandes menaces neurologiques des prochaines années, se développent plus chez les personnes isolées.
    Enfin, diverses études montrent une corrélation entre isolement et risque accru de mortalité et de suicide. Un célibataire meurt plus jeune qu'une personne mariée.

Après ce tour d'horizon sur le lien entre connections sociales et maladie, Sigman conclue sur une étude, The Internet Paradox, qui avait montré les effets néfastes d'Internet sur la santé et encourage les chercheurs à investiguer ce domaine.

Une première certitude émerge de la lecture de l'article, ce que les journalistes ne prennent pas le temps de faire, c'est que l'auteur n'affirme nullement cette pseudo-relation de causalité entre utilisation des réseaux sociaux et risques de cancer. Il soupçonne, suppute, infère et met en garde contre l'effet possible d'une diminution des relations sociales sur la santé des populations occidentales.
C'est de bon aloi pour un chercheur de s'interroger sur les conséquences d'une mutation sociale de cette ampleur sur la santé.

Suite à l'embrasement de la polémique, l'auteur a souhaité clarifier sa position sur son site internet :
"Cette étude a été mal interprétée par de nombreux journaux comme affirmant que les réseaux sociaux causaient des cancers ou des maladies. Ce n'est pas vrai.
L'étude s'intéresse au fait que le temps passé en ligne pourrait se substituer à de réels contacts en face-à-face et que l'absence de connection sociale est associée à des perturbations physiologiques, une incidence accrue de maladie et un taux de mortalité prématurée supérieur."

Néanmoins, la conclusion de l'auteur qui s'appuie sur l' étude "The Internet Paradox" est une regrettable erreur !
Si effectivement la première étude menée en 1995-96 à Pitssburgh, auprès de 93 familles avait montré des effets néfastes de l'utilisation d'internet, les auteurs, Kraut et al, ont poursuivi l'étude sur plusieurs années pour observer l'évolution. Avec 3 années de recul, ils ont publié "The Internet Paradox Revisited" qui constate le contraire des premières observations et donc une amélioration du bien-être. Le seul paramètre qui reste dégradé est le stress.

Pour mettre les points sur les i et conclure sur un message clair, je vous cite la phrase de conclusion de l'article du NHS consacré à cette étude, le NHS étant l'autorité britannique en matière de santé, l'équivalent de notre Assurance Maladie :
"Ce document stimulera, sans nul doute, le débat et les recherches mais il n'apporte aucune preuve d'un effet indésirable des réseaux sociaux ou d'autres technologies sur la santé des personnes. Les utilisateurs de réseaux sociaux ne devraient pas se sentir inquiétés par cet article."

Posté par selfway le février 28, 2009 à 12:36 AM | La polémique "Facebook augmente les risques de cancer" ! dans Actualité, Facebook, Réseaux sociaux, Santé | Commentaires (0) | TrackBack

La gueule de l'emploi

Assemblee nationale

Troublante étude que celle qui paraîtra dans la prochaine édition de Science, l'une des plus prestigieuses revues scientifiques.
Prenez des candidats politiques aux élections législatives de 2002 en France, certains élus, d'autres recalés. Montrez-les à de jeunes étudiants suisses qui n'ont pas la moindre idée de qui ils sont et demandez-leur lequel est le plus compétent entre deux propositions. Dans près de 70% des cas, les étudiants choisissent comme candidat le plus compétent le candidat réellement élu...

Nouvelle expérience auprès d'enfants âgés de 5 à 13 ans. Il leur est demandé laquelle des deux personnes ils choisiraient pour accomplir le périlleux voyage d'Ulysse, de Troie à Ithaque. Tout comme leurs aînés, dans environ 70% des cas, ils choisissent comme capitaine le candidat effectivement élu...!

Les chercheurs, John Antonakis and Olaf Dalgas de la faculté d'économie de Lausanne, suggèrent que les réflexions qui guident les choix des électeurs n'évaluent pas réellement les compétences des candidats. Elles sont biaisées par leur apparence physique.
Un électeur infère une évaluation du candidat sur la base de son apparence et module son jugement par la suite, en fonction des autres données dont il dispose. Cependant les études ont montré que la première impression reste si fortement ancrée que la modulation postérieure n'est que très partielle.

Les auteurs se demandent alors s'il est possible d'imaginer une corrélation entre look et compétence...
La réponse est assurément non quant au Q.I. mais nous savons bien que le Q.I. n'est que faiblement prédictif de la compétence.
Qu'en est-il pour le reste ?

Tous les détails dans le podcast hebdomadaire de Science ou dans son Transcript où John Antonakis est interviewé. C'est passionnant !

Posté par selfway le février 27, 2009 à 12:40 AM | La gueule de l'emploi dans Actualité, Leadership, Politique, Pouvoir, Science | Commentaires (0) | TrackBack

Genèse, survie et déclin des neurones

Neurones

Parmi les dogmes scientifiques que nous avons longtemps subis, il y en a un dont l'effondrement donne de l'espoir. Les mammifères adultes produisent de nouveaux neurones, ce qui est contraire à l'hypothèse précédente d'un stock de neurones formé chez le jeune et que l'adulte ne pouvait que détériorer. Le chercheur à qui l'on doit ce bouleversement semble être Elizabeth Gould, Professeur de Psychologie à Princeton, qui mena ces travaux dans les années 90.
L'histoire pourrait s'arrêter là et nous dormirions sur nos deux oreilles ou nos deux hémisphères, satisfaits de la fructification de notre capital cérébral.

Oui, mais... des travaux récents, menés chez le rat pour l'instant, détaillés dans un article de Scientific American, How to Save new brain cells, montrent que ces nouveaux neurones qui naissent chaque jour ne survivent que s'ils sont stimulés. Je dirais même plus. Le plus ils sont stimulés, le plus ils survivent... y compris chez les individus touchés par des maladies neurodégénératives.

Alors, comment stimuler le noble organe ?
Par des puzzle, tests, sudoku, programmes d'entraînement cérébral, jeux de mémoire ou de logique, de résolution de problèmes et plus globalement par tout apprentissage impliquant des efforts cognitifs importants qui provoquent une forte stimulation de l'hippocampe, zone de production intense de nouveaux neurones. C'est aussi la zone qui est particulièrement touchée par la maladie d'Alzheimer. Les auteurs mettent néanmoins en garde contre tout optimisme exagéré. Ils ne croient pas que les exercices cognitifs puissent stopper totalement la maladie mais plutôt la ralentir.
Cet exercice cérébral recommandé à tout âge n'est pas sans me rappeler la conclusion de l'article La vie en crescendo, sur les clefs de l'éternelle jeunesse d'esprit.

Bienvenue dans l'ère du brain fitness !

Posté par selfway le février 25, 2009 à 01:01 AM | Genèse, survie et déclin des neurones dans Actualité, Jeux, Performances cérébrales, Stimulation cérébrale | Commentaires (0) | TrackBack

Ce qui fait rire les anges, Deepak Chopra

Deepak-Chopra_Rire_les_anges C'est le grand retour de Deepak Chopra dans la collection InterEditions. "Ce qui fait rire les anges" est un conte initiatique qui raconte l'aventure de Mike, un célèbre comique qui découvre soudainement les limites de son existence matérialiste. C'est Francisco, un personnage mystérieux, qui va soumettre Mike à un ensemble d'épreuves, qui sont autant de jalons sur le chemin de son initiation.

"Quand la souffrance à rester le même devient plus forte que celle à être différent, on change"

"Lorsqu'on ne vit pas dans la peur, on voit la vérité"

"La grâce touche ceux qui arrêtent de lutter"

Simple, teinté d'humour et de sagesse, ce conte est une promenade sur la voie de l'éveil.

Posté par selfway le février 16, 2009 à 10:58 PM | Ce qui fait rire les anges, Deepak Chopra dans Actualité, Coup de coeur, Deepak Chopra, Développement personnel | Commentaires (0) | TrackBack

Cet obscur objet de haine et de désir

J'ai découvert par la newsletter du Monde Diplomatique la sortie de ce film remarquable à en juger par les extraits vidéo présentés : J'ai très mal au travail, cet obscur objet de haine et de désir, de Jean-Michel Carré.

DVD_J_ai_tres_Mal_au_travail Le sujet de la déshumanisation de l'entreprise est redoutablement sérieux et grave pour saluer cette initiative. Cette ex-salariée de Moulinex qui témoigne, voir le site de la boutique du Monde Diplomatique, est d'une lucidité incroyable et d'une profondeur bouleversante. Toute personne qui exerce une responsabilité de vie ou de mort professionnelle sur ses collaborateurs, autrement dit manager ou dirigeant, a le devoir déontologique de regarder cet extrait. D'ailleurs, je l'intègre sur le champ  à mon programme de Leadership que j'anime à HEC.

L'entreprise est effectivement devenue inhumaine mais ce n'est ni la faute de la crise, ni la faute de Wall Street, c'est la faute d'une société qui façonne des comportements individualistes dès l'école où toute l'éducation encourage et valorise le succès individuel sans jamais organiser la découverte de comportements d'entraide et de solidarité. La société a une jambe droite guerrière hypertrophiée et une jambe gauche altruiste atrophiée. Elle boite. Avez-vous déjà entendu dire "C'est un gentil manager ?". Si c'est le cas, n'était-ce pas pour signaler sa faiblesse plus que pour saluer un comportement souhaitable ?

C'est aussi la faute des hommes qui assument des responsabilités de management sans avoir la maturité requise. Les processus de sélection des managers n'évaluent en rien l'état de santé mentale ou le degré de développement personnel des candidats. Or, une personne qui n'a pas fait la paix avec son ego sera une bombe à retardement au déclenchement imprévisible et incontrôlable. C'est ce que dénonce l'excellent Bob Sutton, Professeur de Management à la Stanford Business School, dans son livre "The no-asshole rule", traduit en français par "Objectif Zéro-Sale-Con".

Alors que devenir un Manager confère un pouvoir considérable et signifie une responsabilité immense, cette évolution est totalement banalisée. Vous devenez Directeur Financier parce que vous étiez suffisamment bon dans votre job de niveau n-1 et non pas parce que vous aviez les qualités personnelles et l'humanité requises pour mener une équipe. Que les entreprises ne s'étonnent alors pas de voir s'exprimer la manifestation de l'Effet Lucifer.

Pourtant les modèles conceptuels et les outils existent.
La mesure de l'intelligence émotionnelle en est un exemple simple. Peut-on être un bon manager sans atteindre des scores satisfaisants sur les compétences interpersonnelles, l'empathie, la connaissance et la maîtrise de soi. Les résultats des études sont catégoriques, la réponse est non.
Les échelles verticales de développement de la personne, celle de Carl Rogers, le PMAI de Pearson-Marr, la Spirale Dynamique, les niveaux de conscience de Gebser sont autant de représentations convergentes de l'évolution de la personne vers la maturité. Il n'y a de réel leadership possible qu'aux stades les plus élevés des ces échelles, signifiant l'atteinte d'un niveau de conscience intégral, ou aperspectif comme le dit Gebser. Une position capable d'embrasser la diversité de l'humanité et de son écosystème, à des années-lumière des rivages et des ravages de l'ego.


Dans les entreprises, avec le 360°, il est aujourd'hui facile de détecter rapidement des comportements déviants et d'encourager des comportements bienveillants... à condition que ses résultats aient un poids suffisant dans le processus d'évaluation des managers. Un manager ayant de mauvaises appréciations systématiques en 360° devrait être réorienté vers des fonctions d'expertise, non de management.

Le 360° devrait également être utilisé dans l'enseignement. Que se passerait-il si les enseignants étaient aussi évalués par leurs élèves au lieu du simulacre organisé par l'inspection académique ?

Aujourd'hui, le 360° reste réservé aux élites de quelques entreprises, c'est une aberration. Si j'étais fraîchement diplômé, je ne mettrais pas les pieds dans une entreprise qui n'a pas mis en place cet outil d'auto-régulation des comportements.

 
Ma vision très personnelle, que vous ne partagerez peut-être pas, est que dans les prochaines années, les jeunes vont considérablement modifier leur orientation. Par eux-mêmes et sous l'influence de leurs parents. Ils seront de moins en moins nombreux à vouloir rejoindre les rangs des entreprises installées. Ils créeront les leurs pour y instaurer des valeurs humanistes, ils s'orienteront vers l'artisanat, la création artistique, l'associatif et l'humanitaire, qu'il soit lointain ou de proximité. Les grandes entreprises réagiront alors sous contrainte pour endiguer la pénurie de talents et s'aligneront.

Dans son dernier numéro, Courrier International ne titrait-il pas "Fini l'arrogance et la brutalité. Bonjour la gentillesse, la bienveillance, la générosité, la solidarité" en consacrant un dossier aux initiatives qui fleurissent pour rétablir un monde plus humain : The Kindness Offensive ou World Kindness par exemple.

Une nouvelle société attend son heure, plus équilibrée, plus harmonieuse, plus épanouie. Je m'en réjouis par anticipation.

Posté par selfway le février 13, 2009 à 12:35 AM | Cet obscur objet de haine et de désir dans Actualité, Capital Humain, Développement personnel, Effet Lucifer, Management | Commentaires (0) | TrackBack

Les couleurs influencent la créativité et l'attention

Si je vous le disais, vous auriez peut-être quelque mal à me croire, mais lorsque ce constat provient d'un article à paraître dans Science... vous vous inclinez, en signe de dévotion face à la toute puissance de ce non-Dieu unique. Ravi Mehta and Rui Zhu, deux chercheurs de l'Université de Vancouver, viennent de mener des études qui comparent les effets des couleurs rouge et bleu sur les performances cérébrales.
Ils ont démontré, lors d'une série de 6 expériences, que le rouge favorise la vigilance et la concentration sur des tâches qui demandent de l'attention portée aux détails tandis que le bleu facilite un état exploratoire qui encourage la créativité.
Comment ont-ils créé ce contexte rouge ou bleu ?
Le protocole comprenait par exemple des tâches à exécuter sur un ordinateur, pour un groupe sur un fond d'écran rouge, pour l'autre bleu. Il intégrait également des jeux d'assemblage de Lego, certains groupes en avaient des bleus, d'autres des rouges.
Les auteurs émettent néanmoins quelques réserves. Ces études ayant été menées au Canada, il est probable qu'une influence culturelle impacte fortement les résultats.

"Peignons la finance en rouge et le marketing en bleu"

Painting-the-roses-red

Plus dé détails dans cet excellent article de la British Psychological Society 

D'autres informations complémentaires dans le New York Times

L'abstract de Science

Image : www.alice-in-wonderland.net

Posté par selfway le février 11, 2009 à 07:55 AM | Les couleurs influencent la créativité et l'attention dans Actualité, Attention, Coup de coeur, Créativité, Performances cérébrales | Commentaires (0) | TrackBack

Testez votre santé mentale à Harvard !

On voit toujours mieux la paille dans l'oeil du voisin, n'est-ce pas... alors quand j'ai découvert Mindsite, je me suis dit que c'était ma chance de découvrir enfin quelques poutres encombrantes.

Bilan : Mes travers ne dépassent pas le seuil de détection... Mes poutres et moi allons continuer notre vie symbiotique ;-)

En tout cas, l'usage de ce test me semble considérable. Il peut par exemple, se combiner astucieusement au détecteur de mensonge (Cf Robert de Niro dans "Mon beau-père et moi") pour évaluer de futurs gendre et bru.

Mindsite

  • Status Agoraphobia

    You have received a negative Agoraphobia diagnosis because you have never experienced a time when you were very afraid of being crowds, going to public places, or traveling away from home.

  • Status Alcohol abuse

    You have received a negative Alcohol abuse diagnosis because you have never experienced a time when you continued to drink despite adverse consequences that were caused your drinking, such as alcohol-related legal problems, job loss, or strained personal relationships.

  • Status Alcohol dependence

    You have received a negative Alcohol dependence diagnosis because you have not displayed at least three maladaptive drinking behaviors, such as ignoring problems caused by your drinking, frequently drinking in larger amounts than you intended, or neglecting daily responsibilities because of your drinking.

  • Status Anorexia nervosa

    You have received a negative Anorexia nervosa diagnosis because you have never experienced a time when you strongly feared being too fat or overweight.

  • Status Attention-deficit/hyperactivity disorder

    You have received a negative Attention-deficit/hyperactivity disorder diagnosis because you did not experience a time before the age of 7 when you were much more restless, impatient, forgetful, or easily distracted than most children.

  • Status Bipolar I disorder

    You have received a negative Bipolar I disorder diagnosis because you have never experienced a manic episode.

  • Status Bipolar II disorder

    You have received a negative Bipolar II diagnosis because you have never experienced a Hypomanic episode.

  • Status Bulimia nervosa

    You have received a negative Bulimia nervosa diagnosis because you have never experienced a time when frequently went on eating binges.

  • Status Cocaine abuse

    You have received a negative Cocaine abuse diagnosis because you have never experienced a time when you continued to use cocaine despite adverse consequences that were caused by your use, such as cocaine-related legal problems, job loss, or strained personal relationships.

  • Status Cocaine dependence

    You have received a negative Cocaine dependence diagnosis because you have not experienced at least three symptoms of maladaptive cocaine use, such as ignoring problems caused by your cocaine use, frequently using in larger amounts than you intended, or neglecting daily responsibilities because of your cocaine use.

  • Status Conduct disorder

    You have received a negative Conduct disorder diagnosis because you did not experience a time during your childhood or teenage years when you frequently displayed several aggressive or inappropriate behaviors, such as stealing, vandalism, bullying, or starting physical fights.

  • Status Dysthymic disorder

    You have received a negative Dysthymia diagnosis because you have never experienced an extended period of sadness, discouragement, or lack of interest.

  • Status Generalized anxiety disorder

    You have received a negative Generalized anxiety disorder diagnosis because you have never experienced an extended period when you were much more worried, nervous, or anxious than other people with the same problems as you.

  • Status Hypomanic episode

    You have received a negative Hypomania diagnosis because you have never experienced an extended period when you were much more excited, full of energy, or irritable than usual.

  • Status Intermittent explosive disorder

    You have received a negative Intermittent explosive disorder diagnosis because you have never experienced a sudden anger attack when you lost control and broke something worth more than a few dollars, threatened someone, or hurt someone.

  • Status Major depressive disorder

    You have received a negative Major depressive disorder diagnosis because you have never experienced a Major depressive episode.

  • Status Major depressive episode

    You have received a negative Major depressive episode diagnosis because you have never experienced an extended period when you were much more sad, discouraged, or uninterested than usual.

  • Status Manic episode

    You have received a negative Mania diagnosis because you have never experienced an extended period when you were much more excited, full of energy, or irritable than usual.

  • Status Obsessive-compulsive disorder

    You have received a negative Obsessive-compulsive disorder diagnosis because you have never had a time when you were frequently bothered by unpleasant thoughts or the need to carry out repeated behaviors.

  • Status Opioid abuse

    You have received a negative Opioid abuse diagnosis because you have never used opioids, such as pain killers, heroin, or opium.

  • Status Opioid dependence

    You have received a negative Opioid dependence diagnosis because you have never used opioids, such as pain killers, heroin, or opium.

  • Status Oppositional defiant disorder

    You have received a negative Oppositional defiant disorder diagnosis because you did not experience a time during your childhood or adolescence when you frequently displayed several defiant behaviors, such as arguing with adults, frequently losing your temper, or blaming others for your mistakes.

  • Status Panic Disorder

    You have received a negative Panic disorder diagnosis because you have never experienced a sudden attack of fear or panic that was accompanied by several physical problems, such as your heart racing, having a dry mouth, or feeling like you might pass out.

  • Status Pathological gambling

    You have received a negative Pathological gambling diagnosis because you have never lost substantial sums of money gambling.

  • Status Posttraumatic stress disorder

    You have received a negative Posttraumatic stress disorder diagnosis because you have not experienced or witnessed a traumatic event that later lead to the development of one or more distressing reactions.

  • Status Sedative abuse

    You have received a negative Sedative abuse diagnosis because you have never used sedatives, such as valium, rohpynol, or diazepam.

  • Status Sedative dependence

    You have received a negative Sedative dependence diagnosis because you have never used sedatives, such as valium, rohpynol, or diazepam.

  • Status Separation anxiety disorder

    You have received a negative Separation anxiety disorder diagnosis because you did not experience a time after the age of 5 when you were excessively afraid of being separated from your mother or the person you were closest to emotionally.

  • Status Social phobia

    You reported that you have experienced a time when you were very afraid of social or performance situations, such as meeting new people, speaking in front of a group, or talking to people of authority.

    You have received a negative Social phobia diagnosis because your fear of these types of situations was not so strong that you became very nervous or anxious whenever you were forced to face them.

  • Status Specific phobia

    You have received a negative Specific phobia diagnosis because you have never experienced a time when you very afraid of a specific object, place, or situation.

  • Status Stimulant abuse

    You have received a negative Stimulant abuse diagnosis because you have never stimulants, such as methamphetamine, adderall, or ritalin.

  • Status Stimulant dependence

    You have received a negative Stimulant dependence diagnosis because you have never used stimulants, such as methamphetamine, adderall, or ritalin

  • Posté par selfway le février 8, 2009 à 12:52 AM | Testez votre santé mentale à Harvard ! dans Actualité, Auto-diagnostic, Coup de coeur, Développement personnel, Harvard Medical School, Mindsite, Santé mentale, Test | Commentaires (0) | TrackBack

    L'année du buffle

    Dragon_Nouvel an chinois  

    Quelle belle occasion que cette nouvelle année du buffle pour faire quelques photos joyeusement colorées et ressentir le souffle de la Chine.

    Masque-Nouvel an chinois v
    Pour la signification ô combien pertinente de cette année du buffle, je cite quelque lignes du Journal du Feng Shui :
    2009 sera l’année du buffle de terre, un animal connu pour sa solidité et sa persévérance. Et persévérant il semble qu’il devra l’être pour affronter une année qui commence étrangement par une éclipse de soleil. Cet évanouissement partiel et momentané de notre principal luminaire, symbole du jour, de la force créatrice, de la chaleur en un jour aussi symbolique est parfois interprété comme un avertissement d’une année de transition délicate et de remise en cause. Compte tenu de l’atmosphère chaotique qui a dominé le dernier trimestre 2008, la nouvelle n’est pas tout à fait surprenante.“

    Posté par selfway le février 1, 2009 à 11:43 PM | L'année du buffle dans Actualité, Coup de coeur, Nouvel an chinois, Photos | Commentaires (1) | TrackBack

    Google ouvre son Ecole de Développement Personnel

    Chez Google brillent les cerveaux les plus diplômés de la planète. Mais ce capital cognitif est-il suffisant pour assurer à Google de mener seul en tête la course de l'internet mondial ?

    Depuis que le concept d'intelligence émotionnelle a été popularisé par Daniel Goleman, il est aisé de répondre non.
    La qualité des relations humaines, du climat, la bienveillance, le leadership, les capacités de management et l'attachement à l'entreprise, entre autres, ne dépendent pas du Q.I. mais de l'intelligence émotionnelle (conscience et maîtrise de soi et de ses émotions, conscience des autres, empathie et management des relations interpersonnelles).

    Googleplex Qu'à cela ne tienne, en plein Googleplex, Google University ouvre son Ecole de Développement Personnel autour de quatre thèmes : développement mental, développement émotionnel, bien-être et santé holistique, et au-dela de l'ego.
    Des chercheurs en neurosciences de Stanford, des moines zen, des orateurs du fameux Institut Esalen, où enseignèrent les plus grands noms du développement personnel (Abraham Maslow, Fritz Perls, Alan Watts, Will Schutz... et plus encore), interviennent dans cette école pour des conférences sur l'intelligence émotionnelle, un séminaire sur le bonheur, des sessions de méditation... au plus grand bénéfice des Googlers uniquement.

    "Google wants to help Googlers grow as human beings on all levels, emotional, mental, physical and ‘beyond the self’.”
    Chade-Meng Tan, ingénieur Google et bouddhiste.

    Google prouve une fois de plus que son extrême capacité d'innovation rayonne bien au-delà du seul champ technologique et montre la voie non seulement aux grandes entreprises mais également aux Business Schools bien trop frileuses sur le sujet. 

    HEC, ESCP-EAP, ESSEC where are you... ? En France, l'initiative est bien plus à chercher du côté de l'EM Grenoble.

    [via Soul's code]

    Posté par selfway le janvier 27, 2009 à 01:04 AM | Google ouvre son Ecole de Développement Personnel dans Actualité, Coup de coeur, Daniel Goleman, Développement personnel, Google, Intelligence émotionnelle, Leadership | Commentaires (6) | TrackBack

    La nouvelle star du Leadership : Barack Obama

    Pour suivre l'intégrale du discours inaugural de Barack Obama, une excellente vidéo sur la BBC, qui fournit également pour les plus pressés cette cartographie sémantique Wordle.


    Barack Obama BBC Wordle

    Posté par selfway le janvier 21, 2009 à 02:16 AM | La nouvelle star du Leadership : Barack Obama dans Actualité, Barack Obama, Coup de coeur, Leadership | Commentaires (0) | TrackBack

    M-coaching : le Mini-coaching fait son apparition

    - Salut, tu vas bien ? On boit un café ?
    - Ah, désolé, je ne peux pas. Je dois voir mon coach retraite et il faut que je sois à l'heure sinon je rate mon RDV d'après avec mon coach fitness.
    - Ah, ouais, il est bien ?
    - L'autre jour, il m'a coaché grave, j'étais cassé. Heureusement que je voyais mon coach spirituel après, il m'a remis la tête à l'endroit.
    - T'as de la chance. Moi, je n'me sort pas de mon coaching minceur.
    - De la chance..., demain, je suis convoqué par mon coach banquier, il voudrait des explications sur mon passage à vide. De toute façon, je n'irai pas sans passer d'abord chez mon coach boulanger, lui il sait me remettre sur pied dès le matin.
    - Pourquoi tu vois pas ton astro-coach ? Il pourrait te dire où tu en es ?
    - Ouais, mais l'autre fois il m'a tarot-coaché, et je n'ai pas apprécié du tout. Je ne suis pas près de le revoir celui-là, et en plus, je ne supportes pas... Ah, c'est mon m-coach qui sonne. Attend.

    Alors le m-coaching c'est quoi ?

    C'est l'histoire de Psychologies Magazine, producteur de contenu, qui voulait vendre toujours plus de contenu, sous toutes les formes, sur tous les medias, à tous les instants et à un public toujours plus large.

    Orange, opérateur télécom, lui, voulait élargir au maximum son parc d'abonnés et surtout trouver tous les moyens d'augmenter l'ARPU (Average Revenue Per User). Son objectif était que chaque client contribue au maximum à la grandeur de l'opérateur. Pour cela, il devait inventer de nouvelles occasions pour qu'augmente l'usage du flux, voix et data.

    Ils se rencontrèrent et eurent beaucoup d'enfants...

    Le nouveau né s'appelle donc m-coaching, pour mobile coaching, un programme dont l'objectif est "d'aider à mettre en marche un processus de changement et de renouveau, sous une forme originale : directement sur votre mobile, conseils, exercices et encouragements. Vous recevez 20 SMS répartis sur 4 semaines." Il cible tout particulièrement les élèves préparant le BAC.
    Les premiers modules sont sur l'estime de soi et la communication, la gestion du temps suivra.

    Alors, qu'ai-je à y redire ?

    Ethiquement parlant, je sens une gêne.
    Je ne suis pas certain de souhaiter la marchandisation du développement personnel des enfants.
    D'autre part, en tant que parent, on est en droit de se demander si des tests ont eu lieu, si le bien-fondé des conseils a été validé. Un SMS peut-il avoir des effets secondaires ? On ne se pose pas toutes ces questions pour les livres ! Non, mais jamais un livre ne viendra briser l'intimité de la sorte.

    -

    Posté par selfway le mai 28, 2005 à 02:49 AM | M-coaching : le Mini-coaching fait son apparition dans Actualité | Commentaires (0) | TrackBack

    Pour quoi les chinois travaillent-ils ?

    Dans un article publié hier par China.org.cn, les résultats d'une enquête sur les motivations des travailleurs chinois sont révélés. A la question "Pour quoi travailles-tu ?", les chinois répondent :

    - "Inspirer le respect" arrive en tête avec 78,3% de voix
    - "Exercer une influence sur son propre travail" est n°2, avec 76,6%
    - 74,4% souhaitent que "le travail aide au développement personnel"
    - "le sens de la réussite" recueille 73,1% de voix
    - 72,9% attendent que leur travail soit accepté

    Respect et Harmonie, Responsabilité et Autonomie, Croissance et Humilité, Performance et Efficacité sont donc les valeurs phares des travailleurs chinois.

    Et pour vous ?

    Les auteurs notent également que la valeur développement personnel arrive en tête chez les jeunes. Est-ce si surprenant ?
    Quand on est jeune on a conscience des progrès à accomplir, de l'enrichissement de l'expérience, et cela peut suffire à expliquer ces résultats. On peut néanmoins se poser quelques questions.

    Si cette valeur n'était liée qu'à l'âge, cette tendance ne serait-elle pas similaire dans d'autres pays, en France, en Europe. aux Etats-Unis ?
    Elle resterait immuable, au fil du temps, en aussi bonne place dans les résultats. J'ai quand même une tendance à penser que ces valeurs des jeunes générations sont nouvelles, tout du moins dans leur prééminence. L'entreprise est attendu comme le dernier lieu initiatique où l'on donne bien sûr, son énergie, ses compétences, sa motivation, mais aussi où l'on doit recevoir beaucoup plus qu'une simple rémunération.

    L'entreprise est attendue comme lieu de croissance personnelle, un lieu épanouissant, enrichissant, permettant à l'homme d'évoluer sur sa voie, ses valeurs et les attentes de l'entreprise étant conciliables, en harmonie. L'entreprise n'en a-t-elle pas les moyens, ne serait-elle pas à la hauteur de ces défis ?

    Posté par selfway le mai 24, 2005 à 11:36 AM | Pour quoi les chinois travaillent-ils ? dans Actualité, Enquêtes, Entreprises | Commentaires (0) | TrackBack

    Le développement personnel à l'ESC Rouen

    Dans un dossier du Figaro Magazine intitulé "Nord où les étudiants sont rois", les auteurs notent que l'ESC Rouen déclare vouloir se hisser au rang des premières écoles européennes et, pour cela, compte sur un Plan de développement ambitieux reposant sur cinq pôles d'expertise et de différenciation dont l'un est «développement personnel et compétences managériales».
    J'aimerais en savoir plus. Quel type de programme, de méthodes, quelles compétences visées... mais il est un peut tard pour les contacter.
    Je poursuivrai l'enquête dans les prochains jours. Si vous, lecteur, avez plus d'infos, n'hésitez-pas à régir.
    Je rappelle le motif plus global de ma recherche : identifier les initiatives des écoles, lycées, universités ou autres, qui introduisent les bases du développement personnel au sein des formations initiales, à l'image de ce que font nos amis canadiens (voir note précédente).
    Personne n'est choqué que la Philosophie soit enseignée en Terminale, moi non plus, bien au contraire. Comme Pierre Hadot l'a montré, les philosophes antiques n'étaient pas des purs théoriciens, ils étaient philosophes par leur choix de vie, par leur conduite comportementale. Leur degré de maîtrise de soi, leur exemplarité, leur conférait une aura qui se traduisait progressivement par un enseignement ésotérique, à de petits cercles, puis par des traces écrites. Or, la psychologie s'est scindée de la philosophie à la fin du XIXè siècle, ce qui signifie qu'à moins d'accompagner cette évolution, l'enseignement de la philosophie s'appauvrira.
    Toute cette réflexion essentielle sur la conduite de l'homme échappe aujourd'hui à la Philosophie qui, depuis lors, s'auto-alimente par l'étude des concepts qu'elle génère. La vraie philosophie est "amour de la sagesse", non amour des concepts. La philosophie antique embrassait toutes les disciplines pour forger et former la sagesse de l'homme : les mathématiques, l'astrologie, la cosmogonie, l'architecture...
    L'homme d'aujourd'hui est-il plus sage que l'homme de l'antiquité ?

    Posté par selfway le mai 22, 2005 à 02:05 AM | Le développement personnel à l'ESC Rouen dans Actualité | Commentaires (0) | TrackBack

    Le développement personnel en Audio avec Audible.fr

    Depuis 1997, Audible.com propose des titres de littérature en format audio, profitant des atouts de la diffusion par internet. Aux Etats-Unis, le format audio a réussi une belle percée, représentant 8% du marché de l'édition, contre 1% en France. Audible.fr est lancé par France Loisirs, filiale de Bertelsmann, le géant allemand des medias.
    Plus d'informations économiques dans l'article complet du Journal du Net d'hier.

    Le catalogue aujourd'hui disponible comporte un certain nombre de titre relatifs au Développement Personnel, classés dans la rubrique Vie Pratique. Sont disponibles des titres assez divers, de Jacques Salomé à Stephen Covey, en passant par John Gray.
    Une rubrique Science Humaines propose également des contenus orientés Spiritualité, avec des titres du Dalaï Lama, de Jean-Claude Carrière et bien d'autres. Le catalogue est encore assez court, mais c'est à suivre.

    La plateforme technique est celle du site américain. Le problème que j'avais déjà connu avec Audible.com se retrouve, la lecture des fichiers MP3 est conditionnée à l'installation d'une application qui gère les droits d'utilisation, non disponible pour SymbianOS et donc pour mon P900. La liste des plateformes supportées est détaillée sur le site. Un titre est proposé en téléchargement gratuit, c'est encore le meilleur moyen de tester.

    Posté par selfway le mai 15, 2005 à 12:37 AM | Le développement personnel en Audio avec Audible.fr dans Actualité | Commentaires (1) | TrackBack