Lettre à ceux qui ont momentanément perdu leur emploi, de Marc Traverson

Lorsque j'ai découvert le titre du dernier livre de "Marc Traverson", j'ai tout de suite été charmé, tant par sa délicatesse que par son superbe pied de nez à l'ordre établi.

Toute personne exclue du terrain de jeu professionnel, quelles qu'en soient les raisons, est victime de lourdes discriminations. En ce domaine, la présomption d'innocence n'est guère de mise. Être chômeur, c'est déjà être coupable.

Par sa "lettre", Marc nous invite à prendre une autre posture, celle de la confiance et de l'espoir. Reprendre l'initiative, reconsidérer un parcours qui s'est peut-être construit sans réelle envie, sans passion, revenir à ses propres sources et reconstruire, semer, ensemencer sur de nouvelles parcelles, avec détermination, exigence, courage et vivacité. Sur tous ces leviers, Marc nous livre un message optimiste, assis sur son expérience personnelle du chômage et sur celle qu'il a acquise en coachant de nombreuses personnes en transition.

Cependant, en lisant le livre, un doute me gagnait.

N'y avait-il pas erreur sur la marchandise ?
Y a-t-il la moindre raison que ce livre-compagnon soit réservé aux "entre-deux" postes ?

Non, la réponse est manifestement non.
A bien y réfléchir, le titre aurait plus simplement pu ou dû être : "Lettre à ceux qui cherchent leur emploi"

Chercher son emploi, LA place professionnelle où l'on doit être, est une quête perpétuelle, un ajustement qui concerne chaque personne en activité, qu'elle soit en poste ou non. A défaut de s'y consacrer soi-même, ce sont les autres qui décident.
Se rapprocher chaque jour un peu plus de son centre de gravité professionnel est une nécessité, une clef de survie, d'épanouissement et de réalisation. Seth Godin le dit : devenons des Linchpins, des pivots, pas de simples moutons.
Le livre de Marc Traverson est alors un formidable guide pour ce long périple.

Posté par selfway le septembre 26, 2010 à 06:44 PM | Lettre à ceux qui ont momentanément perdu leur emploi, de Marc Traverson dans Coaching | Commentaires (5) | TrackBack

Le défi du Chamallow : un Team Building pour tous

Dans cette vidéo de TED, Tom Wujec raconte les nombreuses expériences qu'il a menées autour de ce défi simple.
Avec un matériel accessible à tous, résumé dans l'image ci-dessous, une équipe de 4 à 5 personnes doit réaliser la plus haute tour en exactement 18 minutes, avec pour contrainte principale, le fait de disposer le Chamallow au sommet de la structure. Tous les détails sur le site Marshmallow Challenge.

Marshmallow Challenge
 

Tom Wujec a conduit environ 70 sessions avec des populations très diverses, des enfants de maternelles, des jeunes diplômés, des CEO, des architectes, des ingénieurs...
Qui sont les plus mauvais ?
Les jeunes diplômés de Business Schools... ;-)
Trop conceptuels, planifiant et théorisant trop avant de prototyper pour constater alors que leur belle structure ne supporte pas le poids du Chamallow
Les meilleurs ?
Hormis les architectes et ingénieurs qui inventent d'ingénieux dispositifs, ce sont les enfants de maternelles. Dès le début, ils testent, mettent en pratique, puis font évoluer leurs structures.

L'exercice est parfaitement reproductible en entreprise, avec un temps de debrief conduit par un animateur ou coach d'équipe. Il sera alors intéressant d'observer les échanges, les processus de décision, la participation et la prise en compte de tous, la créativité, la gestion de la différence, le leadership des uns et des autres ... Un observateur/rapporteur nommé dans chaque équipe pourra rendre compte de la dynamique d'équipe.
L'exercice de construction peut être reconduit après la phase de debrief, permettant alors de noter les apprentissages.

Alors, a vos spaghettis. Prêts. Partez !

Posté par selfway le avril 25, 2010 à 11:21 PM | Le défi du Chamallow : un Team Building pour tous dans Coaching, Dynamique humaine, Leadership | Commentaires (0) | TrackBack

Le champion, son mental, sa performance

Lundidusport_121009 Lundi 12 octobre se tenait au CNSOF la conférence “Le champion, son mental, sa performance", organisée par les Amis de l'INSEP et la Direction Régionale des Sports d'IDF. Comme l'a dit Maurice Houvion en introduction: "le mental est la clef de la performance, dans tous les domaines"

Les orateurs étaient :
- Daniel Costantini, l'entraineur de l'équipe de France de Hand-Ball qui gagna le premier puis le second Championnat du Monde, en 1995 et 2001, avant de laisser sa place au non moins talentueux Claude Onesta
- Frédérique Jossinet, championne de judo, 3 fois Championne d'Europe, 2 fois Vice-Championne du Monde et Médaille d'argent aux J.O. d'Athènes.
- Hubert Ripoll, Professeur d'université, Président honoraire de la Société Française de Psychologie du Sport et auteur du livre "Le mental des champions", chez Payot. Voir le blog consacré au livre, qui contient également l'intégralité des slides présentées lors de la conférence.

Les échanges étaient très riches et plutôt que d'en faire un compte-rendu, je préfère revenir sur quelques anecdotes :

- En 1995, Bruno Martini, gardien de Hand, n'arrive pas à jouer en équipe de France à la hauteur des espoirs placés en lui. Le stress limite sa performance. Il n'est alors que remplaçant. Pour le match décisif contre l'Espagne, Daniel Costantini le fait entrer dès le début du match. Ce signe d'une confiance sans faille de son entraineur le déverrouille. Il fait un match remarquable et ne connaitrait plus jamais les écueils et effet pervers du stress mais uniquement ses effets bénéfiques.
A retenir : La confiance déplace des montagnes. Celle d'un entraineur pour son champion ou d'un manager pour son collaborateur libère son potentiel. Ici, la confiance transforme le stress paralysant en stress transcendant.

- Pendant l'été 2000 ont lieu les J.O. de Sidney. La France est éliminée en 1/4 de finale. Quelques plus tard seulement, début 2001, doivent se dérouler les Championnats du Monde, en France. Daniel Costantini se dit que plus de la même méthode ne donnera rien de bon. Il décide de passer d'un mode Directif, où l'entraineur sait tout, organise tout, dirige, impose... ce qu'il a toujours fait, à un mode Participatif, où il doit donner la parole aux joueurs et surtout développer leur autonomie, pour qu'ils trouvent eux-mêmes les leviers de progression. Pour annoncer cette rupture de style, Costantini convoque ses joueurs le 25 décembre à 14h dans un petit hôtel de Vannes. Ils croient d'abord à la mauvaise blague, puis se rendent à la convocation, sous peine de se voir exclu de la sélection. Là, Costantini leur annonce que le coach qu'ils ont connu est mort, que les joueurs l'ont tué à Sidney et que désormais, il les laisser prendre l'initiative. Il prend sa chaise et s'installe au fond, derrière les joueurs. Décontenancés dans un premier temps, les joueurs réinventent leur organisation et leur rôle dans l'entrainement. Le 4 février, après deux prolongations, la France bat la Suède, 28 à 25.
A retenir : Ce n'est pas parce qu'un entraineur, ou un manager, a utilisé un style de manière exclusive et efficace qu'il ne peut pas en changer, même brutalement si nécessaire, lorsque les conditions l'exigent.

- En 2008, après ses J.O. de Pékin ratés, puisqu'elle est sortie au premier tour, Frédérique Jossinet se sent dans une impasse. Elle décide de faire un point sur sa motivation, sur sa méthode d'entrainement. Elle ressent le besoin de se recentrer sur l'envie de pratiquer son sport, sur la recherche de la qualité de son judo et prend alors appui sur une préparatrice mentale. Elle revient rapidement en force en 2009 et gagne plusieurs titres.
A retenir : Toute démarche de travail sur soi doit être initiée en tout premier par la personne concernée. Dans un second temps peuvent intervenir les spécialistes du soutien psychologique et de la préparation mentale.

- Des nombreuses interviews de champions qu'il a menées, Hubert Ripoll en a conclu plusieurs points, dont le fait que tous ces champions décrivent que leur performance exceptionnelle a été acquise en "état de grâce". Les descriptions varient d'un champion à l'autre, mais l'état est le même, c'est celui que Mihaly Csikszentmihalyi nomme le Flow. La constatation de Hubert Ripoll c'est que cet état de grâce peut apparaître pour la première fois à des âges très variés, mais une fois vécu, il peut être reprovoqué par le champion, dans certaine conditions de préparation, d'environnement, de forme.

A retenir : Que ce soit en sport ou dans toute activité professionnelle, la recherche du Flow, qui n'apparait qu'avec une combinaison d'un défi élevé et de capacités disponibles pour le relever, est un moyen d'atteindre un haut niveau de performance. C'est l'adéquation Personne/Mission qui est la clef du Flow. Si votre job ne vous plait pas, aucun espoir d'atteindre le Flow et le bien-être. Mieux vaut alors partir à sa recherche en changeant de Mission que de végéter et consumer votre potentiel.

Pour prolonger l'étude du Mental, des sportifs bien sûr, mais ce ne sont pas les seuls à en avoir un ... ou à en avoir besoin, je vous conseille également les livres de mon ami Nicolas Raimbault, DTN adjoint de la Fédération Française de Basket-Ball : “La préparation mentale en sports individuels“ et “La préparation mentale en sports collectifs“.
Deux livres- méthodes très complets et opérationnels, parsemés de nombreuses références, sportives ou culturelles, parcourant les techniques utiles et les démarches menant à la construction d'un solide mental. A conseiller à tout sportif, très tôt, pour comprendre rapidement les paramètres qui entrent en jeu dans le mental et la performance.

Enfin, dernière référence directement liée : “Champion dans la tête“, de François Ducasse et Makis Chamalidis. Excellent livre également, très agréable à lire, avec de nombreuses anecdotes sportives et une approche narrative intéressante.

Posté par selfway le octobre 13, 2009 à 11:41 PM | Le champion, son mental, sa performance dans Coaching, Développement personnel, Performances cérébrales, Sports | Commentaires (4) | TrackBack

Synthèse d'Une logique de la communication de Paul Watzlawick

L'objectif de la vision systémique de la communication est de décoder les échanges entre les parties d'un système sans chercher à comprendre ce qui se passe dans la boîte noire du cerveau. Cet angle d'approche prend tout son sens lors de l'étude de systèmes en interaction continue, présentant des relations durables, comme la famille ou le travail.

Une logique de la communication a été publié par l'équipe du Mental Research Institute de Palo Alto en Californie. Cette célèbre école, fondée par Gregory Bateson, bouleversa la psychologie par la richesse de ses recherches, fondant les thérapies brèves, l’approche systémique en particulier, et révolutionnant les thérapies familiales. Paul Watzlawick, philosophe et psychanalyste, en l’un des auteurs les plus prolifiques et les plus reconnus.

“L’homme a besoin de communiquer avec autrui pour parvenir à la conscience de lui-même”

Télécharger la synthèse d'Une logique de la communication de Paul Watzlawick

Voir aussi la synthèse du Développement de la personne de Carl Rogers

Posté par selfway le mars 1, 2009 à 12:58 AM | Synthèse d'Une logique de la communication de Paul Watzlawick dans Coaching, Communication, Développement personnel, Ecoute | Commentaires (0) | TrackBack

Les performances des commerciaux sont corrélées à leur intelligence émotionnelle

Il est fréquent d'argumenter sur l'importance de l'intelligence émotionnelle (voir note précédente Google ouvre son école de développement personnel) mais il est plus rare de disposer d'informations factuelles pour convaincre les plus sceptiques. Depuis quelques années, les données s'accumulent et sont disponibles sur le site de l'Emotional Intelligence Consortium.
La dernière en date est une étude réalisée chez Sanofi-Aventis Australie sur le lien entre performance commerciale et intelligence émotionnelle. Les performance des représentants ont été analysées avant et après un programme de développement de l'intelligence émotionnelle.
Les résultats montrent que l'intelligence émotionnelle des participants s'est accrue de 18%, pendant qu'elle baissait de 4% dans le groupe contrôle. Cette première information montre qu'il est possible de développer son IE assez rapidement. Ce n'est pas le cas de toutes les formes d'intelligence.
Le programme se composait de plusieurs séquences : 360° avec restitution individuelle, une journée de formation, puis 5 sessions de coaching de groupe, pendant 2 heures toutes les 2/3 semaines. A l'issue de ces séances, un nouveau 360° était pratiqué avec une nouvelle restitution des résultats. Enfin, une journée de debrief et de conclusion fermait le programme.

Les résultats commerciaux du groupe participant au programme de développement de l'IE ont progressé de 12%, ce qui met clairement en évidence le rôle prééminent de l'intelligence émotionnelle dans la relation commerciale. Les participants ont également noté une amélioration de leur satisfaction au travail.

Pourquoi ?
Pour la qualité de communication, d'écoute et d'empathie, l'attention à la personne et non simplement au produit ou service vendu, la prise en compte des réactions du client et l'adaptation consécutive de la relation.
Bref, l'intelligence de la relation aussi dénommée intelligence interpersonnelle par Howard Gardner.

[via Consortium Intelligence Emotionnelle]

Posté par selfway le février 1, 2009 à 11:09 PM | Les performances des commerciaux sont corrélées à leur intelligence émotionnelle dans Capital Humain, Coaching, Développement personnel, Intelligence émotionnelle, Leadership, Performance commerciale | Commentaires (0) | TrackBack

Synthèse du Développement de la Personne de Carl Rogers

Quelques rares auteurs ont permis des progrès quantiques dans la compréhension du développement de la personne. Carl Rogers l'est assurément.
Je vous propose une synthèse du livre le plus emblématique et le plus accessible de son approche centrée sur la personne : "Le Développement de la personne"
Voici l'introduction de la synthèse :

J’ai découvert certaines données philosophiques sur la vie et le but vers lesquels l’individu progresse lorsqu’il est libre” - Carl Rogers

Synthese_Carl Rogers En fonction d’un certain nombre de critères, il est possible de situer le développement d'une personne sur une échelle en 7 phases.
Ces critères sont les suivants :
Les sentiments : Comment sont-ils reconnus ou exprimés ? Sont-ils en phase avec les paroles exprimées ?
Les expériences présentes : Comment sont-elles vécues, ressenties, évoquées, acceptées ? Quel est leur degré de rigidité ?
Le dialogue intérieur : Existe-t-il ? Est-il riche, ouvert ?

Les problèmes personnels : Sont-ils identifiés ? Si oui, sont-ils perçus comme extérieurs ou intérieurs ?
Les relations interpersonnelles : Sont-elles acceptées, recherchées, appréciées, enrichissantes ?

7 phases sont identifiées pour des raisons de pédagogie, mais il s’agit de fait d’un continuum dans le changement de la personnalité, d’un état de stabilité, de rigidité, vers un état de fluidité, de mouvement. Ce processus d’évolution est rythmé par de nombreuses prises de conscience des limites du mode habituel de fonctionnement de la personne, autant de moments dynamiques à l’origine du changement.

Puisse cette synthèse vous transmettre ma passion pour ce livre et vous permettre de le découvrir à votre tour. N'hésitez pas à la diffuser si bon vous semble.

Télécharger la synthèse du Développement de la Personne de Carl Rogers (pdf) 

Posté par selfway le janvier 26, 2009 à 08:00 AM | Synthèse du Développement de la Personne de Carl Rogers dans Carl Rogers, Coaching, Coup de coeur, Développement personnel, Livres, Synthèse | Commentaires (1) | TrackBack