En 2012, misez sur vos atouts

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Pour passer le test mis au point par Martin Seligman, l'un des pères de la psychologie positive, rendez-vous sur le site VIA Me : http://www.viame.org et sélectionnez la langue de votre choix. Vous obtiendrez gratuitement votre rappport individuel listant vos principaux atouts, classés par ordre décroissant.

PS : J'ai créé ce petit "strip" ci-dessus avec story@board, un nouvel outil que j'ai le plaisir de co-créer avec Laurent Ryckelynck et Hélène Wintenberger et les dessins d'Olivier Martin. C'est une solution au service de l'accompagnement du changement. J'aurai l'occasion d'en reparler plus en détail très prochainement.

 

Posté par selfway le janvier 1, 2012 à 10:12 PM | En 2012, misez sur vos atouts dans Développement personnel, Martin Seligman | Commentaires (1) | TrackBack

Voeux sans peur

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Bibop : Je te trouve bien imprudent, mon cher Waldo

Waldo : Pourquoi dis-tu ça ?

Bibop : Il me suffit d'allonger le coup pour te croquer

Waldo : Tu sais, cher ami, la peur n'a jamais fait avancer le monde

Bibop : Belle envolée mon cher. Serais-tu porté et enivré par l'intense  parfum du jasmin ?

Waldo : Quel flair, rien n'échappe à Monseigneur, mais sans parler de ces lointaines contrées, regarde donc le pessimisme de nos compatriotes !

Bibop : Conséquence de la peur selon toi ?

Waldo : Assurément, la pire espèce. La peur du lendemain.

Bibop : Et toi, du haut de tes trois plumes ébouriffées, tu ne serais donc pas animé par l'instinct de peur ?

Waldo : Je l'ai longtemps été, jusqu'à ce que mes yeux se dessillent.

Bibop : Et par quel miracle ?

Waldo : Une prise de conscience très cher. Ne me demande pas comment elle m'est venue. J'ai soudainement appris à lire mes peurs et à les démasquer. Ce ne sont que d'habiles fantômes. 

Bibop : Comment peux-tu remettre en cause des millénaires d'évolution ? Serais-tu seulement là si tes ancêtres n'avaient pas ressenti la peur ?

Waldo : Oui, biologiquement parlant, la peur sert bien à assurer notre survie. Et peux-tu me dire aujourd'hui, dans ce petit nid douillet, à quels instants pouvons-nous réellement craindre pour notre vie ?

Bibop : J'admets que question gamelle, boisson et gîte, nous ne sommes pas en danger.

Waldo : Et côté prédateurs ?

Bibop : Ah, oui, prédateurs, prédateurs, intéressant ! J'en avais oublié jusqu'à l'existence de ce mot !

Waldo : Oui. Nous pourrions continuer à deviser ainsi des lustres. Nous n'aboutirions qu'à ce redoutable constat : 

La peur fut notre principale alliée pour explorer notre monde extérieur. Elle est devenue notre principal ennemi pour naviguer dans notre monde intérieur.

Il me reste donc quelques heures pour te souhaiter, charmant colocataire, ainsi qu'à nos fidèles lecteurs, une très belle année 2011... sans peur.

 

Posté par selfway le janvier 28, 2011 à 12:53 AM | Voeux sans peur dans Développement personnel | Commentaires (3) | TrackBack

Les chefs : les bons et les mauvais

Robert Sutton est un réputé Professeur de management de la prestigieuse université de Stanford. Cela ne l'empêche pas de cultiver le franc parler !
Après un précédent livre consacré au combat contre les Assholes, traduit en France par "Objectif Zéro Sale Con", il est de retour pour, cette fois-ci, pourfendre les mauvais patrons.
Le livre est très riche d'exemples, d'études et d'enseignements. C'est une lecture facile et agréable, mais avant d'en venir au coeur du sujet, je souhaiterais apporter quelques précisions sur la traduction française.

Premier point et fait exceptionnellement rare pour le saluer, la traduction française est sorti en même temps que la version originale. Bravo au sens de l'anticipation de Vuibert et de son Directeur de collection Geoff Staines.

Venons-en maintenant au concept.
Le titre original est "Good boss, bad boss : how to be the best... and learn from the worst"
Son adaptation française : "Petit chef ou vrai patron ? Comment les sales cons vont vous aider à devenir un bon chef."

Je ne suis pas convaincu des équivalences Good boss / Vrai patron et Bad boss / Petit chef.
Petit chef renvoie plus à un manque d'envergure, quelqu'un de faible dimension. Bien sûr, dire de quelqu'un qu'il joue au petit chef n'est guère flatteur, mais c'est insuffisant. Bob Sutton démontre qu'un Bad boss est réellement quelqu'un de nuisible. C'est une toute autre facette du bad boss.
Vous pourriez me dire, ce n'est pas grave, ce n'est qu'un titre. Oui, sauf que le concept est omniprésent tout au long du livre, ce qui signifie que si, comme moi, vous préférez traduire plus simplement par bon chef, mauvais chef ou bon patron, mauvais patron, vous devrez faire la gymnastique tout au long du livre, chaque fois que vous lirez petit chef, de le traduire en mauvais chef pour retrouver le sens originel de l'auteur.
Enfin, la disparition du sous-titre et de "learn from the worst" ferait presque oublier l'une des très belles citations du livre, d'Eleanor Roosevelt : "Tirez les leçons des erreurs des autres. Vous ne pouvez pas vivre suffisamment longtemps pour les commettre toutes vous-mêmes. "

Ces petits tracas étant évoqués, concentrons-nous sur l'essentiel, le contenu du livre, dédié à ce qui fait la qualité d'un chef.

"Peu m'importe que vous dirigiez l'équipe de vente la plus performante de votre entreprise, que vous entrainiez des champions du monde ou que le lycée que vous dirigez arrive en tête des établissements d'élite : si vous traitez vos collaborateurs comme des chiens, vous n'êtes pas, à mes yeux, un bon patron. "

72% des gens maltraités au travail le sont par leur chef ! 75% des salariés déclarent que leur supérieur direct est leur première source de stress et la démonstration est faite que travailler pour un bon patron réduit le risque de crise cardiaque.

Alors, pourquoi et comment de telles statistiques alarmantes peuvent-elles se produire ?
Simplement parce qu'une personne investie d'un pouvoir ressent moins de compassion et d'empathie face à une personne exprimant un événement douloureux. Une étude en a fait la démonstration, EEG à l'appui.
Tout se passe comme si les lobes orbito-frontaux étaient endommagés. Leur activité est amoindrie.
Souvenons-nous également des résultats de la Stanford Prison Experiment, conduite par Philip Zimbardo, qui montrait que de simples étudiants à qui l'on confie la mission temporaire de geôlier tombent très vite dans des comportements de harcèlement.

La pression à laquelle les managers et dirigeants sont soumis est également incriminée dans la dérive des comportements. Pour preuve, cette étude remarquable de John Darley & Daniel Batson.
On demande à des étudiants en théologie de faire un exposé sur le bon Samaritain, sur les vertus de l'aide à son prochain. Pour se rendre sur le lieu de la conférence, ils doivent emprunter une allée extérieure. Il fait un temps glacial. Un homme complice est placé sur le bord de l'allée, allongé, et simule un état de grande détresse.
On donne trois instructions différentes aux séminaristes. Certains n'ont pas à se presser particulièrement, d'autres doivent se dépêcher un peu, enfin, les derniers doivent courir.
63% des premiers s'arrêtent pour porter secours. 45% des deuxièmes. 10% seulement des derniers.
Les scores sont impitoyables et devraient faire réfléchir tout bon manager à la pression qu'il met, souvent indument, sur ses subordonnés.

Le tableau est noir. Il illustre certainement le fait que les processus de sélection des managers et patrons ne s'appuient pas sur les bons critères. Le culte du tout rationnel a brillamment montré ses limites.

Mais Bob Sutton n'est pas homme à nous abandonner avec d'aussi mauvaises nouvelles. Il développe en profondeur l'analyse des comportements des bons patrons :

1. Prendre les choses en main
Ne tergiversez pas. Dites oui, non ou je ne sais pas. Éviter le syndrome de la balance du principe de Peter (je vais réfléchir...)

2. Cultiver la sagesse
Sagesse, empathie, compassion et gratitude sont des qualités capitales des bons patrons. Elles évitent le syndrome de "bouche cousue" qui fait que personne n'ose dire au patron ce qui ne va pas, de peur de se faire fusiller. Au contraire, les bons patrons favorisent la confrontation constructive.

"Les chefs sages ont des opinions fortes mais souples qu'ils peuvent réviser lorsqu'ils sont confrontés à des faits contraires." - Paul Saffo

3. Chasser les égocentriques qui minent l'énergie des équipes
Les bons patrons ne de contentent pas de recruter des individus dotés de compétences exceptionnelles, ils choisissent ceux qui développeront leur force et leurs talents avec autrui. C'est ce que Sutton nomme des talents conjonctifs.
Le problème ce sont les stars égocentriques. Elles peuvent obtenir les meilleurs résultats individuels, il n'empêche qu'elles plombent les résultats collectifs. Or, comme la plupart des systèmes de récompense privilégie la performance individuelle... c'est tout le contraire qui se produit. Le système créé les conditions de sélection des profils égocentriques !
Bob Sutton leur préfère les énergiseurs, ceux qui influent de manière positive sur l'énergie du groupe.

4. Joindre le geste à la parole
Trop de chefs ne font que parler, écrire, présenter... sans passer à l'action. Comme l'a dit Walt Disney : "Pour lancer un projet, il faut arrêter de parler et commencer à agir"
Le légendaire Ray Kroc, lorsqu'il visitait les franchisés McDonald, commençait par faire le tour du parking pour ramasser les emballages et papiers gras, puis, seulement alors, rappelait au manager les règles QSC (qualité, service et propreté)

5. Protéger ses collaborateurs, tel un bouclier humain
Il doit leur épargner les réunions inutiles, le temps perdu. Il doit se battre pour leur accorder plus de moyens.
Un patron a aussi le devoir de lutter voire désobéir contre des ordres ou consignes qu'il juge inepte. Et Bob Sutton de citer Napoléon :
"Tout commandant en chef qui s'engage à exécuter un plan qu'il sait défectueux commet une faute ; il doit indiquer ses raisons, insister pour que le plan soit changé et, au bout du compte, donner sa démission plutôt que d'être l'instrument de la ruine de son armée. "

C'est un sujet de discussion que j'aborde systématiquement lors de mes formations au Leadership. Un manager n'est pas une courroie de transmission.

6. Prendre le sale boulot de front
Oser accomplir ce qui doit l'être permet non seulement de faire avancer les projets mais aussi de se faire respecter.
Il reste au bon patron à trouver la meilleure manière de le faire. Sutton cite de nombreux exemples de patrons qui ont du fermer des activités. Ils ont su alors faire preuve de compassion et d'empathie, et se démener pour aider les salariés licenciés à trouver un nouvel emploi.

7. Rester en état de vigilance face aux manifestations probablement inévitables de votre côté sale con, ou de votre côté obscur si vous préférez le langage Jedi.
Le bon patron sait s'entourer de personnes qui osent lui dire "la vérité", sur lui-même et sur les situations traversées.
"Se connaitre soi-même doit être la priorité pour tous les chefs." nous dit Sutton. Ce n'est pas moi, sur ce blog entièrement dédié à ce sujet, qui le contredirait !!!
David Dunning, de l'Université de Cornell, a montré que l'une des caractéristiques des responsables moins performants était l'absence de connaissance de soi.

Pour conclure cette revue d'un livre que je conseille vivement à toute personne en charge d'une quelconque responsabilité managériale, ou dans l'intention de l'être, je vous laisse avec deux questions "épreuves du feu".
Bob Sutton conseille à tout manager de se les poser :
- "Vos collaborateurs ont-ils envie de travailler avec vous, y compris s'ils avaient une alternative ?
- Etes-vous conscient du ressenti de ceux qui travaillent pour vous ?"

Posté par selfway le novembre 3, 2010 à 09:59 PM | Les chefs : les bons et les mauvais dans Développement personnel, Leadership, Management | Commentaires (2) | TrackBack

Introduction à la psychologie positive

Il y a quelques semaines paraissait "Introduction à la psychologie positive" chez InterEditions, sous la direction de Jacques Lecomte.

Psychologie positive_Lecomte Revenons quelques instants sur ce qu'est la psychologie positive, sur ses origines.
Ce mouvement, initié par de grands psychologues comme Maslow, Seligman et Csikszentmihalyi, tire son originalité et son intérêt du fait qu'il se focalise sur la psychologie des gens "bien portants", relativement tout du moins.
Sans renier tout ce que la psychologie a apporté à l'accompagnement des personnes souffrantes, "la psychologie positive est l'étude des conditions et processus qui contribuent à l'épanouissement ou au fonctionnement optimal des gens, des groupes et des institutions." Elle envisage aussi bien les dimensions personnelles, interpersonnelles que sociales.

Le livre ouvre vers les très nombreuses facettes de cette jeune discipline, qu'il s'agisse de l'exploration du bonheur, du sens de la vie, de l'éducation des enfants, de la socialisation, de la vieillesse, de la performance, du changement, de la justice, de l'écologie... L'étendue des applications de la psychologie positive, auquel le livre introduit avec clarté, m'a fasciné.

Son exploration vous apportera une vision globale de l'impact du bien-être et des émotions positives.
Citons par exemple la Nun study, une étude remarquable qui a étudié la corrélation entre l'état de bonheur de nonnes catholiques à 20 ans (inféré d'après leur lettres de motivation écrites en 1930) et leur longévité. A conditions de vie comparables, 20% des nonnes éprouvant peu d'émotions positives à 20 ans ont atteint l'âge de 95 ans, contre 50% de celles qui vivaient beaucoup d'émotions positives !
D'autres chercheurs ont montré l'effet positif sur l'immunité de l'état de bien-être et inversement les effets néfastes du stress chronique, tandis que d'autres encore prouvaient que les risques de décès suite à un infarctus du myocarde sont inférieurs pour les personnes qui peuvent compter sur un soutien psychologique réconfortant et empathique dans leur entourage.

Alors, pour augmenter ces émotions positives, un travail en profondeur est possible, en s'appuyant sur "les 6 critères garants de bien-être psychologique et de vieillissement réussi : l'acceptation de soi, la croissance personnelle, l'autonomie, les relations positives avec autrui, la maîtrise sur son environnement et le sens à la vie."
Pour y parvenir, le modèle du Flow sera un excellent guide : mettre en cohérence ses atouts personnels avec un contexte qui exige de soi d'en faire un usage soutenu.

Il est déjà profitable de développer des stratégies incitant volontairement les émotions positives, telles que :

- la Boite à bonheur
Placez dans une boite à chaussure par exemple des photos de personnes chères, de lieux que vous aimez, de souvenirs appréciés, ajoutez-y des objets qui évoquent des instant de bonheur (lettre d'amour, diplôme, parfum, citation, bonbon...). La boite peut être individuelle ou familiale. La consulter augmentera votre niveau de bien-être.

- le Journal de Gratitude, pour mieux discerner les événements quotidiens qui méritent notre reconnaissance.
“Repensez aux événements de la semaine et listez sur les lignes ci-dessous jusqu'à cinq choses qui se sont produites et pour lesquelles vous éprouvez de la gratitude“
Ce genre de pratique, en encourageant l'expression de la gratitude plus que le simple sentiment de gratitude, a des effets bénéfiques sur la santé et le bien-être.

Un chapitre remarquable également est celui consacré à l'Entertainment Education. Il relate des expériences menées depuis 1975 de feuilletons réalisés sur la base du concept d'auto-efficacité personnelle de Bandura. Ces programmes ont pour objectif de générer des changements de comportements dans la population, par exemple inciter l'alphabétisation ou encore promouvoir le planning familial. Les résultats sont extrêmement positifs. Initialement créés au Mexique, ils se sont répandus dans le monde entier. Par la modélisation de comportements joués par les acteurs et sans tomber dans la caricature moraliste, les feuilletons parviennent à faire changer les comportements de manière étonnante. D'ailleurs, dans cet esprit ne peut-on considérer qu'Avatar est de la même veine, en éduquant le public, dont les jeunes en particulier, sur les conséquences de notre abandon de la Grande Mère Eywa... ou Gaïa.

Attendons-nous donc à ce que la psychologie positive s'immisce davantage dans nos vies... pour notre plus grand bien !
Une jeune start up parisienne l'a bien compris : Pathmotion.
Son service original repose sur la psychologie positive : Pathmotion vous aide à identifier vos "talents" et vous oriente vers les jobs qui y correspondent.

A vous le Flow, alliant performance, bien-être, sentiment d'utilité...

Pour approfondir la psychologie positive, je vous conseille le site de Jacques Lecomte : http://www.psychologie-positive.net

Posté par selfway le décembre 20, 2009 à 09:55 PM | Introduction à la psychologie positive dans Développement personnel, Emotions, Estime de soi, Martin Seligman, Santé | Commentaires (1) | TrackBack

Le MEDEF s'intéresserait-il au Développement personnel des collaborateurs ?

Le MEDEF vient de publier un rapport intitulé "Le Développement personnel des collaborateurs, levier de performance de l'entreprise", consultable et téléchargeable sur le site du MEDEF.

C'est très bien que le MEDEF s'intéresse à ce sujet me dis-je avant de plonger avec attention dans la lecture du rapport... et là, progressivement, s'installe un doute. Ce que je lis ne répond pas à ce que le titre m'avait laissé entendre. Dès l'introduction, le rapport se focalise sur les frontières de plus en plus poreuses entre vie professionnelle et vie privée, en posant la question :

"Pourquoi l'entreprise s'intéresserait-elle à la vie extra-professionnelle de ses salariés ?"

Le glissement de sens est consommé. Ma lecture avance et mon soupçon se confirme. Ce rapport ne traite pas de Développement personnel, mais d'Equilibre vie professionnelle - vie personnelle.

Même si ces deux notions peuvent s'entrecouper et s'influencer, évidemment, il ne s'agit pas du même sujet.
Et alors me direz-vous ? Qu'est ce que ça change ?

Un max...!

Ce n'est pas parce qu'il est personnel que le Développement personnel est privé. Le raccourci est inexact.
Non, le Développement personnel s'intéresse simplement à la personne dans son intégralité en considérant qu'avant d'être un professionnel, chacun d'entre nous est une personne qui évolue, stagne ou involue, et ceci en grande partie sous l'influence de ce qui se joue au sein de notre environnement professionnel où nous passons presque la moitié de notre temps réveillé (éveillé ne me semble guère adapté...).
Qu'on l'appelle Développement de la personne (
Carl Rogers), processus d'auto-réalisation ou d'actualisation de son potentiel (Abraham Maslow), chemin d'individuation (Carl Jung), éveil de la conscience (Jean Gebser), développement intégral (Ken Wilber)... dans tous les cas, il s'agit d'un processus de maturation psychologique qui se déploie à mesure que la personne intègre dans son champ de conscience des données précédemment inconscientes. Pour cela, le Moi rationnel doit s'ouvrir à d'autres dimensions : émotionnelles, sensitives, intuitives, qui sont rarement valorisées dans le monde de l'entreprise !

Le Développement personnel, au sens strict, pourrait pourtant intéresser le MEDEF à plus d'un titre.

Tout d'abord, parce qu'il illustre étonnamment bien les différentes typologies de personnes que l'on trouve dans l'entreprise, comme partout ailleurs. Quand on lit la description d'une personne pleinement fonctionnelle, selon les termes de Carl Rogers, on y trouve des qualités que les entreprises recherchent ardemment : ouverture accrue à l'expérience, vie existentielle plus riche, confiance en soi, créativité, meilleure acceptation de l'autre, capacité à changer, meilleure gestion de la complexité, éthique et auto-détermination...
Favoriser le Développement personnel des collaborateurs serait donc un atout crucial, permettant de rendre ces derniers plus attractifs et productifs pour l'entreprise. Selon moi, la meilleure manière de procéder serait déjà de nommer à des fonctions de Direction des personnes incarnant ces qualités. Leur influence positive sur l'ensemble des collaborateurs serait le premier pas dans la bonne direction.

Le Développement personnel peut également s'explorer en tant que processus, en particulier sous l'angle des conditions qui le favorisent. L'équilibre vie professionnelle-vie privée n'est pas un facteur de développement personnel, c'est un facteur de respect, de paix, d'équilibre, mais à lui seul il ne provoque pas le développement.
Ce qui favorisera le développement ce sont les conditions humaines dans lesquelles les collaborateurs évolueront au sein de leur travail. Rogers en a identifié plusieurs : authenticité des rapports humains, empathie, acceptation de l'autre.
Comment l'entreprise peut-elle s'inspirer de ces règles pour stimuler le développement de ses collaborateurs ?
Les managers sont-ils sélectionnés sur ces critères ?

En focalisant sur la vie privée, extra-professionnelle, le MEDEF fait l'impasse sur le cadre même du travail, son contenu, son encadrement, son climat, son intérêt, la prise en compte de la motivation du collaborateur, de ses envies,
son écoute, sans parler de la connaissance de soi, de l'expression de son potentiel... notions absentes du rapport.

On le voit clairement dans cette phrase :

"Enfin, le “hors travail“ peut aussi générer une estime de soi, une fierté et des expériences qui favorisent la performance dans le travail. En ce qu’elles offrent à l’individu la possibilité de sortir de son univers, de son quotidien dans le travail, ces expériences peuvent permettre de développer la créativité, le sens de la critique, mais aussi les capacités d’organisation des collaborateurs."

Le MEDEF souhaite vous laisser du temps libre pour que vous puissiez vous développer "hors travail" et revenir plus performant, plus contributif.

Ce rapport est révélateur de la zone aveugle des entreprises : la remise en cause du management, du leadership, des relations dans l'entreprise, du respect de la personne, voire de la bienveillance... Le Développement personnel des collaborateurs dépend de la qualité des rapports humains dans l'entreprise et donc du processus de sélection des managers, des personnalités qui réussissent, des comportements attendus dans l'entreprise...

Les signes de détresse qui entourent le monde du travail, suicides évidemment, multiples documentaires sur le mal-être au travail, ne se règleront pas simplement en aménageant les horaires des collaborateurs et en prenant en charge leur pressing. C'est passer totalement à côté du sujet de l'humiliation, du harcèlement, du manque de respect, de considération ou d'éthique. On ne se suicide pas à cause d'horaires de travail inadaptés...

Enfin, je termine cette note par un dernier point complémentaire. A l'heure où les entreprises revendiquent leur rôle sociétal, on pourrait penser que ce rapport tombe à pic. Il n'en est rien !
Le MEDEF ne s'intéresse à votre Développement personnel que parce qu'il est supposé avoir un impact positif sur la performance de l'entreprise. C'est donc un simple acte de gestion corrective.
Qu'en serait-il si ce n'était pas le cas ?

Posté par selfway le novembre 2, 2009 à 11:41 PM | Le MEDEF s'intéresserait-il au Développement personnel des collaborateurs ? dans Carl Rogers, Développement personnel | Commentaires (2) | TrackBack

Le champion, son mental, sa performance

Lundidusport_121009 Lundi 12 octobre se tenait au CNSOF la conférence “Le champion, son mental, sa performance", organisée par les Amis de l'INSEP et la Direction Régionale des Sports d'IDF. Comme l'a dit Maurice Houvion en introduction: "le mental est la clef de la performance, dans tous les domaines"

Les orateurs étaient :
- Daniel Costantini, l'entraineur de l'équipe de France de Hand-Ball qui gagna le premier puis le second Championnat du Monde, en 1995 et 2001, avant de laisser sa place au non moins talentueux Claude Onesta
- Frédérique Jossinet, championne de judo, 3 fois Championne d'Europe, 2 fois Vice-Championne du Monde et Médaille d'argent aux J.O. d'Athènes.
- Hubert Ripoll, Professeur d'université, Président honoraire de la Société Française de Psychologie du Sport et auteur du livre "Le mental des champions", chez Payot. Voir le blog consacré au livre, qui contient également l'intégralité des slides présentées lors de la conférence.

Les échanges étaient très riches et plutôt que d'en faire un compte-rendu, je préfère revenir sur quelques anecdotes :

- En 1995, Bruno Martini, gardien de Hand, n'arrive pas à jouer en équipe de France à la hauteur des espoirs placés en lui. Le stress limite sa performance. Il n'est alors que remplaçant. Pour le match décisif contre l'Espagne, Daniel Costantini le fait entrer dès le début du match. Ce signe d'une confiance sans faille de son entraineur le déverrouille. Il fait un match remarquable et ne connaitrait plus jamais les écueils et effet pervers du stress mais uniquement ses effets bénéfiques.
A retenir : La confiance déplace des montagnes. Celle d'un entraineur pour son champion ou d'un manager pour son collaborateur libère son potentiel. Ici, la confiance transforme le stress paralysant en stress transcendant.

- Pendant l'été 2000 ont lieu les J.O. de Sidney. La France est éliminée en 1/4 de finale. Quelques plus tard seulement, début 2001, doivent se dérouler les Championnats du Monde, en France. Daniel Costantini se dit que plus de la même méthode ne donnera rien de bon. Il décide de passer d'un mode Directif, où l'entraineur sait tout, organise tout, dirige, impose... ce qu'il a toujours fait, à un mode Participatif, où il doit donner la parole aux joueurs et surtout développer leur autonomie, pour qu'ils trouvent eux-mêmes les leviers de progression. Pour annoncer cette rupture de style, Costantini convoque ses joueurs le 25 décembre à 14h dans un petit hôtel de Vannes. Ils croient d'abord à la mauvaise blague, puis se rendent à la convocation, sous peine de se voir exclu de la sélection. Là, Costantini leur annonce que le coach qu'ils ont connu est mort, que les joueurs l'ont tué à Sidney et que désormais, il les laisser prendre l'initiative. Il prend sa chaise et s'installe au fond, derrière les joueurs. Décontenancés dans un premier temps, les joueurs réinventent leur organisation et leur rôle dans l'entrainement. Le 4 février, après deux prolongations, la France bat la Suède, 28 à 25.
A retenir : Ce n'est pas parce qu'un entraineur, ou un manager, a utilisé un style de manière exclusive et efficace qu'il ne peut pas en changer, même brutalement si nécessaire, lorsque les conditions l'exigent.

- En 2008, après ses J.O. de Pékin ratés, puisqu'elle est sortie au premier tour, Frédérique Jossinet se sent dans une impasse. Elle décide de faire un point sur sa motivation, sur sa méthode d'entrainement. Elle ressent le besoin de se recentrer sur l'envie de pratiquer son sport, sur la recherche de la qualité de son judo et prend alors appui sur une préparatrice mentale. Elle revient rapidement en force en 2009 et gagne plusieurs titres.
A retenir : Toute démarche de travail sur soi doit être initiée en tout premier par la personne concernée. Dans un second temps peuvent intervenir les spécialistes du soutien psychologique et de la préparation mentale.

- Des nombreuses interviews de champions qu'il a menées, Hubert Ripoll en a conclu plusieurs points, dont le fait que tous ces champions décrivent que leur performance exceptionnelle a été acquise en "état de grâce". Les descriptions varient d'un champion à l'autre, mais l'état est le même, c'est celui que Mihaly Csikszentmihalyi nomme le Flow. La constatation de Hubert Ripoll c'est que cet état de grâce peut apparaître pour la première fois à des âges très variés, mais une fois vécu, il peut être reprovoqué par le champion, dans certaine conditions de préparation, d'environnement, de forme.

A retenir : Que ce soit en sport ou dans toute activité professionnelle, la recherche du Flow, qui n'apparait qu'avec une combinaison d'un défi élevé et de capacités disponibles pour le relever, est un moyen d'atteindre un haut niveau de performance. C'est l'adéquation Personne/Mission qui est la clef du Flow. Si votre job ne vous plait pas, aucun espoir d'atteindre le Flow et le bien-être. Mieux vaut alors partir à sa recherche en changeant de Mission que de végéter et consumer votre potentiel.

Pour prolonger l'étude du Mental, des sportifs bien sûr, mais ce ne sont pas les seuls à en avoir un ... ou à en avoir besoin, je vous conseille également les livres de mon ami Nicolas Raimbault, DTN adjoint de la Fédération Française de Basket-Ball : “La préparation mentale en sports individuels“ et “La préparation mentale en sports collectifs“.
Deux livres- méthodes très complets et opérationnels, parsemés de nombreuses références, sportives ou culturelles, parcourant les techniques utiles et les démarches menant à la construction d'un solide mental. A conseiller à tout sportif, très tôt, pour comprendre rapidement les paramètres qui entrent en jeu dans le mental et la performance.

Enfin, dernière référence directement liée : “Champion dans la tête“, de François Ducasse et Makis Chamalidis. Excellent livre également, très agréable à lire, avec de nombreuses anecdotes sportives et une approche narrative intéressante.

Posté par selfway le octobre 13, 2009 à 11:41 PM | Le champion, son mental, sa performance dans Coaching, Développement personnel, Performances cérébrales, Sports | Commentaires (4) | TrackBack

Publication du Livre Rouge de Carl Jung !

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C'est aujourd'hui que parait le Livre Rouge de Carl Jung, après un quart de siècle au fond d'un coffre bancaire suisse, à l'abri de tout regard, fût-il même junguien confirmé, chercheur, historien...

Le Livre Rouge, conçu entre les années 1914 et 1930, est une plongée dans le plus intime de Carl Jung, le récit artistique et inspiré de sa confrontation avec son inconscient. C'est en effet dans ce livre qu'il enregistrait ses visions, ses rêves éveillés, dans leur format mythologique et symbolique, tels qu'ils se présentaient à lui. Du peu que j'en ai vu, difficile de ne pas penser à William Blake. 

Red_Book_Preview_Carl_Jung Jung considère que tout son travail, tous ses apports sont dérivés de ce contenu... C'est dire l'importance de cette Bible.

Alors pourquoi n'est-il pas sorti plus tôt ?
Certainement par volonté de ne pas ternir l'image scientifique que Jung avait si vaillamment réussi à construire au fil de ses publications. Jung acceptait de jouer avec les règles de la rationalité pour que ses idées pénètrent le monde de la psychologie, mais son processus d'individuation l'a mené bien au-delà des frontières bien étriquées de la science. C'est toute la richesse de ce chemin initiatique que révèle enfin le Livre Rouge.
S'il est aujourd'hui publié c'est grâce à l'acharnement et à la force de conviction de deux junguiens passionnés : Sonu Shamdasani et Stephen Martin, qui ont créé la fondation Philemon pour mener à bien la publication des oeuvres complètes de Jung. Concernant précisément le Livre Rouge, c'est en montrant aux héritiers de Jung des copies de certaines pages du livre que personne n'était censé avoir vu... qu'ils parvinrent à convaincre la famille de donner au livre une édition et une diffusion fidèles, qui lui fasse honneur. 


Si vous souhaitez en savoir plus sur l'aventure de cette extraordinaire publication, lisez l'article "The Holy Grail of the Unconscious" du New York Times.

Le livre qui sort en édition prestigieuse, dans le même grand format que l'original, est disponible sur Amazon France, au prix de... 131€ !!!... avec livraison sous 1 à 3 semaines.
Si vous êtes moins pressé, achetez-le sur Amazon US à un tarif plus compétitif : 105$... ce qui le ramène à environ 80€ avec la livraison ! Ne comptez cependant pas être livré avant Noel...si vous le commandez dès maintenant !

Posté par selfway le octobre 7, 2009 à 01:35 AM | Publication du Livre Rouge de Carl Jung ! dans Carl Jung, Développement personnel | Commentaires (1) | TrackBack

Handi-Partage : Progressons par le partage d'expérience

Cela fait 3 ans qu'avec Togeth'art nous travaillons sur la sensibilisation des personnes valides à l'accueil de personnes handicapées dans l'entreprise. Dès l'origine, il nous a semblé essentiel d'amener les participants à replonger dans leur propre expérience de la relation au handicap. Rien de sert de parler du sujet, ce qui importe c'est que chacun découvre où il se situe, pour pouvoir ensuite envisager de progresser. C'est ainsi, en interrogeant les participants de nos programmes de sensibilisation que nous avons commencé à récolter des dizaines, puis des centaines et enfin des milliers de témoignages d'expériences réelles de relation avec une personne handicapée. Nous avons toujours été saisi par la richesse de ces témoignages et de l'intérêt de les partager.

Aujourd'hui, sous l'impulsion de Laurent Ryckelynck et avec le soutien bienveillant et enthousiaste de Anne Voileau, fondatrice et directrice de la revue Etre Handicap Information et de la radio Vivre FM, nait Handi-Partage, la première plateforme de partage d'expérience sur la relation entre personnes valides et personnes handicapées.
Son ambition ?
Faciliter les relations entre personnes handicapées et personnes valides, par le partage d'expériences.
Pour en savoir plus, vous pouvez suivre le guide (didacticiel de 4mn) :

Posté par selfway le septembre 20, 2009 à 11:24 PM | Handi-Partage : Progressons par le partage d'expérience dans Développement personnel | Commentaires (0) | TrackBack

Apprendre à dire "j'ai eu tort"

"Apprendre à dire non" est depuis longtemps un grand classique des programmes de formation. C'est une des conditions clefs pour réussir à mieux gérer son temps, afin de retrouver le contrôle de la charge de travail entrante. C'est aussi un exercice d'assertivité incontournable pour les managers, qui doivent réussir à cadrer ou recadrer lorsque nécessaire.

On aurait pu imaginer que la suite serait logiquement "Apprendre à dire oui", mais il n'en est rien. Le oui attendra quelques années.
Pour l'heure, il est grand temps d'apprendre à dire "j'ai eu tort".
Avouez que ces mots sont rares dans la bouche des managers et des leaders et pourtant aucun processus de transformation n'est possible tant que l'on reste dans le déni.

Prenons l'actualité récente, avec le duel Bayrou/Cohn-Bendit. François Bayrou vient aujourd'hui de reconnaître son erreur. Facile, les résultats de vote ont été suffisamment explicites. Il a donc admis avoir manqué de maîtrise personnelle, se comparant au passage à Zidane... promis, nous parlerons de la modestie, une autre fois. Donc, une simple erreur sur la forme.
En revanche, M. Bayrou n'a en rien admis sa faute sur le fond, enfonçant le clou de ses principes qu'il ne cessera de défendre car c'est une question d'éthique personnelle...
Rien, non plus, sur la responsabilité qu'il porte vis-à-vis de l'ensemble des représentants du Modem dont certains ont pourtant eu les ailes européennes coupées par l'envolée fielleuse de Bayrou.
Je ne vous parle même pas de démission. Ce vocable n'a pas franchi les frontières de notre pays, bien que courant en Europe.
Il en est de même pour les sirènes du PS, dont le chant a cessé de charmer les électeurs. Ont-elles un seul instant envisagé de céder leur place ?

Mais revenons-en à nos moutons. L'incapacité à dire "j'ai eu tord" est également diagnostiquée comme une carence lourde des patrons américains. C'est en tout cas le constat de Rosabeth Moss Kanter qui enseigne le leadership à la prestigieuse Harvard Business School.
Elle cite sur son blog des exemples de ceux qui n'y arrivent pas assez : Alan Greenspan, Bill Clinton, le CEO de Samsung...
Et des exemples de ceux qui y sont arrivés : Kim Kilts, ex-patron de Gilette, Maurice Levy, patron de Publicis, lorsqu'il avait échoué dans son alliance avec True North aux USA.

Pourtant, sans lucidité sur ses erreurs, aucune possibilité de les corriger, de modifier ses plans, de restaurer la confiance et d'inspirer un nouvel élan.

Posté par selfway le juin 10, 2009 à 12:48 PM | Apprendre à dire "j'ai eu tort" dans Développement personnel, Leadership | Commentaires (1) | TrackBack

La marque personnelle

Hier, nous avions un nom.
Aujourd'hui, nous avons une marque personnelle.
Prions pour que demain nous ne soyons pas des déchets industriels... !

Tout est consommation, marketing, vente, y compris de soi-même. L'employabilité n'est jamais que la valeur marchande d'une personne sur le marché du travail, le marché de la consommation des ressources humaines.
Cette évolution rapide est le fruit de l'essor successif de l'internet, de Google, des blogs et autres outils de publication, des réseaux sociaux (twitter étant le dernier phénomène).
Tout est là, accessible : qui vous êtes, votre parcours professionnel, vos amis, vos goûts, vos photos... Que vous le veuillez ou non, Internet livre votre image et vous sort de l'anonymat. Internet est devenu le media people !
Option 1 : vous laissez faire, par flemme, par négligence, par choix ou par ignorance
Option 2 : vous modelez cette image. C'est la raison d'être du marketing personnel.

Personnellement, je suis plutôt du premier clan, une sorte de naïf qui croit que si mes écrits et interventions sont authentiques et reflètent fidèlement qui je suis, alors l'image qui s'en dégagera exprimera ma personnalité.
Ce que je redoute le plus dans la deuxième option, c'est l'instrumentalisation, la manipulation de l'ego. Attention, sables mouvants.
Néanmoins, ces pièges peuvent être évités.
S'interroger sur la place que l'on veut occuper dans la société, sur l'expertise que l'on souhaite développer sur le long terme, sont des interrogations existentielles qui ne sont pas nées du marketing personnel mais qui peuvent en découler.
Affirmer son identité, son particularisme, reconnaître ses spécificités est un excellent exercice de connaissance de soi et d'assertivité. Il y a du bon dans la démarche, si elle est entreprise dans une bonne intention.
C'est ce que propose Gilles Noblet dans son nouveau livre "Développer sa marque personnelle". sur la base d'un modèle en cinq étapes :
- Savoir : découvrir sa signature de marque
- Savoir Faire : incarner sa signature de marque
- Savoir Dire : animer sa signature de marque
- Savoir Être : honorer sa signature de marque
- Savoir Devenir : pérenniser sa signature de marque

L'approche est très claire, sincère et aborde ce sujet difficile sous un angle humaniste et vertueux. Une lecture conseillée. pour qui souhaite basculer de l'approche recherche d'emploi à celle de l'offre de services.

Posté par selfway le juin 5, 2009 à 11:38 PM | La marque personnelle dans Développement personnel, Réseaux sociaux | Commentaires (1) | TrackBack

La soupe du rapport Miviludes 2008

Depuis plusieurs années, je m'intéresse au rapport d'activité annuel publié par Miviludes, organisme officiel de lutte contre les mouvements sectaires. Les années passent et se ressemblent, à tel point que je suis de plus en plus consterné par l'inconsistance de ce rapport.
Aucune cohérence, aucune pédagogie, aucune clarté, aucune compréhension... Je suis effaré qu'un sujet aussi sérieux soit traité avec autant de désinvolture par les plus hautes sphères de l'état.
Je conseillerais vivement aux responsables de Miviludes de se plonger dans les actions et les rapports de la Halde. Ce sera plus simple, copiez-collez, vous gagnerez en efficacité. Dans le rapport de la Halde, les chiffres sont présentés clairement, classés par type de discrimination, avec des exemples concrets. La distinction est faite entre les dossiers soumis et les cas avérés de discrimination. Ensuite seulement sont envisagés les moyens de lutte, les actions de sensibilisation, pragmatiques, réelles, entreprises au cours de l'année.

Alors pour prendre conscience des énormités que l'on trouve dans ce rapport, j'en ai extrait quelques morceaux choisis :

Au sujet de la formation
La formation professionnelle doit concrètement servir à l’emploi et au poste de travail et/ou au développement des connaissances. C’est pourquoi les actions de développement personnel n’entrent généralement pas dans le champ de la formation professionnelle continue.

Au sujet du Satanisme
L’expression artistique de la culture satanique reste essentiellement musicale à travers la musique Black Metal qui connaît un succès grandissant auprès des jeunes. Certains d’entre eux, généralement fragilisés ou intellec- tuellement peu armés, adhèrent totalement à ce style musical et à l’idéologie qu’il véhicule.

Au sujet de la situation en Finlande (juste pour l'exemple, sinon rien de spécial dans ce pays !)
L’Église de scientologie a échoué en 1998 à se faire enregistrer comme « communauté religieuse » mais existe légalement comme simple « association ». Elle revendique un millier d’adhérents. L’essor des « nouveaux mouvements religieux » se situe très majoritairement dans la sphère protestante. Les organismes tels Sahaja Yoga, Hare Krishna, bouddhisme tibétain ou japonais, Bahaï, etc. , sont ultraminoritaires ; mais les « nouvelles spiritualités » sont moins marginales : anthroposophie, New Age, sociétés théosophiques, les disciples de Steiner qui gèrent un important réseau d’écoles, de crèches et d’institutions pour handicapés et disposent à Helsinki d’un centre de formation en pédagogie et en agriculture biodynamique. On constate aussi un certain intérêt pour le néopaganisme, souvent tourné vers la redécouverte des anciennes croyances finnoises, et le satanisme, qualifi é d’épiphénomène, réunissant une centaine d’individus tout au plus, la plupart mineurs.

Ces quelques exemples suffisent à illustrer le fait que ce rapport Miviludes se contente de semer le doute sur des univers aussi disparates que la formation professionnelle, la musique gothique, les religions, l'ésotérisme... effleurant, égratignant sans discernement.

Le seul élément pédagogique et intéressant que j'ai trouvé est la reprise de la définition des pratiques psychothérapeutiques sectaires proposée par Delphine Guérard, psychologue clinicienne, publiée dans Le Journal des psychologues des mois de décembre 2008 et janvier 2009 :
– "Position de toute puissance et de tout pouvoir du thérapeute : dans une démarche inquisitrice grâce à la suggestion et à sa force de persuasion, le thérapeute recherche la vérité pour guérir. Il adopte une position interventionniste de justicier et propose des solutions.
Injonction de rupture avec la famille comme dévoiement de la notion d’autonomie.
Embrigadement théorique : « la théorie » n’est pas à considérer comme un ensemble d’hypothèses à interroger, mais sacralisée, elle explique tout et marche à tous les coups.
Atteinte à l’intégrité psychique des patients : dans l’urgence, avec insistance, sans précaution ni délicatesse, les interventions font intrusion dans la psyché.
Instauration d’une relation d’emprise : dans une sorte de fusion, sans dégagement possible, le thérapeute entraîne l’autre dans un processus destructeur de singularité. Le patient est transformé en objet se retrouve dans une dépendance aliénante".

Ces points sont très clairs. Ils devraient être intégrés dans une charte éthique de tout psychothérapeute ou praticien de la relation d'aide et être mieux diffusées au grand public.

Posté par selfway le mai 21, 2009 à 11:12 PM | La soupe du rapport Miviludes 2008 dans Développement personnel, Santé | Commentaires (4) | TrackBack

Apprendre la méditation avec Matthieu Ricard

Matthieu_Ricard 

Aujourd'hui se tenait à la Mutualité, à Paris, une journée de séminaire sur l'Art de la Méditation avec Matthieu Ricard, organisée par la fondation Karuna-Shechen, association humanitaire qu'il soutient depuis une dizaine d'années.

Alors pourquoi et comment méditer ?

Premier temps, se rappeler la motivation à la source de l'exercice. Soulager la souffrance, la sienne bien-sûr, ce qui n'est pas le moindre des bénéfices, mais aussi celle des autres. La méditation est une technique d'entraînement de l'esprit, un outil qui vise à libérer la conscience prise dans le cercle vicieux de l'attachement, de la distorsion, du manque de discernement. Il suffit de regarder en soi ou autour de soi pour voir les dégâts causés par un déficit de conscience, par la colère, la haine, le vengeance, la jalousie, la peur, qui n'en sont que les conséquences.
Pratiquer la méditation demande le courage de sortir des automatismes, des distractions, pour entraîner sa conscience à mieux fonctionner.

Deuxième temps, travailler la clarté et la stabilité de l'esprit. En se concentrant sur sa respiration, la sensation thoracique ou abdominale, avec sa régularité de métronome, il est possible de focaliser son attention. Les pensées peuvent alors surgir dans le champ de conscience, provoquant l'agitation. Il suffit alors de les observer, de les laisser surgir puis disparaître, sans lutter, comme on regarderait un papillon apparaître, se poser sur une fleur puis s'envoler au loin. Se faisant, l'esprit progresse vers la pleine conscience. La même préparation peut être obtenue en se concentrant sur un objet, une pierre, une flamme, sur une image, une sculpture. En particulier, les bouddhistes aiment se concentrer sur une image de Bouddha, extérieure ou intérieure, et méditer sur son infinie compassion. Le même travail peut aussi s'accomplir lors d'une marche conscience.
Pour ce qui est de la posture, à chacun de trouver la sienne, ni trop lâche sous peine de céder à la torpeur, ni trop tendue, sous peine d'être trop agité. C'est comme accorder une corde de guitare.

Troisième temps, l'esprit étant disponible, il est maintenant possible de méditer sur 4 domaines incommensurables : l'altruisme inconditionnel, la compassion, la réjouissance et l'impartialité ou équanimité.
Pendant la méditation, diriger son altruisme, amour inconditionnel vers les êtres chers, pour élargir progressivement ce flot généreux vers l'ensemble des êtres et souhaiter la fin de leurs souffrances.
Pour la compassion, l'exercice est semblable, mais adressée cette fois-ci à des personnes en souffrance. De la même manière, en étendant la portée de votre compassion. La compassion va au-delà de l'empathie. Résoner avec les émotions des autres est la première phase, qui permet de partager la souffrance, mais ce n'est pas tout. Un exercice méditatif simple consiste à inspirer la souffrance des autres, comme si l'on aspirait leurs troubles, puis à expirer le bonheur, toute la compassion, un flot d'énergie bienveillante et généreuse pour aider à la transformation des autres.
La réjouissance consiste à célébrer le bonheur et la réussite des autres, le développement de leurs qualités, l'éveil de leurs potentialités. Cet exercice devient l'antidote de l'envie et de la jalousie.
L'impartialité est l'engagement de développer ces trois formes, altruisme, compassion et réjouissance, envers tous les êtres, sans distinction, qu'ils soient amis ou perçus comme ennemis. Matthieu Ricard rappelle qu'il ne s'agit en rien ici d'excuser des atrocités ou de les banaliser, mais simplement de souhaiter à ces personnes de connaître la libération des souffrances, causes de tant de violence et de destruction.

Quatrième temps, travailler la vision pénétrante. Percevoir l'impermanence en toute chose, en toute situation pour mieux vivre dans le flux de l'instant présent. Prendre conscience des projections, dérivées des attentes de l'ego, identifier les distorsions qui en résultent et les dissoudre dans la lumière, comme l'obscurité cesse au premier rayon de soleil. Comme l'a dit le poète Rilke : "Ne vous laissez pas abuser par la surface; dans les profondeurs tout devient loi."

Ce bref aperçu de la pratique méditative bouddhiste peut surprendre l'occidental. Ces thèmes ne sont plus abordés dans nos sociétés, sauf pour en rire, en moquant la naïveté qui s'en dégage. A tel point que Matthieu Ricard soulignait qu'après vérification, il s'avère que dans les études de médecine américaines, le mot compassion n'est pas prononcé une fois...! Inutile d'espérer un meilleur résultat dans la médecine française.
Pourtant, cette pratique de clarification de l'esprit, de maîtrise de soi et d'action juste envers la communauté rejoint une tradition occidentale qui me semble faire un certain retour : le stoïcisme.

Les plus récalcitrants se rassureront peut-être en apprenant que la pratique de la méditation est associée à de nombreux bénéfices pour la santé, dans les domaines cardio-vasculaires, en tant que traitement complémentaire des cancers ou d'autres pathologies chroniques lourdes et bien plus encore. Les études les plus récentes montrent des bénéfices à court terme, en quelques semaines de pratiques.

Enfin, le déficit de pratique et d'entraînement de nos états de conscience explique certainement pourquoi nous avons tant de mal à admettre la survenue d'états modifiés de conscience, comme nous le rappelle l'INREES qui aide à accueillir l'extraordinaire dans nos vies et qui était partenaire de la journée. Vous retrouverez d'ailleurs un article de Matthieu Ricard "Ne sous-estimez pas les pouvoirs de l'esprit" dans le numéro actuel de 2E, le nouveau magazine de l'INREES.

Posté par selfway le mai 17, 2009 à 11:14 PM | Apprendre la méditation avec Matthieu Ricard dans Développement personnel, Méditation | Commentaires (0) | TrackBack

Que celui qui n'a jamais préjugé...

Susan BoyleLa vidéo qui fait le plus de buzz sur internet en ce moment (visionnées plus de 50 millions de fois !!! à ce jour) est cet extrait d'une émission anglaise Britains got Talent, style Nouvelle Star. 
Regardez, observez, écoutez la prestation de Susan Boyle visible uniquement sur Youtube (7mn)

Je trouve que c'est une leçon d'école sur la formation des préjugés !

Posté par selfway le avril 18, 2009 à 11:26 PM | Que celui qui n'a jamais préjugé... dans Développement personnel | Commentaires (1) | TrackBack

Après le règne de la To-Do List, voici enfin la To-Stop List

C'est tellement évident qu'il suffisait d'y penser.

C'est sur le blog Illuminated Mind de Jonathan Mead que j'ai lu cette idée. C'est également l'un des chevaux de bataille de Leo Babauta sur son site Zen Habits ou dans son livre "The Power of Less". Son motto : Do less. Get more. C'est dans l'air du temps.

Comment pouvons-nous imaginer d'ajouter indéfiniment de nouvelles tâches dans ces fameuses To Do Listes. Aurions-nous une capacité de production personnelle illimitée ?
Vous allez me répondre que, fort heureusement, une fois qu'une tâche est accomplie, elle laisse de la place pour une suivante. Oui... évidemment, mais regardez autour de vous. Ne trouvez-vous pas que tout le monde est constamment débordé ? Les dossiers et projets ne prennent-ils pas en permanence du retard parce qu'il a fallu gérer d'autres priorités ?

Alors la To Stop List, c'est tentant !
Getting Things Stopped...

Premier usage : libérer du temps dans son agenda. Nous venons de le voir.
Pensez un instant que chacune de vos expériences façonne, sculpte votre cerveau, votre coeur et votre personnalité. Qui voulez-vous être ? Devenir ?
Revisitez alors l'organisation de vos journées, vous aurez peut-être soudainement l'envie de vous sculpter différemment. Attention, ce genre de gesticulation mentale nuit gravement à la TV...

Deuxième usage : changer de comportement. Ce n'est pas le moindre des défis actuels...
Que ce soit pour adopter des écogestes, cesser de perdre son temps en réunion, oser dire non face à l'avalanche de sollicitations, améliorer sa communication, revoir sa façon de critiquer les autres, ne plus raisonner exclusivement court-terme... que sais-je encore.

Toute démarche de progrès comportemental passe par l'abandon de vieilles habitudes usées et rapiécées et leur substitution par de nouveaux réflexes plus adaptés.
Le processus de transformation résulte de la combinaison d'une destruction et d'une création. C'est ce que décrit très bien le modèle des archétypes de Pearson-Marr, dérivé des travaux de Jung, dans lequel la transformation est symbolisée par le Magicien. Il ne s'incarne que lorsque deux autres archétypes ont été préalablement activés : le Destructeur, appelé aussi Rebelle, qui permettra de rejeter les modèles actuels et le Créateur, porteur du renouveau. Sans cette synergie, pas de Global Shift.

Finalement, cette combinaison reflète plus fidèlement les cycles naturels. Nous prenons conscience que la Croissance n'est pas infinie, elle appelle la Récession, la Consommation entraîne la Déconsommation...

Un dernier petit truc que je conseille pour réussir à arrêter un comportement gênant : se créer une sorte d'Alerte interne personnelle. Vous pouvez visualiser une lampe rouge clignotante ou une sirène d'ambulance ou tout autre signal personnel. Quand vous entrez dans ce comportement que vous souhaitez abandonner, au moment où vous franchissez le seuil, si vous êtes attentif votre alerte personnelle retentira intérieurement et vous pourrez immédiatement vous interrompre, quitte à laisser votre phrase en plan... et dire "non, rien... j'allais dire une bêtise" ou encore "oh, non, qu'est-ce que je fais, ça va pas du tout". A vous de trouver votre propre pirouette. C'est important l'agilité mentale.

Posté par selfway le avril 16, 2009 à 11:22 PM | Après le règne de la To-Do List, voici enfin la To-Stop List dans Développement personnel | Commentaires (2) | TrackBack

La recherche du bonheur par François Lelord

C'est le sous-titre du livre "Le Voyage d'Hector" de François Lelord. On m'en avait parlé à plusieurs reprises et je ne sais pour quelle raison, je faisais de la résistance... jusqu'à ce week end, lorsque je le vis à une caisse de la FNAC.

Depuis, je l'ai lu avec plaisir. Le ton naïf, enfantin, que prend Hector pour accomplir son voyage initiatique est très plaisant. Il part en Chine, en Afrique et aussi dans un pays au bord de la mer où il fait toujours chaud et où on adore le silicone... Ca c'est ma tentative personnelle d'une description "à la Hector".

Cet Hector a du Petit Prince et de Zadig. Il voyage dans le monde à la recherche d'explications sur le bonheur et note, au fil de ses expériences, ses leçons de bonheur.

Alors, pourquoi cette naïveté est-elle si plaisante ?
Est-ce parce qu'elle ne donne aucun complexe, parce qu'elle incarne l'innocence que nous avons bien souvent perdue ?
Réponse d'Hector. Leçon n°5. "Le bonheur, parfois, c'est de ne pas comprendre."

Chemin faisant, gagnant en sagesse et en science du bonheur, Hector extrait la quintessence de ses leçons et définit les 5 familles de bonheur :
Deux bonheurs excités
- faire la fête, l'amour, prendre du plaisir
- travailler à quelque chose que l'on aime, vers un but désiré
Deux bonheurs calmes
- se sentir heureux, en se comparant aux autres ou à soi-même avant... ou sans se comparer du tout
- aborder la vie avec sérénité, avoir un angle de vue positif
Un dernier bonheur : le bonheur des autres
- se sentir utile aux autres, donner de l'amitié, de l'amour, faire attention aux autres, à leurs joies et à leurs malheurs aussi

Et Hector s'en retourne à ses occupations après son périple. Ah, je ne vous ai pas dit... Hector est psychiatre.

Posté par selfway le avril 8, 2009 à 07:47 AM | La recherche du bonheur par François Lelord dans Bonheur, Développement personnel, Estime de soi, Livres | Commentaires (0) | TrackBack

Le courage d'être soi selon Jacques Salomé

IMG_0078 J'assistais jeudi dernier à la conférence de Jacques Salomé, organisée par l'INREES dans le magnifique amphithéâtre de l'Institut Océanographique. J'ai pris quelques notes qui me permettront de rapporter en vrac des points abordés lors de cette conférence sur "le courage d'être soi", un thème cher à l'auteur.

Pour Jacques Salomé, qui regrette que ces enseignements ne soient pas dispensés à l'école, pour réussir à être soi il faut apprendre à:
- s'aimer
- se respecter, savoir dire non, se définir soi-même et ne pas laisser les autres vous définir
Par exemple, si une personne vous adresse des paroles désagréables ou humiliantes, vous pouvez les lui retourner, réellement ou symboliquement en réécrivant ces mots sur un papier que vous renvoyez à la personne.
- se responsabiliser
- rester fidèle à soi-même

Une bonne manière d'y parvenir est de satisfaire nos 7 besoins :
- de se dire, avec les mots à soi
- d'être entendu, dans le même registre que ce que vous dites. Que vous parliez idées, ressentis, sentiments, croyances, émotions ou "faire", vous attendez de votre interlocuteur qu'il entende et vous réponde sur la même longueur d'onde.
- d'être reconnu, tel que je suis
- d'être valorisé, pour ce que je suis, plus encore que ce je fais
- d'intimité
- d'influencer et de créer
- de rêver

A la question, c'est quoi le bonheur pour vous ?
Pour Jacques Salomé, le bonheur est éphémère. Il est le fruit d'un double accord : l'accord interne, la congruence, lorsque ce que l'on fait, ressent, dit, pense sont en cohérence, et l'accord externe, avec les proches, avec son environnement. Lorsque les deux sont réunis alors le bonheur se manifeste.

Posté par selfway le avril 6, 2009 à 12:01 AM | Le courage d'être soi selon Jacques Salomé dans Développement personnel | Commentaires (1) | TrackBack

L'approche centrée sur la personne par Carl Rogers

En naviguant sur YouTube, j'ai eu l'excellente surprise de découvrir cette vidéo de Carl Rogers, l'un de mes maîtres que je n'avais eu le plaisir de le rencontrer qu'à travers ses livres. Dans ce film, il expose les principes de base de son approche non-directive, centrée sur la personne.


En 7 minutes, Carl Rogers explique comment créer un climat, des conditions qui permettent le développement de la personne.

En quelques mots, les qualités essentielles sont :
- Congruence, transparence, authenticité
Réussir à être conscient de son ressenti intérieur, cela permet de garder une cohérence entre ce que l'on dit et ce que l'on ressent. Être intègre dans la relation, permettre à la personne de voir à travers soi, ne rien cacher.
- Acceptation inconditionnelle, assistance sincère, amour non-possessif
Ne pas juger, critiquer ou évaluer, ni en bien, ni en mal
- Empathie, Comprendre le monde intérieur de l'autre, voir avec ses yeux, ressentir comme elle, saisir ses réactions profondes
Attention, cela ne veut pas dire imaginer ce qu'elle pense. Les émotions d'une personne sont lisibles sur son visage, les pensées ne le sont pas. L'empathie est cette qualité qui permet de lire le comportement non verbal, posture, visage, ton...

L'ensemble de ces postures provoque le changement, permet à la personne de mieux ressentir et exprimer ses émotions, de les identifier, améliore l'écoute de la personne au regard de ses propres expériences, restaure sa souplesse et sa flexibilité.

Bien que cette vidéo soit consacrée à la démarche thérapeutique, on sait que ces mêmes indications clefs de l'approche centrée sur la personne s'appliquent à tout type de relation humaine, management, facilitation de groupes, coaching, parentalité, amitié, amour...

Posté par selfway le avril 2, 2009 à 12:43 AM | L'approche centrée sur la personne par Carl Rogers dans Carl Rogers, Développement personnel, Ecoute, Intelligence émotionnelle | Commentaires (2) | TrackBack

Conférence de Jacques Salomé le 2 avril

Dans le paysage aux frontières incertaines du monde du développement personnel français, une star émerge : Jacques Salomé. Il en est l'auteur le plus prolifique, le plus traduit, le plus médiatisé.
Usant d'un langage simple et imagé, il rend la psychologie accessible à tous. Son domaine de prédilection : la relation interpersonnelle.
Il trouve les mots justes pour aider chacun dans sa quête d'amour et de bonheur. C'est un sage.

Jacques Salomé s'adresse à "tous ceux qui ne souhaitent plus vivre sur la planète TAIRE !" pour reprendre les mots de son site internet.

Si vous souhaitez vous rendre à la conférence organisée par l'INREES, achetez votre entrée en ligne (j'espère qu'il en reste...) sinon, allez-y très tôt. Stéphane Allix m'expliquait que pour la soirée de Thierry Janssen il avait été sincèrement embarrassé de refuser l'entrée à plus de 100 personnes..

Si vous y allez faites-moi signe ;-) C'est à 19h30 à l'Institut Océanographique, Paris, près du Panthéon.

Posté par selfway le mars 27, 2009 à 08:53 AM | Conférence de Jacques Salomé le 2 avril dans Actualité, Développement personnel | Commentaires (0) | TrackBack

Aux frontières de l'humanité

Née sans fibulaAimee Mullins a été amputée des deux jambes, sous le genou, alors qu'elle était enfant.

En 1996 à Atlanta, elle devenait championne paralympique d'athlétisme. en battant les records du monde de 100m, 200m et de saut en longueur. Elle est maintenant artiste, créatrice et designer... de prothèses de jambes qu'elle conçoit comme d'autres créent des lunettes, tendances, sexy ou confortables.

Découvrez-la dans cette superbe conférence !
Ce n'est pas du remue-méninges mais du remue-tripes !

Aimee Mullins est résolument provocatrice et visionnaire. Elle bouscule et interroge nos capacités d'acceptation de la différence, du possible et de l'impossible, du handicap, de la beauté, du désirable. Aimee Mullins joue avec nos résistances et se joue de nos frontières mentales et émotionnelles.
S'il est vrai qu'il vaut mieux faire envie que pitié, Aimee Mullins en est l'incarnation et l'icône.

Certes, la chirurgie esthétique a déjà ouvert le chemin de cette interrogation.
Qu'elle permette à la fois de réparer les préjudices physiques et d'exprimer les folies de l'égo narcissique n'a pas fini de nous provoquer.
Réparer un visage brûlé, oui.
Courir après l'éternelle jeunesse, non.
Mais la frontière est-elle toujours si bien délimitée ?

Sur un autre plan, la transplantation d'organes. Vivre avec le rein d'un cadavre ou d'un donneur vivant n'est pas sans poser de profondes questions existentielles voire métaphysiques.

De même, les manipulations génétiques.

Nous n'avons aucune espèce de gêne quand il s'agit de la création de nouvelles races de chiens ou de chat, la sélection d'animaux de production (veau, vache, cochon...) ou de végétaux.
C'est étonnant de revenir sur nos frontières. La société accepte les manipulations génétiques externes, hybrider deux races par un mode de reproduction "naturel", y compris l'insémination artificielle. C'est toute l'histoire de la sélection appliquée à l'agriculture. La tomate-cerise ne choque personne.
En revanche les manipulations génétiques "internes" par intervention directe sur le matériau génétique suscitent les plus grandes craintes.

Très récemment l'oeil artificiel était sur le devant de la scène. Pour l'instant, il comble un déficit. Demain, il surpassera l'oeil humain.
Homo bionicus est en marche.

Notre pourcentage d'humanité, le résidu génétique confiée par la Terre-Mère, est inexorablement amené à décroître.
A quelle vitesse ? Avec quelles conséquences ? Fascinant !

Posté par selfway le mars 14, 2009 à 12:46 PM | Aux frontières de l'humanité dans Développement personnel, Estime de soi | Commentaires (2) | TrackBack

L'authenticité, clef du bonheur

L'authenticité est un des paramètres prédictifs du bonheur. C'est la conclusion d'une étude menée par une équipe de chercheurs en psychologie positive. L'article complet "The Authentic Personality" est disponible sur le site de Alex Wood.

Les mesures effectuées sur l'Echelle d'Authenticité développée par les auteurs montre une corrélation entre l'authenticité et, d'une part, l'estime de soi et, d'autre part, le bien-être et le bonheur.

Pour chacune des douze phrases composant l'échelle, une note est attribuée, de 1 (ne me décrit pas du tout) à 7 (me décrit très bien)

  1. Je pense qu'il est préférable d'être soi-même plutôt que d'être populaire
  2. Je ne sais pas bien ce que je ressens à l'intérieur
  3. Je suis fortement influencé par les opinions des autres
  4. Je fais habituellement ce que l'on me dit de faire
  5. Je ressens toujours le besoin de faire ce que les autres attendent de moi
  6. Les autres m'influencent grandement
  7. Je me sens comme si je ne me connaissais pas très bien
  8. Je m'en tiens toujours à ce en quoi je crois
  9. Je suis sincère avec moi dans la plupart des situations
  10. Je me sens déconnecté de mon moi réel
  11. Je vis en accord avec mes valeurs et mes croyances
  12. Je me sens étranger à moi-même

Ce modèle d'évaluation de l'authenticité repose sur trois piliers :
- la conscience de soi, de ses états internes, émotionnel, sensoriel et cognitifs (questions 2, 7, 10, 12), la capacité à ressentir sa colère avant qu'elle n'explose, à identifier les signes de fatigue avant le burn out, à recevoir ses intuitions
- la congruence, c'est-à-dire l'adéquation entre les ressentis et les comportements (questions 1, 8, 9, 11) dont on connaît toute l'importance en communication interpersonnelle
- l'acceptation des influences extérieures, l'introjection des attentes et des désirs des autres (questions 3, 4, 5, 6)

Ce dernier facteur met en exergue le fait que l'authenticité est en danger permanent.
Comment être soi-même si l'on accepte sans contrôle les sollicitations de l'entourage ?
Il illustre l'importance du fameux "savoir dire non" et de l'assertivité, sans qui les frontières de l'Être sont du gruyère.

Posté par selfway le mars 5, 2009 à 12:28 AM | L'authenticité, clef du bonheur dans Bonheur, Développement personnel, Intelligence émotionnelle, Leadership, Test | Commentaires (0) | TrackBack

Robert Pirsig

"La plupart des gens demeurent toute leur vie au pied des montagnes de l'esprit, sans chercher à les gravir. Ils se contentent d'écouter le récit de ceux qui les ont vaincues."

Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes

Posté par selfway le mars 4, 2009 à 08:00 AM | Robert Pirsig dans Beaux Mots, Développement personnel | Commentaires (2) | TrackBack

Les nouveaux médias bénéfiques pour les jeunes

Digital Youth Project

Pour faire suite à mon article La polémique "Facebook augmente les risques de cancer !, j'ai trouvé via le Washington Post qui y consacre un article, une étude publiée en novembre 2008 qui s'est intéressée à l'impact des nouveaux médias sur les jeunes : "Vivre et apprendre avec les nouveaux médias".

Pendant plus de 3 ans une équipe de chercheurs de l'Université de Californie a interrogé plus de 800 jeunes (enfants de moins de 13 ans, adolescents, jeunes adultes de moins de 25 ans) et observé plus de 5.000 heures de pratiques des nouveaux médias (site de partage de vidéo, réseaux sociaux, podcasts, jeux vidéos, portable...) pour répondre à deux questions :

  • Comment les nouveaux médias sont-ils intégrés dans la vie quotidienne des jeunes ?
  • Comment ces pratiques changent-elles leur rapport à l'apprentissage, à la culture et aux autorités de la connaissance (école, adultes...) ?

Les principaux enseignements de cette étude :

  • les jeunes utilisent les nouveaux médias pour rester en contact permanent avec leurs amis de la "vraie" vie, qu'ils soient de leur école, de leur club de sport ou de leur communauté.
  • ils les utilisent également pour approfondir leurs connaissances dans leurs centres d'intérêts, en recherchant des informations auxquelles ils n'accèdent pas à l'école. Ils rejoignent ou forment une communauté qui partage la même passion. Dans cette pratique, ils peuvent se faire connaitre, diffuser leurs créations, mieux affirmer qui ils sont.

Dans un cas comme dans l'autre, ces navigations leur apportent une maîtrise des technologies et des nouveaux médias. Par essais-erreurs, ils acquièrent de nouvelles compétences (création/diffusion d'une vidéo, d'une page Facebook, d'un blog...). Par les feedbacks qu'ils reçoivent de leur communauté, ils apprennent également à devenir autodidactes. Certains acquièrent même une réputation au sein de communautés mixant adolescents et adultes.

"Il y a un mythe à propos du temps que passent les jeunes en ligne, que ce serait dangereux et que cela les rendrait fainéants", dit Mizuko Ito. "Nous avons trouvé que passer du temps en ligne est essentiel pour les jeunes afin de gagner les compétences sociales et techniques nécessaires pour devenir des citoyens compétents du nouvel âge numérique."

Les nouveaux médias permettent une autonomie et une liberté pour les jeunes qui explorent selon leurs propres centres d'intérêt et leurs motivations personnelles.

En conséquence, les auteurs recommandent aux parents d'encourager l'utilisation de ces nouveaux médias par leurs enfants afin qu'ils acquièrent des compétences qui seront incontournables pour leur vie d'adulte et pour leur socialisation dans leurs communautés de jeunes. Cela ne signifie pas que les adultes n'ont pas leurs rôles à jouer, en tant qu'exemple ou pour définir des règles d'utilisation.

En conclusion, les auteurs s'interrogent.
Le rôle de l'école ne devrait-il pas évoluer vers l'objectif de former des jeunes actifs dans la société plutôt que de tenter de développer les compétences requises par leurs futurs employeurs ?

La synthèse de l'étude du Digital Youth Project est disponible en ligne. Le rapport complet également.

Posté par selfway le mars 2, 2009 à 08:00 AM | Les nouveaux médias bénéfiques pour les jeunes dans Actualité, Développement personnel, Education, Enfants, Réseaux sociaux | Commentaires (0) | TrackBack

Synthèse d'Une logique de la communication de Paul Watzlawick

L'objectif de la vision systémique de la communication est de décoder les échanges entre les parties d'un système sans chercher à comprendre ce qui se passe dans la boîte noire du cerveau. Cet angle d'approche prend tout son sens lors de l'étude de systèmes en interaction continue, présentant des relations durables, comme la famille ou le travail.

Une logique de la communication a été publié par l'équipe du Mental Research Institute de Palo Alto en Californie. Cette célèbre école, fondée par Gregory Bateson, bouleversa la psychologie par la richesse de ses recherches, fondant les thérapies brèves, l’approche systémique en particulier, et révolutionnant les thérapies familiales. Paul Watzlawick, philosophe et psychanalyste, en l’un des auteurs les plus prolifiques et les plus reconnus.

“L’homme a besoin de communiquer avec autrui pour parvenir à la conscience de lui-même”

Télécharger la synthèse d'Une logique de la communication de Paul Watzlawick

Voir aussi la synthèse du Développement de la personne de Carl Rogers

Posté par selfway le mars 1, 2009 à 12:58 AM | Synthèse d'Une logique de la communication de Paul Watzlawick dans Coaching, Communication, Développement personnel, Ecoute | Commentaires (0) | TrackBack

Prendre les enfants aux sérieux

Enfants_Sérieux

J'aime la simplicité et j'admire la vérité de cette simple phrase que je découvre à travers la démarche Taking Child Seriously
Combien de fois les adultes, les parents, s'octroient-ils le droit de connaître la vérité, reléguant les enfants au rang d'ignorants ?

Prenons quelques exemples malheureusement courants :
- Un enseignant entend un groupe d'enfants qui bavarde dans son dos. Il se retourne et fusille dans l'instant le bouc émissaire idéal... du regard tout d'abord, puis verbalement, par la sanction qui tombe. Ce dernier se défe• nd. "Mais Monsieur, je demandais juste à mon voisin de m'expliquer ce que vous venez de dire.
Tu n'as pas à demander quoi que ce soit à ton voisin. Si tu as quelque chose à demander, tu me le demandes."

L'enfant qui demande de l'aide est curieux. Il est conscient de ses limites et sollicite une démarche d'entraide, de coopération pour progresser... mais son professeur sait mieux que lui ce qui est bon pour son développement. Lui demander à lui-même, c'est-à-dire ne rien demander du tout !

- Un enfant joue depuis 3 heures à son jeu vidéo préféré. Son père lui demande d'arrêter, lui expliquant que c'est dangereux pour sa santé.
"Mais Papa, je ne vois pas où est le danger, je suis tranquillement assis sur ma chaise, dans ma chambre...
C'est connu, tu risques de devenir un no life, sans relations sociales, enfermé, dégoûté de la vie. C'est hors de question, arrête ça tout de suite !"

L'enfant qui joue développe ses capacités cérébrales, expérimente des situations inconnues qu'il doit résoudre rapidement, il enrichit sa créativité. Inconsciemment, il sait qu'il développe son potentiel... mais son père sait mieux que lui ce qui est bon pour lui... en l'agressant, ce qui est l'une des meilleures manières de l'éloigner de la vie sociale !

- Un gamin s'amuse à escalader un petit muret, haut de 1 mètre. Tel un acrobate, il marche sur sa longueur, de plusieurs mètres. Dès le début, sa mère lui dit, "arrête, tu vas tomber !".
"Mais, non maman, répond-il. Je sais ce que je fais.
Descend de là, je ne veux pas que tu te casses une jambe.
Mais maman, je ne vais rien me casser.
Ne discute pas, tu descends immédiatement.
"
L'enfant ne supporte plus la tension et descend. L'enfant qui teste ses limites apprend la vie et découvre l'étendue de ses capacités. Il prend confiance en lui-même... mais sa mère connaît mieux que lui les dangers de la vie et l'aide... à perdre confiance en ses capacités !

Je crois que la crise de l'adolescence n'existe que parce que l'enfant devenu presque adulte fait prendre conscience à son entourage qu'il faut le prendre au sérieux.
Que se passerait-il s'il l'avait été depuis son plus jeune âge ?

Posté par selfway le février 26, 2009 à 12:34 AM | Prendre les enfants aux sérieux dans Développement personnel, Education, Enfants, Point de vue | Commentaires (1) | TrackBack

La vie en crescendo

Into the wild_2

Je n'ai pas encore atteint les 76 ans de Stephen Covey, le père des célèbres 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu'ils entreprennent (puis 8)... et grand-père de 50 petits-enfants !
Pourtant, j'ai lu sur son blog sa conception du vieillissement et trouvé une expression remarquable : la vie en crescendo.

Cette très belle formulation résume aussi parfaitement ce que je ressens.

Si vous êtes inscrit dans une démarche de développement personnel, il y a toute raison de penser que vous progressez au fil des jours. En conséquence, chaque jour qui passe vous rend plus capable de faire une différence dans le monde, d'apporter un service de qualité, de contribuer positivement, d'aider vos proches, de soutenir vos enfants... “I will always be better than before“ chante magnifiquement Eddie Vedder dans Into the Wild :

I'll take this soul that's inside me now
Like a brand new friend
I'll forever know

I've got this light
And the will to show

I will always be better than before

Long nights

Quelques dangers toutefois à cette ascension perpétuelle.

  • L'insatisfaction. Ne jamais se sentir assez bien au temps présent. Ce serait la négation même du bénéfice recherché. Le bonheur et l'épanouissement n'arrivent à éclosion que lorsque idéal et image de soi ne font plus qu'un. Non pas par auto-satisfaction mais par gain de confiance en ses potentialités, par juste appréciation de la vie qui s'écoule au présent et non au futur.
  • La procrastination. Si les lendemains sont meilleurs, alors j'aurai plus de chances de réussir un autre jour. Je peux donc attendre. Le piège se referme.
  • L'inflation. Si j'escalade et que les autres restent en bas, alors je suis donc supérieur ? C'est oublier que chacun n'escalade jamais que l'échelle au pied de laquelle il s'est lui-même assoupi.

Je ne sais pas comment vous vivez le vieillissement. Je crois que la jeunesse n'a rien à voir avec l'âge. Jean d'Ormesson ne sera-t-il pas éternellement jeune ?
Dans "L' Incroyable histoire de Benjamin Button", quand Benjamin est-il jeune, quand est-il vieux ?
La jeunesse est un état d'esprit, la posture de celui qui croit que tout est encore possible, qui sait qu'il a encore tout à apprendre.
Être jeune, c'est possible à tout âge et cela se manifeste par de la curiosité, l'ouverture aux nouvelles idées, l'optimisme et la foi en l'avenir, la confiance accordée aux autres et parfois son corollaire, la naïveté.

Tant que nous laissons l'innocent en nous s'exprimer, nous restons jeunes. C'est peut-être ce qu'il nous reste de mieux à faire par les temps qui courent.

Posté par selfway le février 24, 2009 à 12:09 AM | La vie en crescendo dans Bonheur, Développement personnel | Commentaires (1) | TrackBack

Ce qui fait rire les anges, Deepak Chopra

Deepak-Chopra_Rire_les_anges C'est le grand retour de Deepak Chopra dans la collection InterEditions. "Ce qui fait rire les anges" est un conte initiatique qui raconte l'aventure de Mike, un célèbre comique qui découvre soudainement les limites de son existence matérialiste. C'est Francisco, un personnage mystérieux, qui va soumettre Mike à un ensemble d'épreuves, qui sont autant de jalons sur le chemin de son initiation.

"Quand la souffrance à rester le même devient plus forte que celle à être différent, on change"

"Lorsqu'on ne vit pas dans la peur, on voit la vérité"

"La grâce touche ceux qui arrêtent de lutter"

Simple, teinté d'humour et de sagesse, ce conte est une promenade sur la voie de l'éveil.

Posté par selfway le février 16, 2009 à 10:58 PM | Ce qui fait rire les anges, Deepak Chopra dans Actualité, Coup de coeur, Deepak Chopra, Développement personnel | Commentaires (0) | TrackBack

Cet obscur objet de haine et de désir

J'ai découvert par la newsletter du Monde Diplomatique la sortie de ce film remarquable à en juger par les extraits vidéo présentés : J'ai très mal au travail, cet obscur objet de haine et de désir, de Jean-Michel Carré.

DVD_J_ai_tres_Mal_au_travail Le sujet de la déshumanisation de l'entreprise est redoutablement sérieux et grave pour saluer cette initiative. Cette ex-salariée de Moulinex qui témoigne, voir le site de la boutique du Monde Diplomatique, est d'une lucidité incroyable et d'une profondeur bouleversante. Toute personne qui exerce une responsabilité de vie ou de mort professionnelle sur ses collaborateurs, autrement dit manager ou dirigeant, a le devoir déontologique de regarder cet extrait. D'ailleurs, je l'intègre sur le champ  à mon programme de Leadership que j'anime à HEC.

L'entreprise est effectivement devenue inhumaine mais ce n'est ni la faute de la crise, ni la faute de Wall Street, c'est la faute d'une société qui façonne des comportements individualistes dès l'école où toute l'éducation encourage et valorise le succès individuel sans jamais organiser la découverte de comportements d'entraide et de solidarité. La société a une jambe droite guerrière hypertrophiée et une jambe gauche altruiste atrophiée. Elle boite. Avez-vous déjà entendu dire "C'est un gentil manager ?". Si c'est le cas, n'était-ce pas pour signaler sa faiblesse plus que pour saluer un comportement souhaitable ?

C'est aussi la faute des hommes qui assument des responsabilités de management sans avoir la maturité requise. Les processus de sélection des managers n'évaluent en rien l'état de santé mentale ou le degré de développement personnel des candidats. Or, une personne qui n'a pas fait la paix avec son ego sera une bombe à retardement au déclenchement imprévisible et incontrôlable. C'est ce que dénonce l'excellent Bob Sutton, Professeur de Management à la Stanford Business School, dans son livre "The no-asshole rule", traduit en français par "Objectif Zéro-Sale-Con".

Alors que devenir un Manager confère un pouvoir considérable et signifie une responsabilité immense, cette évolution est totalement banalisée. Vous devenez Directeur Financier parce que vous étiez suffisamment bon dans votre job de niveau n-1 et non pas parce que vous aviez les qualités personnelles et l'humanité requises pour mener une équipe. Que les entreprises ne s'étonnent alors pas de voir s'exprimer la manifestation de l'Effet Lucifer.

Pourtant les modèles conceptuels et les outils existent.
La mesure de l'intelligence émotionnelle en est un exemple simple. Peut-on être un bon manager sans atteindre des scores satisfaisants sur les compétences interpersonnelles, l'empathie, la connaissance et la maîtrise de soi. Les résultats des études sont catégoriques, la réponse est non.
Les échelles verticales de développement de la personne, celle de Carl Rogers, le PMAI de Pearson-Marr, la Spirale Dynamique, les niveaux de conscience de Gebser sont autant de représentations convergentes de l'évolution de la personne vers la maturité. Il n'y a de réel leadership possible qu'aux stades les plus élevés des ces échelles, signifiant l'atteinte d'un niveau de conscience intégral, ou aperspectif comme le dit Gebser. Une position capable d'embrasser la diversité de l'humanité et de son écosystème, à des années-lumière des rivages et des ravages de l'ego.


Dans les entreprises, avec le 360°, il est aujourd'hui facile de détecter rapidement des comportements déviants et d'encourager des comportements bienveillants... à condition que ses résultats aient un poids suffisant dans le processus d'évaluation des managers. Un manager ayant de mauvaises appréciations systématiques en 360° devrait être réorienté vers des fonctions d'expertise, non de management.

Le 360° devrait également être utilisé dans l'enseignement. Que se passerait-il si les enseignants étaient aussi évalués par leurs élèves au lieu du simulacre organisé par l'inspection académique ?

Aujourd'hui, le 360° reste réservé aux élites de quelques entreprises, c'est une aberration. Si j'étais fraîchement diplômé, je ne mettrais pas les pieds dans une entreprise qui n'a pas mis en place cet outil d'auto-régulation des comportements.

 
Ma vision très personnelle, que vous ne partagerez peut-être pas, est que dans les prochaines années, les jeunes vont considérablement modifier leur orientation. Par eux-mêmes et sous l'influence de leurs parents. Ils seront de moins en moins nombreux à vouloir rejoindre les rangs des entreprises installées. Ils créeront les leurs pour y instaurer des valeurs humanistes, ils s'orienteront vers l'artisanat, la création artistique, l'associatif et l'humanitaire, qu'il soit lointain ou de proximité. Les grandes entreprises réagiront alors sous contrainte pour endiguer la pénurie de talents et s'aligneront.

Dans son dernier numéro, Courrier International ne titrait-il pas "Fini l'arrogance et la brutalité. Bonjour la gentillesse, la bienveillance, la générosité, la solidarité" en consacrant un dossier aux initiatives qui fleurissent pour rétablir un monde plus humain : The Kindness Offensive ou World Kindness par exemple.

Une nouvelle société attend son heure, plus équilibrée, plus harmonieuse, plus épanouie. Je m'en réjouis par anticipation.

Posté par selfway le février 13, 2009 à 12:35 AM | Cet obscur objet de haine et de désir dans Actualité, Capital Humain, Développement personnel, Effet Lucifer, Management | Commentaires (0) | TrackBack

Testez votre santé mentale à Harvard !

On voit toujours mieux la paille dans l'oeil du voisin, n'est-ce pas... alors quand j'ai découvert Mindsite, je me suis dit que c'était ma chance de découvrir enfin quelques poutres encombrantes.

Bilan : Mes travers ne dépassent pas le seuil de détection... Mes poutres et moi allons continuer notre vie symbiotique ;-)

En tout cas, l'usage de ce test me semble considérable. Il peut par exemple, se combiner astucieusement au détecteur de mensonge (Cf Robert de Niro dans "Mon beau-père et moi") pour évaluer de futurs gendre et bru.

Mindsite

  • Status Agoraphobia

    You have received a negative Agoraphobia diagnosis because you have never experienced a time when you were very afraid of being crowds, going to public places, or traveling away from home.

  • Status Alcohol abuse

    You have received a negative Alcohol abuse diagnosis because you have never experienced a time when you continued to drink despite adverse consequences that were caused your drinking, such as alcohol-related legal problems, job loss, or strained personal relationships.

  • Status Alcohol dependence

    You have received a negative Alcohol dependence diagnosis because you have not displayed at least three maladaptive drinking behaviors, such as ignoring problems caused by your drinking, frequently drinking in larger amounts than you intended, or neglecting daily responsibilities because of your drinking.

  • Status Anorexia nervosa

    You have received a negative Anorexia nervosa diagnosis because you have never experienced a time when you strongly feared being too fat or overweight.

  • Status Attention-deficit/hyperactivity disorder

    You have received a negative Attention-deficit/hyperactivity disorder diagnosis because you did not experience a time before the age of 7 when you were much more restless, impatient, forgetful, or easily distracted than most children.

  • Status Bipolar I disorder

    You have received a negative Bipolar I disorder diagnosis because you have never experienced a manic episode.

  • Status Bipolar II disorder

    You have received a negative Bipolar II diagnosis because you have never experienced a Hypomanic episode.

  • Status Bulimia nervosa

    You have received a negative Bulimia nervosa diagnosis because you have never experienced a time when frequently went on eating binges.

  • Status Cocaine abuse

    You have received a negative Cocaine abuse diagnosis because you have never experienced a time when you continued to use cocaine despite adverse consequences that were caused by your use, such as cocaine-related legal problems, job loss, or strained personal relationships.

  • Status Cocaine dependence

    You have received a negative Cocaine dependence diagnosis because you have not experienced at least three symptoms of maladaptive cocaine use, such as ignoring problems caused by your cocaine use, frequently using in larger amounts than you intended, or neglecting daily responsibilities because of your cocaine use.

  • Status Conduct disorder

    You have received a negative Conduct disorder diagnosis because you did not experience a time during your childhood or teenage years when you frequently displayed several aggressive or inappropriate behaviors, such as stealing, vandalism, bullying, or starting physical fights.

  • Status Dysthymic disorder

    You have received a negative Dysthymia diagnosis because you have never experienced an extended period of sadness, discouragement, or lack of interest.

  • Status Generalized anxiety disorder

    You have received a negative Generalized anxiety disorder diagnosis because you have never experienced an extended period when you were much more worried, nervous, or anxious than other people with the same problems as you.

  • Status Hypomanic episode

    You have received a negative Hypomania diagnosis because you have never experienced an extended period when you were much more excited, full of energy, or irritable than usual.

  • Status Intermittent explosive disorder

    You have received a negative Intermittent explosive disorder diagnosis because you have never experienced a sudden anger attack when you lost control and broke something worth more than a few dollars, threatened someone, or hurt someone.

  • Status Major depressive disorder

    You have received a negative Major depressive disorder diagnosis because you have never experienced a Major depressive episode.

  • Status Major depressive episode

    You have received a negative Major depressive episode diagnosis because you have never experienced an extended period when you were much more sad, discouraged, or uninterested than usual.

  • Status Manic episode

    You have received a negative Mania diagnosis because you have never experienced an extended period when you were much more excited, full of energy, or irritable than usual.

  • Status Obsessive-compulsive disorder

    You have received a negative Obsessive-compulsive disorder diagnosis because you have never had a time when you were frequently bothered by unpleasant thoughts or the need to carry out repeated behaviors.

  • Status Opioid abuse

    You have received a negative Opioid abuse diagnosis because you have never used opioids, such as pain killers, heroin, or opium.

  • Status Opioid dependence

    You have received a negative Opioid dependence diagnosis because you have never used opioids, such as pain killers, heroin, or opium.

  • Status Oppositional defiant disorder

    You have received a negative Oppositional defiant disorder diagnosis because you did not experience a time during your childhood or adolescence when you frequently displayed several defiant behaviors, such as arguing with adults, frequently losing your temper, or blaming others for your mistakes.

  • Status Panic Disorder

    You have received a negative Panic disorder diagnosis because you have never experienced a sudden attack of fear or panic that was accompanied by several physical problems, such as your heart racing, having a dry mouth, or feeling like you might pass out.

  • Status Pathological gambling

    You have received a negative Pathological gambling diagnosis because you have never lost substantial sums of money gambling.

  • Status Posttraumatic stress disorder

    You have received a negative Posttraumatic stress disorder diagnosis because you have not experienced or witnessed a traumatic event that later lead to the development of one or more distressing reactions.

  • Status Sedative abuse

    You have received a negative Sedative abuse diagnosis because you have never used sedatives, such as valium, rohpynol, or diazepam.

  • Status Sedative dependence

    You have received a negative Sedative dependence diagnosis because you have never used sedatives, such as valium, rohpynol, or diazepam.

  • Status Separation anxiety disorder

    You have received a negative Separation anxiety disorder diagnosis because you did not experience a time after the age of 5 when you were excessively afraid of being separated from your mother or the person you were closest to emotionally.

  • Status Social phobia

    You reported that you have experienced a time when you were very afraid of social or performance situations, such as meeting new people, speaking in front of a group, or talking to people of authority.

    You have received a negative Social phobia diagnosis because your fear of these types of situations was not so strong that you became very nervous or anxious whenever you were forced to face them.

  • Status Specific phobia

    You have received a negative Specific phobia diagnosis because you have never experienced a time when you very afraid of a specific object, place, or situation.

  • Status Stimulant abuse

    You have received a negative Stimulant abuse diagnosis because you have never stimulants, such as methamphetamine, adderall, or ritalin.

  • Status Stimulant dependence

    You have received a negative Stimulant dependence diagnosis because you have never used stimulants, such as methamphetamine, adderall, or ritalin

  • Posté par selfway le février 8, 2009 à 12:52 AM | Testez votre santé mentale à Harvard ! dans Actualité, Auto-diagnostic, Coup de coeur, Développement personnel, Harvard Medical School, Mindsite, Santé mentale, Test | Commentaires (0) | TrackBack

    Les performances des commerciaux sont corrélées à leur intelligence émotionnelle

    Il est fréquent d'argumenter sur l'importance de l'intelligence émotionnelle (voir note précédente Google ouvre son école de développement personnel) mais il est plus rare de disposer d'informations factuelles pour convaincre les plus sceptiques. Depuis quelques années, les données s'accumulent et sont disponibles sur le site de l'Emotional Intelligence Consortium.
    La dernière en date est une étude réalisée chez Sanofi-Aventis Australie sur le lien entre performance commerciale et intelligence émotionnelle. Les performance des représentants ont été analysées avant et après un programme de développement de l'intelligence émotionnelle.
    Les résultats montrent que l'intelligence émotionnelle des participants s'est accrue de 18%, pendant qu'elle baissait de 4% dans le groupe contrôle. Cette première information montre qu'il est possible de développer son IE assez rapidement. Ce n'est pas le cas de toutes les formes d'intelligence.
    Le programme se composait de plusieurs séquences : 360° avec restitution individuelle, une journée de formation, puis 5 sessions de coaching de groupe, pendant 2 heures toutes les 2/3 semaines. A l'issue de ces séances, un nouveau 360° était pratiqué avec une nouvelle restitution des résultats. Enfin, une journée de debrief et de conclusion fermait le programme.

    Les résultats commerciaux du groupe participant au programme de développement de l'IE ont progressé de 12%, ce qui met clairement en évidence le rôle prééminent de l'intelligence émotionnelle dans la relation commerciale. Les participants ont également noté une amélioration de leur satisfaction au travail.

    Pourquoi ?
    Pour la qualité de communication, d'écoute et d'empathie, l'attention à la personne et non simplement au produit ou service vendu, la prise en compte des réactions du client et l'adaptation consécutive de la relation.
    Bref, l'intelligence de la relation aussi dénommée intelligence interpersonnelle par Howard Gardner.

    [via Consortium Intelligence Emotionnelle]

    Posté par selfway le février 1, 2009 à 11:09 PM | Les performances des commerciaux sont corrélées à leur intelligence émotionnelle dans Capital Humain, Coaching, Développement personnel, Intelligence émotionnelle, Leadership, Performance commerciale | Commentaires (0) | TrackBack

    Google ouvre son Ecole de Développement Personnel

    Chez Google brillent les cerveaux les plus diplômés de la planète. Mais ce capital cognitif est-il suffisant pour assurer à Google de mener seul en tête la course de l'internet mondial ?

    Depuis que le concept d'intelligence émotionnelle a été popularisé par Daniel Goleman, il est aisé de répondre non.
    La qualité des relations humaines, du climat, la bienveillance, le leadership, les capacités de management et l'attachement à l'entreprise, entre autres, ne dépendent pas du Q.I. mais de l'intelligence émotionnelle (conscience et maîtrise de soi et de ses émotions, conscience des autres, empathie et management des relations interpersonnelles).

    Googleplex Qu'à cela ne tienne, en plein Googleplex, Google University ouvre son Ecole de Développement Personnel autour de quatre thèmes : développement mental, développement émotionnel, bien-être et santé holistique, et au-dela de l'ego.
    Des chercheurs en neurosciences de Stanford, des moines zen, des orateurs du fameux Institut Esalen, où enseignèrent les plus grands noms du développement personnel (Abraham Maslow, Fritz Perls, Alan Watts, Will Schutz... et plus encore), interviennent dans cette école pour des conférences sur l'intelligence émotionnelle, un séminaire sur le bonheur, des sessions de méditation... au plus grand bénéfice des Googlers uniquement.

    "Google wants to help Googlers grow as human beings on all levels, emotional, mental, physical and ‘beyond the self’.”
    Chade-Meng Tan, ingénieur Google et bouddhiste.

    Google prouve une fois de plus que son extrême capacité d'innovation rayonne bien au-delà du seul champ technologique et montre la voie non seulement aux grandes entreprises mais également aux Business Schools bien trop frileuses sur le sujet. 

    HEC, ESCP-EAP, ESSEC where are you... ? En France, l'initiative est bien plus à chercher du côté de l'EM Grenoble.

    [via Soul's code]

    Posté par selfway le janvier 27, 2009 à 01:04 AM | Google ouvre son Ecole de Développement Personnel dans Actualité, Coup de coeur, Daniel Goleman, Développement personnel, Google, Intelligence émotionnelle, Leadership | Commentaires (6) | TrackBack