Finlandophilie

Depuis 2001, les grandes études internationales se succèdent (PISA) et soulignent l'excellence du système éducatif finlandais, à tel point qu'est née dans le monde de l'éducation une véritable Finlandophilia. C'est donc avec curiosité que j'ai découvert cette vidéo présentée par Edutopia. Ses 6 minutes suffiront pour que le contraste avec notre modèle français vous saisisse.

Le commentaire postée sous la vidéo m'a donné envie de lire cet article complémentaire du New York Times sur le système scolaire Finlandais.

Parmi quelques points notables du système finlandais :
- l'école débute à l'âge de 7 ans (à creuser, que font-ils donc avant ? et leurs parents ?)
- aucune évaluation dans les six premières années d'école (jusqu'à 14 ans donc)
- une interdiction des devoirs à la maison (j'en ai tant rêvé pour mes enfants…)
- une détection précoce des difficultés et problèmes et la mise en place de nombreuses classes spécialisées pour les aider
- des conseils des enseignants et accompagnants orientés vers le développement des enfants qui se réunissent hebdomadairement
- il est plus difficile en Finlande de rentrer dans l'Education qu'en Médecine ou en Droit

Mais, plus que tout, les mots de Pasi Sahlberg résonnent. “The primary aim of education is to serve as an equalizing instrument for society
La performance du système scolaire finlandais n'est pas leur objectif. Elle est la récompense d'une stratégie éducative en faveur d'un système plus équitable, qui donne à chaque enfant les mêmes chances dans la société.

Merci. Je retrouve un brin d'espoir pour les enfants des générations futures (lesquelles ?).
Le Mammouth finira par s'éteindre.

Enfin, cette réflexion fait écho pour moi à la question du but poursuivi dans le monde des entreprises. Ce n'est pas en focalisant sur la recherche de performance (= l'indicateur) qu'on la créé. Zappos focalise sur le bonheur. Virgin sur le fun. Apple sur la passion. Et vous ?

Posté par selfway le janvier 26, 2012 à 10:47 AM | Finlandophilie dans Education | Commentaires (0) | TrackBack

L'art et la manière d'intégrer une grande école

Certaines phases de la vie étudiante, comme les classes préparatoires, nécessitent d'accomplir un exploit sportif incroyable. Mémoriser en un temps record des masses indigestes d'information, de concepts, de dates, de modèles, pour réussir non seulement à les régurgiter en temps voulu mais également à jongler avec pour produire une production personnelle convaincante.
Tel est le système élitiste à la française... du moins, si on l'aborde sans la bonne méthode.

C'est le constat qu'a fait Emmanuel Vayleux lors de sa classe préparatoire à HEC.
Après s'être laissé embarquer mécaniquement dans le rythme fou de travail de tous les étudiants de classe prépa, il a eu un déclic. Cette course en avant n'était peut-être pas la bonne.

“J'avais besoin de réellement prendre en main mon apprentissage. J'avais besoin d'un système"

Il s'est interrogé sur la manière de rendre son travail plus efficace, a testé, expérimenté de nouvelles pratiques.

"D'accro au travail, je suis devenu accro aux méthodes"

Et c'est ainsi qu'après deux années de prépa où il a réussi à s'accorder le temps de pratiquer du sport, de la musique, de voir ses amis, tout en travaillant de manière redoutablement efficace, Emmanuel a intégré HEC.
Le programme et la méthode qu'il a mis au point, testé sur lui-même et d'autres camarades, sont rassemblés dans son livre "Je vais vous apprendre à intégrer HEC".

Connaissant le manque redoutable d'enseignement de méthodologie pour ces étapes redoutables de la vie, je trouve son initiative remarquable.
Le livre se penche sur les aspects essentiels : gestion du temps, amélioration de la productivité, gestion de l'attention et de la concentration, planification des sessions de travail, entretien de la motivation, préparation mentale, lecture rapide, mémorisation, optimisation du sommeil (les 3 techniques du Jedi !)... sans oublier des conseils extrêmement pratiques et tactiques pour les différentes matières.

C'est une superbe synthèse de nombreuses méthodes de productivité et un véritable livre-coach pour tous ceux qui se trouvent embarqués dans cette “galère“ potentielle qu'est une prépa.
Un dernier mot : le livre se concentre sur les concours d'entrée en école de commerce (avec priorité aux trois parisiennes). J'ai la conviction qu'il est utile à n'importe quel élève soumis à des exigences de travail extrêmes, qu'il soit en prépa scientifique, en fac de médecine, de droit ou ailleurs.

Pour en savoir plus, visitez le site d'Emmanuel Vayleux : integrerhec.fr

Posté par selfway le novembre 1, 2010 à 01:10 PM | L'art et la manière d'intégrer une grande école dans Education, Performances cérébrales | Commentaires (0) | TrackBack

J.K. Rowling à Harvard : l'imagination au pouvoir

Les grandes universités américaines nous gratifient régulièrement de magnifiques "Commencement speechs".
Savourez celui de JK Rowling à Harvard, enregistré en 2008. Superbe témoignage d'humilité, d'empathie et d'éloge de l'imagination.

J.K. Rowling Speaks at Harvard Commencement from Harvard Magazine on Vimeo.

Posté par selfway le février 15, 2010 à 09:44 PM | J.K. Rowling à Harvard : l'imagination au pouvoir dans Education | Commentaires (0) | TrackBack

Apprendre à méditer à l'école

Qu'est ce que la méditation ?

La méditation est un exercice de "plongée intérieure "permettant de vivre des états modifiés de conscience et de calmer le flux incessant de l'activité mentale. Cette pratique introspective entraîne un développement de la conscience de soi, en particulier un meilleur ressenti de ses émotions, et ouvre l'accès, souvent obstrué, à ses intuitions.
Ses bénéfices sont désormais incontestables pour la santé (réduction de l'hypertension, du diabète, du stress chronique, de la dépression, facteur adjuvant favorisant le traitement des cancers...), pour le développement des capacités mentales (meilleur discernement, clarification de la pensée, créativité améliorée), et plus globalement pour le développement de la personne.

Ses origines les plus anciennes sont indiennes (dhyana) et sa pratique a diffusé dans tout l'Orient via le bouddhisme, en Chine (tchan), au Japon (zen).

Que la méditation soit d'origine spirituelle ou religieuse suffit à détourner la majorité de la population française et occidentale de sa pratique.

C'est une lourde et regrettable erreur. La méditation peut être pratiquée hors de tout culte.
Il est temps de laïciser la méditation, comme le font déjà Google, avec son école de développement personnel, et David Lynch avec sa Fondation.

Photo_david_lynch David Lynch, immense créateur, pratique la méditation depuis plus de 30 ans. C'est là qu'il puise son inspiration et libère son génie. Conscient de ses bénéfices et de ses potentialités, il a créé sa fondation au service de l'éducation des enfants :

"In today’s world of fear and uncertainty, every child should have one class period a day to dive within himself and experience the field of silence—bliss—the enormous reservoir of energy and intelligence that is deep within all of us. This is the way to save the coming generation.

I have been “diving within” through the Transcendental Meditation technique for over 30 years. It has changed my life, my world. I am not alone. Millions of other people of all ages, religions, and walks of life practice the technique and enjoy incredible benefits.

(...)

Someday, hopefully very soon, “diving within” as a preparation for learning and as a tool for developing the creative potential of the mind will be a standard part of every school’s curriculum

Research and experience document the profound benefits to society as a whole when our children dive within. Individual peace is the unit of world peace. By offering Consciousness-Based education to the coming generation, we can promote a strong foundation for a healthy, harmonious, and peaceful world. For this, the Foundation also supports the establishment of Universities of World Peace that will train the coming generation in a new profession: that of professional peacemaker.

Thank you very much for your interest. And please remember that Consciousness-Based education is not a luxury. For our children who are growing up in a stressful, often frightening, crisis-ridden world, it is a necessity."

David Lynch

Consultez cette courte vidéo (7mn) : A San Francisco Public School
Les effets sont là. La violence est apaisée, les capacité de travail se libèrent. Le dialogue enseignant/élèves se renoue.
Et pourquoi pas chez nous ?

Si vous avez plus de temps, durée 1h28, regardez le maître David Lynch accompagné d'autres intervenants scientifiques lors d'une conférence sur Créativité, Conscience et Cerveau

Si vous souhaitez mieux comprendre la méditation ou essayer chez vous : Comment méditer, une superbe introduction de l'école Shambhala.

Posté par selfway le mars 7, 2009 à 02:15 AM | Apprendre à méditer à l'école dans Coup de coeur, Créativité, David Lynch, Education, Méditation, Performances cérébrales, Santé | Commentaires (1) | TrackBack

Être ou avoir... un génie ?

Elizabeth Gilbert est l'auteure de Eat, Pray, Love, (Mange, prie, aime en français ) best seller autobiographique qui raconte sa recherche d'identité, depuis son divorce jusqu'à son voyage initiatique et existentiel en Italie, en Inde et à Bali. Son roman sera bientôt adapté au cinéma par les studios Paramount où son rôle sera incarné par Julia Roberts.
Voici pour les présentations, mais l'essentiel est ailleurs.

Dans la conférence que nous propose TED, Elizabeth Gilbert nous livre ses réflexions sur la création artistique et c'est profondément inspirant.

Adolescente, lorsque son choix se porte vers le métier d'auteur, elle s'entend dire, comme tous les aspirants artistes :
"N'as-tu pas peur de n'avoir aucun succès ?"
Avant d'entreprendre chaque acte créateur, sa petite voix intérieure lui souffle ses angoisses.
"Et si c'était nul ? Arrête tout de suite"
Pourquoi la création et l'angoisse sont-elles si intimement mêlées ? se demande-t-elle. Est-ce inéluctable ? Faut-il créer dans la souffrance ?

A l'inverse, lorsque le succès arrive, le créateur est tellement encensé qu'il en perd pied. Son ego se dilate et s'envole comme un ballon de baudruche. Il est génial ! Attention à l'explosion en plein ciel...
Puis très vite, l'effet pervers se met en place.
"Comment pourrai-je atteindre à nouveau de tels sommets" se demande-t-il.
"Que vont-ils penser de ma prochaine création ?"

Elizabeth Gilbert propose une nouvelle manière de concevoir la création ou plutôt le retour à une conception antique.
Chez les grecs, un artiste était inspiré par son démon. Chez les romains, c'était son génie.
Cette distanciation avait un double mérite.
Lorsque l'oeuvre bénéficiait de concerts de louanges, le créateur avait l'humilité d'attribuer à son génie la paternité de l'inspiration.
Lorsque l'oeuvre était rejetée, le créateur pouvait aussi se retourner vers son génie pour le blâmer de son manque d'inspiration.
Tout changea avec la Renaissance et l'humanisme. L'homme est au centre de l'univers. La création émane de son être.
L'artiste n'a plus un génie. Il devient un génie.

Selon Elizabeth Gilbert, c'est une énorme erreur. Cette conception fait peser une trop lourde responsabilité sur la fragile psyché de l'homme, avec ses risques de distorsion, d'inflation. La pression de réussir finit par tuer l'artiste qui ne demandait qu'à s'éveiller.

Et vous, que dit votre génie de tout ça ?

Posté par selfway le mars 6, 2009 à 12:10 AM | Être ou avoir... un génie ? dans Coup de coeur, Créativité, Education | Commentaires (0) | TrackBack

Les nouveaux médias bénéfiques pour les jeunes

Digital Youth Project

Pour faire suite à mon article La polémique "Facebook augmente les risques de cancer !, j'ai trouvé via le Washington Post qui y consacre un article, une étude publiée en novembre 2008 qui s'est intéressée à l'impact des nouveaux médias sur les jeunes : "Vivre et apprendre avec les nouveaux médias".

Pendant plus de 3 ans une équipe de chercheurs de l'Université de Californie a interrogé plus de 800 jeunes (enfants de moins de 13 ans, adolescents, jeunes adultes de moins de 25 ans) et observé plus de 5.000 heures de pratiques des nouveaux médias (site de partage de vidéo, réseaux sociaux, podcasts, jeux vidéos, portable...) pour répondre à deux questions :

  • Comment les nouveaux médias sont-ils intégrés dans la vie quotidienne des jeunes ?
  • Comment ces pratiques changent-elles leur rapport à l'apprentissage, à la culture et aux autorités de la connaissance (école, adultes...) ?

Les principaux enseignements de cette étude :

  • les jeunes utilisent les nouveaux médias pour rester en contact permanent avec leurs amis de la "vraie" vie, qu'ils soient de leur école, de leur club de sport ou de leur communauté.
  • ils les utilisent également pour approfondir leurs connaissances dans leurs centres d'intérêts, en recherchant des informations auxquelles ils n'accèdent pas à l'école. Ils rejoignent ou forment une communauté qui partage la même passion. Dans cette pratique, ils peuvent se faire connaitre, diffuser leurs créations, mieux affirmer qui ils sont.

Dans un cas comme dans l'autre, ces navigations leur apportent une maîtrise des technologies et des nouveaux médias. Par essais-erreurs, ils acquièrent de nouvelles compétences (création/diffusion d'une vidéo, d'une page Facebook, d'un blog...). Par les feedbacks qu'ils reçoivent de leur communauté, ils apprennent également à devenir autodidactes. Certains acquièrent même une réputation au sein de communautés mixant adolescents et adultes.

"Il y a un mythe à propos du temps que passent les jeunes en ligne, que ce serait dangereux et que cela les rendrait fainéants", dit Mizuko Ito. "Nous avons trouvé que passer du temps en ligne est essentiel pour les jeunes afin de gagner les compétences sociales et techniques nécessaires pour devenir des citoyens compétents du nouvel âge numérique."

Les nouveaux médias permettent une autonomie et une liberté pour les jeunes qui explorent selon leurs propres centres d'intérêt et leurs motivations personnelles.

En conséquence, les auteurs recommandent aux parents d'encourager l'utilisation de ces nouveaux médias par leurs enfants afin qu'ils acquièrent des compétences qui seront incontournables pour leur vie d'adulte et pour leur socialisation dans leurs communautés de jeunes. Cela ne signifie pas que les adultes n'ont pas leurs rôles à jouer, en tant qu'exemple ou pour définir des règles d'utilisation.

En conclusion, les auteurs s'interrogent.
Le rôle de l'école ne devrait-il pas évoluer vers l'objectif de former des jeunes actifs dans la société plutôt que de tenter de développer les compétences requises par leurs futurs employeurs ?

La synthèse de l'étude du Digital Youth Project est disponible en ligne. Le rapport complet également.

Posté par selfway le mars 2, 2009 à 08:00 AM | Les nouveaux médias bénéfiques pour les jeunes dans Actualité, Développement personnel, Education, Enfants, Réseaux sociaux | Commentaires (0) | TrackBack

Prendre les enfants aux sérieux

Enfants_Sérieux

J'aime la simplicité et j'admire la vérité de cette simple phrase que je découvre à travers la démarche Taking Child Seriously
Combien de fois les adultes, les parents, s'octroient-ils le droit de connaître la vérité, reléguant les enfants au rang d'ignorants ?

Prenons quelques exemples malheureusement courants :
- Un enseignant entend un groupe d'enfants qui bavarde dans son dos. Il se retourne et fusille dans l'instant le bouc émissaire idéal... du regard tout d'abord, puis verbalement, par la sanction qui tombe. Ce dernier se défe• nd. "Mais Monsieur, je demandais juste à mon voisin de m'expliquer ce que vous venez de dire.
Tu n'as pas à demander quoi que ce soit à ton voisin. Si tu as quelque chose à demander, tu me le demandes."

L'enfant qui demande de l'aide est curieux. Il est conscient de ses limites et sollicite une démarche d'entraide, de coopération pour progresser... mais son professeur sait mieux que lui ce qui est bon pour son développement. Lui demander à lui-même, c'est-à-dire ne rien demander du tout !

- Un enfant joue depuis 3 heures à son jeu vidéo préféré. Son père lui demande d'arrêter, lui expliquant que c'est dangereux pour sa santé.
"Mais Papa, je ne vois pas où est le danger, je suis tranquillement assis sur ma chaise, dans ma chambre...
C'est connu, tu risques de devenir un no life, sans relations sociales, enfermé, dégoûté de la vie. C'est hors de question, arrête ça tout de suite !"

L'enfant qui joue développe ses capacités cérébrales, expérimente des situations inconnues qu'il doit résoudre rapidement, il enrichit sa créativité. Inconsciemment, il sait qu'il développe son potentiel... mais son père sait mieux que lui ce qui est bon pour lui... en l'agressant, ce qui est l'une des meilleures manières de l'éloigner de la vie sociale !

- Un gamin s'amuse à escalader un petit muret, haut de 1 mètre. Tel un acrobate, il marche sur sa longueur, de plusieurs mètres. Dès le début, sa mère lui dit, "arrête, tu vas tomber !".
"Mais, non maman, répond-il. Je sais ce que je fais.
Descend de là, je ne veux pas que tu te casses une jambe.
Mais maman, je ne vais rien me casser.
Ne discute pas, tu descends immédiatement.
"
L'enfant ne supporte plus la tension et descend. L'enfant qui teste ses limites apprend la vie et découvre l'étendue de ses capacités. Il prend confiance en lui-même... mais sa mère connaît mieux que lui les dangers de la vie et l'aide... à perdre confiance en ses capacités !

Je crois que la crise de l'adolescence n'existe que parce que l'enfant devenu presque adulte fait prendre conscience à son entourage qu'il faut le prendre au sérieux.
Que se passerait-il s'il l'avait été depuis son plus jeune âge ?

Posté par selfway le février 26, 2009 à 12:34 AM | Prendre les enfants aux sérieux dans Développement personnel, Education, Enfants, Point de vue | Commentaires (1) | TrackBack

Prehistoric Park : Apprendre avec plaisir

Prehistoric_Park

Quel spectacle vendredi soir sur W9 ! Nigel Marven, producteur et réalisateur de films animaliers de la BBC, nous emmène dans un voyage inspiré de Jurassic Park. Incarnant lui-même le rôle de guide, il remonte dans le temps à la recherche de différentes espèces de dinosaures pour les ramener dans son Prehistoric Park. C'est une superbe réalisation. Ne ratez pas les autres épisodes vendredi prochain.
Chaque rencontre avec un dinosaure est l'occasion d'explications détaillées sur l'animal, son mode de vie, ses spécificités, que Nigel révèle sur le ton de la confidence entre amis.
L'intelligence du programme réside dans son double but. Divertir et enseigner.

Apprendre est un plaisir... ou devrait le rester. Le jeune enfant qui parcourt son environnement est spontanément curieux. Il se réjouit de ses découvertes et apprend. Cette dimension clef de l'apprentissage s'est perdue avec le temps. L'apprentissage est devenu une corvée et nombreux sont ceux que le mot seul suffit à provoquer des éruptions cutanées. Que reste-t-il de l'esthétique des mathématiques se plaint Gilles Cohen dans son livre "Culture maths", présenté dans cet article de Telerama.

Je crois que nous sommes face à une tendance lourde. La convergence du divertissement et de son savoir émerveiller et de l'enseignement et de son savoir transmettre. Regardez également l'essor des Business games dans le monde du travail. Les simulateurs offrent des espaces apprenants sécurisés et néanmoins réalistes où apprendre est un jeu d'enfant... ou d'adulte.

Apprenons dans le plaisir, la joie et le bonheur, nous bénéficierons d'un ancrage renforcé par notre dopamine, messager chimique de la motivation et de la récompense. Notre attention en sera décuplée et notre apprentissage démultiplié. C'est ce qu'illustre ce graphique que j'ai trouvé dans la thèse en sciences de l'éducation de Nathalie Deschryver, disponible au téléchargement, consacrée aux apprentissages hybrides (présentiel/distanciel).

These_Deschryver_Kort_Emotions

Dans ce modèle, la zone optimale se trouve à la conjonction d'un état émotionnel positif et d'un apprentissage avéré.
Apprendre c'est fun.
D'où le rôle fondamental du climat de bienveillance dans l'apprentissage. Si vous ne craignez pas d'être critiqué, jugé, vous accepterez le risque de commettre des erreurs. Sinon, vous ne vous lancerez pas, ne testerez pas de nouvelles idées ou de nouveaux comportements et ne progresserez pas. C'est donc également la posture requise pour le leader ou le manager qui souhaite voir ses collaborateurs évoluer et innover.

Posté par selfway le février 23, 2009 à 12:30 AM | Prehistoric Park : Apprendre avec plaisir dans Education, Leadership, Management | Commentaires (0) | TrackBack

Apprendre par corps

Tout le modèle de l'enseignement repose sur un dogme : on apprend avec la tête. C'est donc elle qui doit être attentive en classe pour se gorger d'un peu plus de connaissances, jusqu'à plus soif ou jusqu'à régurgitation. Le corps quant à lui n'est qu'un simple véhicule utilitaire qui déplace le cerveau d'une salle de classe à une autre.  

Je serais très curieux d'objectiver l'impact de ce système sur la construction de la personne. Il est inconcevable qu'il ne reste pas de séquelles lourdes et profondément enracinées, affectant inconsciemment les comportements de tout adulte. Disons 40h d'entraînement par semaine depuis l'âge de 6 ans jusqu'à 18 à 23 ans. Quelle intensité ! C'est un incroyable programme de construction de champions olympiques de l'inaction. Imaginez que nos enfants passent le même temps à s'entraîner à la gymnastique, ils rivaliseraient avec les petits chinois... 
Quel impact sur l'énergie personnelle ? 
La procrastination, par exemple, ne trouverait-elle pas un remarquable écosystème dans tous ces temps de passivité corporelle ? 


C'est ce qui a poussé une école américaine à Naperville dans l'Illinois à adopter des modes d'apprentissage plus corporels. Le Dr John Ratey, Professeur de Psychiatrie à Harvard, explique en quoi l'entrainement physique améliore les capacités d'apprentissage, l'intelligence et l'équilibre mental. Ses théories et expériences sont développées dans son livre Spark. Dans la video, vous verrez quelques situations cocasses d'élèves en train de lire leur livre qui dodeline de droite à gauche parce qu'ils sont en train de faire une séance de vélo. Les enseignants soulignent le bénéfice énergétique pour leurs classes. 

Posté par selfway le février 6, 2009 à 01:15 AM | Apprendre par corps dans Coup de coeur, Education, Exercice physique, Santé mentale, Stimulation cérébrale | Commentaires (3) | TrackBack