Prendre les enfants aux sérieux
J'aime la simplicité et j'admire la vérité de cette simple phrase que je découvre à travers la démarche Taking Child Seriously
Combien de fois les adultes, les parents, s'octroient-ils le droit de connaître la vérité, reléguant les enfants au rang d'ignorants ?
Prenons quelques exemples malheureusement courants :
- Un enseignant entend un groupe d'enfants qui bavarde dans son dos. Il se retourne et fusille dans l'instant le bouc émissaire idéal... du regard tout d'abord, puis verbalement, par la sanction qui tombe. Ce dernier se défe• nd. "Mais Monsieur, je demandais juste à mon voisin de m'expliquer ce que vous venez de dire.
Tu n'as pas à demander quoi que ce soit à ton voisin. Si tu as quelque chose à demander, tu me le demandes."
L'enfant qui demande de l'aide est curieux. Il est conscient de ses limites et sollicite une démarche d'entraide, de coopération pour progresser... mais son professeur sait mieux que lui ce qui est bon pour son développement. Lui demander à lui-même, c'est-à-dire ne rien demander du tout !
- Un enfant joue depuis 3 heures à son jeu vidéo préféré. Son père lui demande d'arrêter, lui expliquant que c'est dangereux pour sa santé.
"Mais Papa, je ne vois pas où est le danger, je suis tranquillement assis sur ma chaise, dans ma chambre...
C'est connu, tu risques de devenir un no life, sans relations sociales, enfermé, dégoûté de la vie. C'est hors de question, arrête ça tout de suite !"
L'enfant qui joue développe ses capacités cérébrales, expérimente des situations inconnues qu'il doit résoudre rapidement, il enrichit sa créativité. Inconsciemment, il sait qu'il développe son potentiel... mais son père sait mieux que lui ce qui est bon pour lui... en l'agressant, ce qui est l'une des meilleures manières de l'éloigner de la vie sociale !
- Un gamin s'amuse à escalader un petit muret, haut de 1 mètre. Tel un acrobate, il marche sur sa longueur, de plusieurs mètres. Dès le début, sa mère lui dit, "arrête, tu vas tomber !".
"Mais, non maman, répond-il. Je sais ce que je fais.
Descend de là, je ne veux pas que tu te casses une jambe.
Mais maman, je ne vais rien me casser.
Ne discute pas, tu descends immédiatement."
L'enfant ne supporte plus la tension et descend. L'enfant qui teste ses limites apprend la vie et découvre l'étendue de ses capacités. Il prend confiance en lui-même... mais sa mère connaît mieux que lui les dangers de la vie et l'aide... à perdre confiance en ses capacités !
Je crois que la crise de l'adolescence n'existe que parce que l'enfant devenu presque adulte fait prendre conscience à son entourage qu'il faut le prendre au sérieux.
Que se passerait-il s'il l'avait été depuis son plus jeune âge ?
Posté par selfway le février 26, 2009 à 12:34 AM | Prendre les enfants aux sérieux dans Développement personnel, Education, Enfants, Point de vue | Commentaires (1) | TrackBack
La voie du bonheur, selon Matthieu Ricard
WANTED
BONHEUR
Mort ou vif
(enfin vif de préférence quand même...)
Mais, où se cache-t-il donc ?
Le bonheur est-il dans le pré ?
Facile !
Quand j'aurai un iPhone, quand je serai grand, quand je ferai un tour du monde, quand j'aurai rencontré la femme/l'homme de ma vie... je serai heureux.
Le bonheur est conditionné par le désir.
Si les conditions sont remplies alors je suis heureux. Progressivement, les conditions évoluent, plus de richesse, plus de responsabilité, plus de notoriété, les désirs d'hier deviennent des réalités d'aujourd'hui.
Alors, le désir voit plus grand, plus haut, plus loin, plus fort et repousse à nouveau les frontières du paradis.
Telle est la voie du bonheur extérieur, éphémère.
Cours-y vite il va filer.
Ce bonheur extérieur n'est pas. Ce n'est que du plaisir.
A peine le fruit est-il goûté qu'il s'évanouit.
Matthieu Ricard nous parle d'un bonheur permanent, inconditionnel parce qu'émanant de l'intérieur.
Voyons-le comme une sorte de socle fondateur, un état d'esprit qui autorise et génère le bonheur en toutes circonstances.
Alors, peut-on construire ces fondations ?
Posté par selfway le novembre 22, 2007 à 12:41 AM | La voie du bonheur, selon Matthieu Ricard dans Point de vue | Commentaires (1) | TrackBack
Le méchant animal !
- Dis Papa, qu'est-ce que tu connais comme animal méchant ?
- Oh bah, il y en a beaucoup tu sais, les loups, les serpents, les moustiques, les requins. Et il y en a bien d'autres encore.
- Ah bon, et pourquoi ils sont méchants les loups ?
- Parce qu'ils attaquent des animaux dans les fermes, les moutons par exemple, et qu'ils les mangent. Il arrive même qu'ils tuent des hommes et des femmes.
Tu vois, c'est très méchant un loup !
- Ah oui ! Et les moustiques ?
- Les moustiques, ils nous attaquent quand nous dormons, en lâche, et ils nous sucent le sang, comme des vampires. Ouh, j'en ai froid dans le dos. Dans certains pays, il y en a même qui transmettent des maladies très graves, mortelles.
- Mais alors pourquoi ils nous font ça ?
- C'est leur manière à eux de manger. C'est dégoûtant non !
- Oui, mais Papa, s'ils attaquent pour manger c'est qu'ils ont faim
- Bien sûr, c'est justement quand ils ont faim que certains animaux peuvent devenir très méchants, c'est exactement ça.
- Oui mais vouloir manger ce n'est pas être méchant, Papa
- Ah c'est ça que tu voulais dire. Euh, c'est certain mais il y a des animaux qui peuvent manger tout ce qu'ils veulent sans attaquer d'homme. Ceux-là ils sont gentils. Les vaches, les moutons, les girafes... Ceux qui sont prêts à nous tuer pour manger, eux ils sont méchants.
- Mais alors Papa, l'homme il est méchant aussi !
- Certains oui mas pas tous quand même !
- Pour manger, nous tuons bien des poulets, des cochons, des moutons, des poissons. Alors c'est nous les plus méchants.
- Bon, bon, je vais prendre un autre exemple alors. Tiens, les serpents. Eux ils peuvent nous mordre, nous injecter du venin et nous faire mourir en moins d'une heure. Pourtant, ils ne vont pas nous manger. Alors là c'est vraiment de la pure méchanceté !
- Mais pourquoi ils sont si méchants alors ?
- C'est comme ça. Dès qu'ils se sentent agressés, ils mordent.
- Ah mais, et toi tu ne te défends pas si on t'attaque ?
- Si, si, mais personne ne m'attaque
- Oui mais si quelqu'un t'attaquait, tu te défendrais ?
- Oui c'est possible. Je ne sais pas.
- Alors, tu serais méchant
- Et dis-donc tu exagères là. Je me fais attaquer, je me défends et c'est moi qui suis méchant. Il faudrait voir à pas te tromper quand même.
- Alors c'est pareil pour le serpent, il n'est pas méchant.
- Ah mais tu m'agaces à la fin. Et les requins c'est pas méchant non plus. Ils sont capables de te dévorer en une bouchée, de te découper une jambe ou même de t'arracher la tête en une seconde et c'est pas méchant ça peut-être.
- Mais Papa, pourquoi ils feraient tout ça ?
- Ah oui, tu vas encore me dire que si c'est parce qu'ils ont faim c'est pas de la méchanceté et que si c'est pour se défendre ce n'est pas non plus de la méchanceté. C'est ça ? Tu veux vraiment me contredire. Tu fais exprès de m'agacer avec tes idées farfelues. Tu veux me pousser à bout de nerf.
- Mais c'est seulement que tu t'énerves Papa.
- Bon, sur ce, je vais aller me coucher moi. Bonne nuit ma petite fée.
Au fait, alors si je te comprends bien. Il n'existe pas d'animal méchant ?
- Si Papa, un seul
- Ah bon, lequel ?
- L'homme.
C'est le seul capable d'agresser les autres sans aucune raison, ni pour manger, ni pour survivre.
Posté par selfway le août 31, 2007 à 08:00 PM | Le méchant animal ! dans Point de vue | Commentaires (5) | TrackBack
Le paradoxe marsien
Sur la planète Mars, vivait un extraterrestre qui s'appelait YB127.
Il était monothéiste et vénérait un seul Dieu, Bleu. C'était pour lui le seul et l'unique, le créateur.
YB127 avait un frère, ZJ994 monothéiste également, qui lui vénérait un autre Dieu, Rouge. Il avait foi en lui. C'était le seul et unique.
YB127 et ZJ994 avaient un dernier frère, HX617 monothéiste aussi, qui croyait en un Dieu Jaune, seul et unique.
Chaque Dieu prônait la paix, l'amour de son prochain. Aussi ces trois frères s'aimaient-ils et se respectaient-ils profondément, laissant à chacun sa liberté de croyance.
Est-il possible que ces trois marsiens soient dans la vérité ?
Cherchez votre réponse, avant de lire ma proposition (cachée dans la suite de l'article...)
Oui, s'il n'y a qu'un seul Dieu Blanc, chacun n'en percevant que les rayons filtrés par ses croyances
Posté par selfway le août 18, 2007 à 11:11 PM | Le paradoxe marsien dans Point de vue | Commentaires (1) | TrackBack
Synergie : illustration du concept
Lionel Bruel, auteur de l'excellent absara.com, lance un appel à l'illustration du concept de synergie. Comment expliquer ce fameux 1+1 = 3 qui chamboule notre vision rationaliste ? Cette stimulante question m' a inspiré quelques idées que je souhaitais partager avec vous.
Illustration pseudo-mathématique
Explorons l'entité formée par l'addition des deux unités, le (1+1).
- si chaque unité ne peut librement se mouvoir dans le nouvel ensemble ou si ses qualités sont annihilées par des incompatibilités de l'autre partie, alors chaque entité risque de ne mettre en jeu que la moitié de ses capacités. Nous aurions alors 0,5 + 0,5 = 1.
- revenons en revanche sur l'état initial. Supposons que les deux unités n'étaient pas au maximum de l'expression de leurs potentialités. Par exemple, considérons que chacune était aux 2/3. Nous avions alors 0,66 + 0,66 = 1,33 , addition équivalente à 1+1 = 2 , avec un simple changement de repère.
Imaginons maintenant que l'union des deux unités leur donne l'opportunité de révéler le 1/3 de potentialités inexploitées auparavant. Nous avons alors 0,66 (devenue 1) + 0,66 (devenue 1) = 2. Ce 2 est 1,5 fois supérieur au résultat (1,33) produit par les deux unités séparées. En ramenant cet accroissement au repère initial, à savoir 1 + 1 = 2, nous obtenons bien 3. Le tout est supérieur à la somme des parties.
Résumons cette petite illustration par une idée clef. La synergie est l'obtention d'une nouvelle entité transcendant les individualités en leur donnant l'opportunité de révéler leurs potentialités auparavant inexprimées.
Le 1 invisible et additionnel est la dimension d'interaction, le lien entre les parties, sa force de cohésion.
De la nature et de la qualité de ce lien dépend le résultat de la somme des unités.
Illustration biologique : la reproduction sexuée
En reproduction asexuée, chaque cellule se scinde en deux. La multiplication cellulaire est en fait une division... Le cellule mère + la cellule fille = 2 cellules.
Lors de la reproduction sexuée, l'union du gamète male et du gamète femelle donne naissance à une nouvelle cellule originale, issue d'une combinaison unique des matériels génétiques des deux cellules mères. Les deux parents poursuivent leur existence, en compagnie d'un rejeton. Nous avons bien 1+1= 3 et même beaucoup plus...
Pour l'homme, l 'aboutissement en est le mariage et la création d'un foyer surpassant la simple addition des individualités.
Illustration génétique : hétérosis
Plutôt que de paraphraser l'Encyclopedia Universalis, voici un extrait de l'article relatif à l'hybridation :
"Lorsqu’un régime de consanguinité entraîne une trop grande homozygotie des descendances, les individus sont généralement chétifs, présentent des tares et même, dans certains cas, deviennent inviables. Par contre, dans la plupart des hybridations où les parents appartiennent à une même espèce, mais sont issus de groupes d’origine écologique différente, les descendants manifestent une remarquable vigueur hybride (hétérosis)"
L'explication de ce mécanisme est avancée plus loin. Pour faire simple, disons que les tares génétiques sont portées par des gènes récessifs. L'homozygotie des parents risque de combiner deux chromosomes d'un gène récessif, lui donnant alors l'occasion de s'exprimer et de se manifester. C'est le problème de consanguinité des parents. Si en revanche, les deux parents sont "éloignés" génétiquement, ce risque est diminué, donnant au descendant une plus grande vigueur.
On retrouve le principe même de synergie. Les faiblesses des individualités sont gommées pour laisser apparaître toutes leurs potentialités.
Illustration business : vraie ou fausse synergie
Prenons l'exemple des fusions d'entreprises. L'exemple le plus immédiat de synergie correspond à la fusion de deux entités qui se complètent harmonieusement, chacune compensant les points faibles de l'autre. Exemple : Pixar-Disney. D'un côté, le pur talent créatif, de l'autre, la capacité de distribuer dans le monde entier, de valoriser des produits dérivés. La combinaison des deux devrait, fort de la complicité entre Steve Jobs et Bob Iger, donner une synergie de croissance. Plus de ventes et plus de résultats.
L'exemple plus courant n'est malheureusement pas celui-ci. Il consiste généralement en une fusion de de deux entreprises concurrentes ou similaires. Chacune voit alors ses potentialités déjà exploitées se renforcer mais n'a nullement l'occasion de développer ce qu'elle ne faisait pas auparavant. 1 + 1 reste égal à 2.
Pour bénéficier de cette fusion, les dirigeants recherchent alors une synergie de coûts par des suppressions de doublons et la recherche d'effets d'échelle.
En maintenant le chiffre d'affaires et en coupant dans les dépenses, la nouvelle entité sort plus de résultat. La variable d'ajustement est alors le salarié qui augmente sa charge de travail pour une rémunération inchangée. L'apparent 0,75 + 0,75 = 2 est une fausse synergie. L'entité collective croît aux dépens de ses membres et fragilise donc ses fondations. Ses salariés quittent le navire ou sombrent dans une profonde anémie, la performance se dégrade avec le temps.
Dans un dernier cas enfin, le principal gain provient d'une réduction de la concurrence autorisant un accroissement des marges, au détriment du consommateur. Cette stratégie monopolistique n'est qu'une synergie illusoire puisque l'entreprise se développe en épuisant son biotope. A terme, elle en subit les contrecoups. Les consommateurs se détournent vers de nouvelles solutions plus saines.
Illustration comportementale : gagnant-gagnant
Issu de la théorie des jeux, ce vocabulaire est très employé dans le monde de la négociation et plus récemment de la communication et du management. Dans une transaction entre deux personnes, la position gagnant-gagnant est la plus vertueuse, apportant à chaque partie une victoire individuelle ainsi qu'une victoire collective : une véritable relation de confiance, germe de futures gains additionnels.
Illustration systémique : le changement de niveau 2
L'école de Palo Alto a identifié deux niveaux de changement. Le changement de niveau 1 correspond à une nouvelle combinaison de facteurs produisant un résultat différent mais de même nature, c'est le maintien de l'homéostasie. 1 + 1 = 2 .
Le changement de niveau 2 provoque une solution radicalement nouvelle qui sort du système usuel pour en créer un nouveau, c'est l'évolution. 1 + 1 = 3
Dans le monde de la publicité, la multiplication des media est de premier niveau : presse, tv, cinéma, affichage... Chacun est une nouvelle solution mais de même nature.
Le changement de niveau 2, c'est Google. On ne paie plus l'espace sans savoir ce qu'il en advient mais uniquement la transaction confirmée.
Illustration politique : droite et gauche
Mesdames, Messieurs les politiques, je suis au regret de vous informer que seule l'union des complémentaires, droite et gauche, sera porteuse de synergie pour le pays. Tant que chaque camp s'efforcera de révéler les pires faiblesses de son ennemi, la politique française restera dans la fosse à purin où elle se complaît.
1 + (-1) = 0
Dans quelques décennies ou siècles, les générations futures toiseront ces heures sombres avec le même regard que nous portons bien lapidairement sur le Moyen-Âge et traiteront ces pratiques de barbares.
Un jour viendra où Droite et Gauche définiront de grands chantiers de réforme sur lesquels elles s'entendront de manière concertée et s'engageront à les poursuivre quelles que soient les issues électorales. Cette voie imposera de dépasser les simples préoccupations égotistes et électoralistes afin d'oeuvrer pour le bien national, celui de tous, pauvres et riches, jeunes et vieux, salariés et chômeurs...
Illustration sociétale : la diversité
En combinant des profils divers, des cultures différentes, des personnalités d'horizons variés, le groupe peut transcender les individualités. Une condition néanmoins : additionner les ouvertures d'esprit et non les oeillères individuelles. Si le groupe fonctionne de manière ouverte et créative alors chacun acceptera d'explorer des zones d'inconfort personnel, en misant sur la richesse du collectif. L'intelligence collective dépassera alors la somme des intelligences individuelles. D'où l'idée que la diversité est créatrice de richesses. La synergie est à l'oeuvre.
En revanche, si le groupe se rigidifie, que chacun défend ses petites opinions sans s'aventurer au-delà de son terrain de jeu habituel alors les fermetures d'esprit se combinent pour restreindre les mouvements de l'entité globale. Cette logique du plus petit dénominateur commun conduit inexorablement à un appauvrissement du collectif.
Ce processus se vérifie systématiquement dans les groupes de créativité. Si les participants luttent et résistent, le groupe produit moins que la somme des parties. Si les participants rebondissent sur les idées, acceptent les propositions des autres, favorisent la libre circulation des idées, alors se développe un état de fluidité, parfaitement synergique. Ce type d'expérience permet de vivre la synergie, de la ressentir en tant que process et non comme concept lointain.
Illustration sportive : la victoire de l'outsider
Lorsqu'en Coupe de la Ligue une équipe de Foot de Nationale bat une équipe de Ligue 1, c'est le fruit d'une synergie. La somme des aptitudes individuelles de la première équipe étant inférieure à celle de la deuxième, elle ne peut vaincre qu'en développant une motivation supérieure, une plus grande énergie collective, une meilleure intelligence de jeu collectif.
Illustration poétique: l'union fait la force
“Autant l'union fait la force, autant la discorde expose à une prompte défaite.“ Esope
Illustration musicale : la symphonie
Le subtil mariage des instruments, la contribution de chaque timbre instrumental, leur parfaite harmonie, produit une oeuvre unique, symphonique. La partition jouée par chaque instrument est incomplète et ne révèle son sens que portée par l'ensemble de l'orchestre.
Illustration alchimique : coniunctio oppositorum
Le thème de la conjonction des contraires est au coeur du procédé alchimique. L'adam primordial, hermaphrodite, or philosophique, nait de la fusion des contraires, lune et soleil, roi et reine, jour et nuit, masculin et féminin. Comme Jung l'a superbement montré, ce procédé n'est autre que la conjonction du conscient et de l'inconscient, projeté dans la matière symbolique, et qui produit l'ascension spirituelle ou individuation.
Illustration symbolique : Tao
Yin et Yang sont réunis dans le Tao qui ordonne et régule leur mutations respectives. Etre sur la voie du Tao c'est prendre conscience que les contraires sont aussi complémentaires et vivre cette union au quotidien.
“Le Tao lui-même n'agit pas et pourtant tout se fait par lui“, dit Lao Tseu. N'est-ce pas la suprême synergie ?
Illustration spirituelle : l'illumination, l'éveil, le satori, le nirvana...
Le chemin spirituel conduit sur la voie de l'union mystique, l'union de l'Epouse, l'Âme, et de l'Epoux, le Seigneur, le Maître divin, Dieu en soi, union de la vacuité et de la plénitude. De cette union naît l'éveillé.
1+1 = Infini voire paradoxalement 1+1 = 1, l'unité étant symbole de la plénitude, de l'accomplissement. L'individu résout ses divisions, ses fragmentations, pour restaurer son unité primordiale.
A l'opposé, le schizophrène subit la division de sa personnalité en deux caractères distincts et incontrôlables.
Extase de l'envol psychique d'un côté, enfer de la prison mentale de l'autre.
Illustration individuelle : le Flow
L'homme ressent bien souvent la tension psychique entre forces contraires. Une partie de son attention est captée par une pensée récalcitrante tandis qu'une autre s'efforce d'accomplir une tâche planifiée. Il arrive aussi que ce combat intérieur cesse, que l'ensemble de l'énergie psychique se mobilise dans une seule direction, vers un seul but. C'est ce que le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi nomme le Flow, ce qu'Abraham Maslow intitule l'expérience paroxystique, un état de synergie avec soi-même où l'individu transcende ses frontières habituelles, dépasse son ego et se sent happé par une dimension supérieure, que ce soit une mission collective, la Terre ou le Cosmos.
Illustration en communication : la congruence
Lorsque communication verbale et non verbale sont concordantes, que l'intention et la parole sont en parfait alignement, la communication décuple son impact. C'est ce que Carl Rogers nomme la Congruence.
Que conclure ?
La synergie est un processus où des entités transcendent leur conditionnement individuel pour contribuer à créer une oeuvre collective d'ordre supérieur.
Merci à Lionel pour cette appel à contribution. J'ai pris un réel plaisir à explorer quelques dimensions de cette passionnante quête contemporaine de synergie.
Lecteur de ces quelques lignes, n'hésitez surtout pas à réagir/contribuer pour nourrir la réflexion autour de ce thème inépuisable.
Posté par selfway le août 24, 2006 à 12:11 AM | Synergie : illustration du concept dans Leadership, Point de vue | Commentaires (4) | TrackBack
Le Top10 du Développement Personnel
Comment fait-on pour aborder le Développement Personnel ?
Cette discipline n'est pas enseignée dans les écoles. Pourtant elle répond aux attentes d'un nombre grandissant de personnes qui ont compris qu'elles pouvaient être responsables de leur évolution.
Alors, que choisir dans l'immensité disparate et inégale des contenus disponibles ?
J'ai choisi de vous sélectionner 10 livres cultes, issus des plus grands auteurs du domaine et recouvrant les principaux courants aujourd'hui constitués : Approche centrée sur la personne, Programmation Neuro-Linguistique, Analyse Transactionnelle, Gestalt Thérapie, Approche systémique de Palo Alto...
Pour chaque livre, une fiche présente l'auteur, résume le contenu et indexe les compétences clefs qu'il permet d'approfondir plus particulièrement (créativité, communication, gestion de l'attention...).
Cette sélection est néanmoins frustrante à plusieurs titres :
- De très grands auteurs en sont absents : Milton Erickson, Karlfried Graf Durckheim, Albert Bandura, Paul Diel, Freud... et tant d'autres !
- Elle ne s'ouvre pas au grands textes spirituels qui recèlent pourtant des richesses de tout premier ordre. C'est un choix guidé par la constatation que ces textes sont plus difficiles à pénétrer et par le fait qu'ils sont parfois perçus comme dogmatiques par confusion entre religion et spiritualité.
"Développement Personnel" reste un "gros mot" pour de nombreuses entreprises, que dire alors de Développement Spirituel... !!!
Posté par selfway le juin 30, 2006 à 12:52 AM | Le Top10 du Développement Personnel dans Point de vue | Commentaires (4) | TrackBack
100 Promesses à mon enfant
En ces périodes de célébration de la naissance, voici un livre providentiel.
En effet, les 100 Promesses que Mallika Chopra adresse à ses enfants sont universelles et témoignent de la responsabilité et du bonheur d'être parent. 100 Promesses qui vont à l'essentiel et formulent un encouragement à l'amour inconditionnel, à la confiance indéfinie, deux tuteurs pour une croissance épanouie de l'enfant.
Un livre dont le moindre des mérites n'est pas de souffler la question :
"Suis-je bien la maman / le papa que je rêve d'être ?"
Sur le mode du conte poétique, anecdotique aussi parfois, ces 100 Promesses inspirent et illustrent superbement la grandeur d'être parent. Il serait dommage de ne pas en profiter pour ces fêtes de fin d'année.
100 Promesses à mon enfant , paru chez InterEditions.
Posté par selfway le décembre 22, 2005 à 08:45 PM | 100 Promesses à mon enfant dans Coup de coeur, Point de vue | Commentaires (0) | TrackBack
Bhagavad Gita and Management, by M.P. Bhattathiri
Un lecteur indien de SELFWAY m'a proposé sa contribution, un commentaire éclairé de la Bhagavad Gita mettant en lumière les enseignements de ce texte sacré pour le manager d'aujourd'hui, qu'il soit occidental ou oriental.
Je ne peux résister à l'envie de partager avec vous cette vision indienne du management selon la Bhagavad Gita, précieux guide pour le management par les valeurs... et pour le développement de soi !
Bhagavad Gita and Management,
by M.P. Bhattathiri, Retired Chief Technical Examiner , Govt. of Kerala, India
"Mind is very restless, forceful and strong, O Krishna, it is more difficult to control the mind than to control the wind" ~ Arjuna to Sri Krishna
Introduction
The ancient Hindu philosophy of keepiing mind and body for the well being, has entered the managerial, medical and judicial domain of the world. Today it has found its place as an alternative to the theory of modern management and also as a means to bring back the right path of peace and prosperity for the human beings. One of the greatest contributions of India to the world is Holy Gita which is considered to be one of the first revelations from God. The Bhagavad-Gita is the essence of Vedic Literature and a complete guide to practical life. It provides “all that is needed to raise the consciousness of man to the highest possible level.” , reveals the deep, universal truths of life that speak to the needs and aspirations of everyone. Arjuna got mentally depressed when he saw his relatives with whom he has to fight.( Mental health has become a major international public health concern now). To motivate him the Bhagavad Gita is preached in the battle field Kurukshetra by Lord Krishna to Arjuna as a counseling to do his duty while multitudes of men stood by waiting . It has got all the management tactics to achieve the mental equilibrium and to overcome any crisis situation. The Bhagavad Gita can be experienced as a powerful catalyst for transformation. Bhagavad gita means song of the Spirit, song of the Lord. The Holy Gita has become a secret driving force behind the unfoldment of one's life. In the days of doubt this divine book will support all spiritual search.This divine book will contribute to self reflection, finer feeling and deepen one's inner process. Then life in the world can become a real education—dynamic, full and joyful—no matter what the circumstance. May the wisdom of loving consciousness ever guide us on our journey. What makes the Holy Gita a practical psychology of transformation is that it offers us the tools to connect with our deepest intangible essence and we must learn to participate in the battle of life w ith right knowledge.
The Holy Gita is the essence of the Vedas, Upanishads. It is a universal scripture applicable to people of all temperaments and for all times. It is a book with sublime thoughts and practical instructions on Yoga, Devotion, Vedanta and Action. It is profound in thought and sublime in heights of vision. It brings peace and solace to souls that are afflicted by the three fires of mortal existence, namely, afflictions caused by one’s own body (disease etc), those caused by beings around one (e.g. wild animals, snakes etc.), and those caused by the gods (natural disasters, earth-quakes, floods etc).
Mind can be one's friend or enemy. Mind is the cause for both bondage and liberation. The word mind is derived from man to think and the word man derived from manu (sanskrit word for man).
"The Supreme Lord is situated in everyone's heart, O Arjuna, and is directing the wanderings of all living entities, who are seated as on a machine, made of the material energy."
There is no theory to be internalized and applied in this psychology. Ancient practices spontaneously induce what each person needs as the individual and the universal coincide. The work proceeds through intellectual knowledge of the playing field(jnana yoga), emotional devotion to the ideal(bhakti yoga) and right action that includes both feeling and knowledge(karma yoga). With ongoing purification we approach wisdom. The Bhagavad Gita is a message addressed to each and every human individual to help him or her to solve the vexing problem of overcoming the present and progressing towards a bright future. Within its eighteen chapters is revealed a human drama. This is the experience of everyone in this world, the drama of the ascent of man from a state of utter dejection, sorrow and total breakdown and hopelessness to a state of perfect understanding, clarity, renewed strength and triumph.
Management
Management has become a part and parcel of everyday life, be it at home, in the office or factory and in Government. In all organizations, where a group of human beings assemble for a common purpose, management principles come into play through the management of resources, finance and planning, priorities, policies and practice. Management is a systematic way of carrying out activities in any field of human effort.
Its task is to make people capable of joint performance, to make their weaknesses irrelevant, says the Management Guru Peter Drucker. It creates harmony in working together - equilibrium in thoughts and actions, goals and achievements, plans and performance, products and markets. It resolves situations of scarcity, be they in the physical, technical or human fields, through maximum utilization with the minimum available processes to achieve the goal. Lack of management causes disorder, confusion, wastage, delay, destruction and even depression. Managing men, money and materials in the best possible way, according to circumstances and environment, is the most important and essential factor for a successful management.
Management guidelines from the Bhagavad Gita
There is an important distinction between effectiveness and efficiency in managing.
· Effectiveness is doing the right things.
· Efficiency is doing things right.
The general principles of effective management can be applied in every field, the differences being more in application than in principle. The Manager's functions can be summed up as:
· Forming a vision
· Planning the strategy to realise the vision.
· Cultivating the art of leadership.
· Establishing institutional excellence.
· Building an innovative organisation.
· Developing human resources.
· Building teams and teamwork.
· Delegation, motivation, and communication.
· Reviewing performance and taking corrective steps when called for.
Thus, management is a process of aligning people and getting them committed to work for a common goal to the maximum social benefit - in search of excellence.
The critical question in all managers’ minds is how to be effective in their job. The answer to this fundamental question is found in the Bhagavad Gita, which repeatedly proclaims that “you must try to manage yourself.” The reason is that unless a manager reaches a level of excellence and effectiveness, he or she will be merely a face in the crowd.
Old truths in a new context
The Bhagavad Gita, written thousands of years ago, enlightens us on all managerial techniques leading us towards a harmonious and blissful state of affairs in place of the conflict, tensions, poor productivity, absence of motivation and so on, common in most of Indian enterprises today – and probably in enterprises in many other countries.
The modern (Western) management concepts of vision, leadership, motivation, excellence in work, achieving goals, giving work meaning, decision making and planning, are all discussed in the Bhagavad Gita. There is one major difference. While Western management thought too often deals with problems at material, external and peripheral levels, the Bhagavad Gita tackles the issues from the grass roots level of human thinking. Once the basic thinking of man is improved, it will automatically enhance the quality of his actions and their results.
The management philosophy emanating from the West, is based on the lure of materialism and on a perennial thirst for profit, irrespective of the quality of the means adopted to achieve that goal. This phenomenon has its source in the abundant wealth of the West and so 'management by materialism' has caught the fancy of all the countries the world over, India being no exception to this trend. My country, India, has been in the forefront in importing these ideas mainly because of its centuries old indoctrination by colonial rulers, which has inculcated in us a feeling that anything Western is good and anything Indian is inferior.
The result is that, while huge funds have been invested in building temples of modem management education, no perceptible changes are visible in the improvement of the general quality of life - although the standards of living of a few has gone up. The same old struggles in almost all sectors of the economy, criminalisation of institutions, social violence, exploitation and other vices are seen deep in the body politic.
The source of the problem
The reasons for this sorry state of affairs are not far to seek. The Western idea of management centres on making the worker (and the manager) more efficient and more productive. Companies offer workers more to work more, produce more, sell more and to stick to the organisation without looking for alternatives. The sole aim of extracting better and more work from the worker is to improve the bottom-line of the enterprise. The worker has become a hireable commodity, which can be used, replaced and discarded at will.
Thus, workers have been reduced to the state of a mercantile product. In such a state, it should come as no surprise to us that workers start using strikes (gheraos) sit-ins, (dharnas) go-slows, work-to-rule etc. to get maximum benefit for themselves from the organisations. Society-at-large is damaged. Thus we reach a situation in which management and workers become separate and contradictory entities with conflicting interests. There is no common goal or understanding. This, predictably, leads to suspicion, friction, disillusion and mistrust, with managers and workers at cross purposes. The absence of human values and erosion of human touch in the organisational structure has resulted in a crisis of confidence.
Western management philosophy may have created prosperity – for some people some of the time at least - but it has failed in the aim of ensuring betterment of individual life and social welfare. It has remained by and large a soulless edifice and an oasis of plenty for a few in the midst of poor quality of life for many.
Hence, there is an urgent need to re-examine prevailing management disciplines - their objectives, scope and content. Management should be redefined to underline the development of the worker as a person, as a human being, and not as a mere wage-earner. With this changed perspective, management can become an instrument in the process of social, and indeed national, development.
Now let us re-examine some of the modern management concepts in the light of the Bhagavad Gita which is a primer of management-by-values.
Utilisation of available resources The first lesson of management science is to choose wisely and utilise scarce resources optimally. During the curtain raiser before the Mahabharata War, Duryodhana chose Sri Krishna's large army for his help while Arjuna selected Sri Krishna's wisdom for his support. This episode gives us a clue as to the nature of the effective manager - the former chose numbers, the latter, wisdom.
Work commitment
A popular verse of the Gita advises “detachment” from the fruits or results of actions performed in the course of one's duty. Being dedicated work has to mean “working for the sake of work, generating excellence for its own sake.” If we are always calculating the date of promotion or the rate of commission before putting in our efforts, then such work is not detached. It is not “generating excellence for its own sake” but working only for the extrinsic reward that may (or may not) result.
Working only with an eye to the anticipated benefits, means that the quality of performance of the current job or duty suffers - through mental agitation of anxiety for the future. In fact, the way the world works means that events do not always respond positively to our calculations and hence expected fruits may not always be forthcoming. So, the Gita tells us not to mortgage present commitment to an uncertain future.
Some people might argue that not seeking the business result of work and actions, makes one unaccountable. In fact, the Bhagavad Gita is full of advice on the theory of cause and effect, making the doer responsible for the consequences of his deeds. While advising detachment from the avarice of selfish gains in discharging one's accepted duty, the Gita does not absolve anybody of the consequences arising from discharge of his or her responsibilities.
Thus the best means of effective performance management is the work itself. Attaining this state of mind (called “nishkama karma”) is the right attitude to work because it prevents the ego, the mind, from dissipation of attention through speculation on future gains or losses.
Motivation – self and self-transcendence
It has been presumed for many years that satisfying lower order needs of workers - adequate food, clothing and shelter, etc. are key factors in motivation. However, it is a common experience that the dissatisfaction of the clerk and of the Director is identical - only their scales and composition vary. It should be true that once the lower-order needs are more than satisfied, the Director should have little problem in optimising his contribution to the organisation and society. But more often than not, it does not happen like that. (“The eagle soars high but keeps its eyes firmly fixed on the dead animal below.”) On the contrary, a lowly paid schoolteacher, or a self-employed artisan, may well demonstrate higher levels of self-actualisation despite poorer satisfaction of their lower-order needs.
This situation is explained by the theory of self-transcendence propounded in the Gita. Self-transcendence involves renouncing egoism, putting others before oneself, emphasising team work, dignity, co-operation, harmony and trust – and, indeed potentially sacrificing lower needs for higher goals, the opposite of Maslow.
“Work must be done with detachment.” It is the ego that spoils work and the ego is the centrepiece of most theories of motivation. We need not merely a theory of motivation but a theory of inspiration.
The Great Indian poet, Rabindranath Tagore (1861-1941, known as "Gurudev") says working for love is freedom in action. A concept which is described as “disinterested work" in the Gita where Sri Krishna says,
“He who shares the wealth generated only after serving the people, through work done as a sacrifice for them, is freed from all sins. On the contrary those who earn wealth only for themselves, eat sins that lead to frustration and failure.”
Disinterested work finds expression in devotion, surrender and equipoise. The former two are psychological while the third is determination to keep the mind free of the dualistic (usually taken to mean "materialistic") pulls of daily experiences. Detached involvement in work is the key to mental equanimity or the state of “nirdwanda.” This attitude leads to a stage where the worker begins to feel the presence of the Supreme Intelligence guiding the embodied individual intelligence. Such de-personified intelligence is best suited for those who sincerely believe in the supremacy of organisational goals as compared to narrow personal success and achievement.
Work culture
An effective work culture is about vigorous and arduous efforts in pursuit of given or chosen tasks. Sri Krishna elaborates on two types of work culture – “daivi sampat” or divine work culture and “asuri sampat” or demonic work culture.
· Daivi work culture - involves fearlessness, purity, self-control, sacrifice, straightforwardness, self-denial, calmness, absence of fault-finding, absence of greed, gentleness, modesty, absence of envy and pride.
· Asuri work culture - involves egoism, delusion, personal desires, improper performance, work not oriented towards service.
Mere work ethic is not enough. The hardened criminal exhibits an excellent work ethic. What is needed is a work ethic conditioned by ethics in work.
It is in this light that the counsel, “yogah karmasu kausalam” should be understood. “Kausalam” means skill or technique of work which is an indispensable component of a work ethic. “Yogah” is defined in the Gita itself as “samatvam yogah uchyate” meaning an unchanging equipoise of mind (detachment.) Tilak tells us that acting with an equable mind is Yoga.
(Bal Gangadhar Tilak, 1856-1920, the precursor of Gandhiji, hailed by the people of India as "Lokmanya," probably the most learned among the country's political leaders. For a description of the meanings of the word "Yoga", see foot of this page.)
By making the equable mind the bed-rock of all actions, the Gita evolved the goal of unification of work ethic with ethics in work, for without ethical process no mind can attain an equipoise. The guru, Adi Sankara (born circa 800 AD), says that the skill necessary in the performance of one's duty is that of maintaining an evenness of mind in face of success and failure. The calm mind in the face of failure will lead to deeper introspection and see clearly where the process went wrong so that corrective steps could be taken to avoid shortcomings in future.
The principle of reducing our attachment to personal gains from the work done is the Gita’s prescription for attaining equanimity. It has been held that this principle leads to lack of incentive for effort, striking at the very root of work ethic. To the contrary, concentration on the task for its own sake leads to the achievement of excellence – and indeed to the true mental happiness of the worker. Thus, while commonplace theories of motivation may be said to lead us to the bondage or extrinsic rewards, the Gita’s principle leads us to the intrinsic rewards of mental, and indeed moral, satisfaction.
Work results
The Gita further explains the theory of “detachment” from the extrinsic rewards of work in saying:
· If the result of sincere effort is a success, the entire credit should not be appropriated by the doer alone.
· If the result of sincere effort is a failure, then too the entire blame does not accrue to the doer.
The former attitude mollifies arrogance and conceit while the latter prevents excessive despondency, de-motivation and self-pity. Thus both these dispositions safeguard the doer against psychological vulnerability, the cause of the modem managers' companions of diabetes, high blood pressure and ulcers.
Assimilation of the ideas of the Gita leads us to the wider spectrum of “lokasamgraha” (general welfare) but there is also another dimension to the work ethic - if the “karmayoga” (service) is blended with “bhaktiyoga” (devotion), then the work itself becomes worship, a “sevayoga" (service for its own sake.)
Along with bhakti yoga as a means of liberation, the Gita espouses the doctrine of nishkamya karma or pure action untainted by hankering after the fruits resulting from that action. Modern scientists have now understood the intuitive wisdom of that action in a new light.
Scientists at the US National Institute of Mental Health in Bethesda, found that laboratory monkeys that started out as procrastinators, became efficient workers after they received brain injections that suppressed a gene linked to their ability to anticipate a reward.The scientists reported that the work ethic of rhesus macaques wasn't all that different from that of many people: "If the reward is not immediate, you procrastinate", Dr Richmond told LA Times.
(This may sound a peculiarly religious idea but it has a wider application. It could be taken to mean doing something because it is worthwhile, to serve others, to make the world a better place – ed.)
Manager's mental health
Sound mental health is the very goal of any human activity - more so management. Sound mental health is that state of mind which can maintain a calm, positive poise, or regain it when unsettled, in the midst of all the external vagaries of work life and social existence. Internal constancy and peace are the pre-requisites for a healthy stress-free mind.
Some of the impediments to sound mental health are:
· Greed - for power, position, prestige and money.
· Envy - regarding others' achievements, success, rewards.
· Egotism - about one's own accomplishments.
· Suspicion, anger and frustration.
· Anguish through comparisons.
The driving forces in today's businesses are speed and competition. There is a distinct danger that these forces cause erosion of the moral fibre, that in seeking the end, one permits oneself immoral means - tax evasion, illegitimate financial holdings, being “economical with the truth”, deliberate oversight in the audit, too-clever financial reporting and so on. This phenomenon may be called as “yayati syndrome”.
In the book, the Mahabharata, we come across a king by the name of Yayati who, in order to revel in the endless enjoyment of flesh exchanged his old age with the youth of his obliging youngest son for a thousand years. However, he found the pursuit of sensual enjoyments ultimately unsatisfying and came back to his son pleading him to take back his youth. This “yayati syndrome” shows the conflict between externally directed acquisitions (extrinsic motivation) and inner value and conscience (intrinsic motivation.)
Management needs those who practise what they preach “Whatever the excellent and best ones do, the commoners follow,” says Sri Krishna in the Gita. The visionary leader must be a missionary, extremely practical, intensively dynamic and capable of translating dreams into reality. This dynamism and strength of a true leader flows from an inspired and spontaneous motivation to help others. "I am the strength of those who are devoid of personal desire and attachment. O Arjuna, I am the legitimate desire in those, who are not opposed to righteousness," says Sri Krishna in the 10th Chapter of the Gita.
In conclusion
The despondency of Arjuna in the first chapter of the Gita is typically human. Sri Krishna, by sheer power of his inspiring words, changes Arjuna's mind from a state of inertia to one of righteous action, from the state of what the French philosophers call “anomie” or even alienation, to a state of self-confidence in the ultimate victory of “dharma” (ethical action.)
When Arjuna got over his despondency and stood ready to fight, Sri Krishna reminded him of the purpose of his new-found spirit of intense action - not for his own benefit, not for satisfying his own greed and desire, but for the good of many, with faith in the ultimate victory of ethics over unethical actions and of truth over untruth.
Sri Krishna's advice with regard to temporary failures is, “No doer of good ever ends in misery.” Every action should produce results. Good action produces good results and evil begets nothing but evil. Therefore, always act well and be rewarded.
My purport is not to suggest discarding of the Western model of efficiency, dynamism and striving for excellence but to tune these ideals to India's holistic attitude of “lokasangraha” - for the welfare of many, for the good of many. There is indeed a moral dimension to business life. What we do in business is no different, in this regard, to what we do in our personal lives. The means do not justify the ends. Pursuit of results for their own sake, is ultimately self-defeating. (“Profit,” said Matsushita-san in another tradition, “is the reward of correct behaviour.” – ed.)
M.P.Bhattathiri.
A note on the word "yoga".
Yoga has two different meanings - a general meaning and a technical meaning. The general meaning is the joining together or union of any two or more things. The technical meaning is “a state of stability and peace and the means or practices which lead to that state." The Bhagavad Gita uses the word with both meanings.
What scholars say about Holy Gita.
"When I read the Bhagavad-Gita and reflect about how God created this universe everything else seems so superfluous."
Albert Einstein
"When doubts haunt me, when disappointments stare me in the face, and I see not one ray of hope on the horizon, I turn to Bhagavad-gita and find a verse to comfort me; and I immediately begin to smile in the midst of overwhelming sorrow. Those who meditate on the Gita will derive fresh joy and new meanings from it every day."
Mahatma Gandhi
"In the morning I bathe my intellect in the stupendous and cosmogonal philosophy of the Bhagavad-gita, in comparison with which our modern world and its literature seem puny and trivial."
Henry David Thoreau
"The Bhagavad-Gita has a profound influence on the spirit of mankind by its devotion to God which is manifested by actions."
Dr. Albert Schweitzer
"The Bhagavad-Gita is a true scripture of the human race a living creation rather than a book, with a new message for every age and a new meaning for every civilization."
Sri Aurobindo
"The idea that man is like unto an inverted tree seems to have been current in by gone ages. The link with Vedic conceptions is provided by Plato in his Timaeus in which it states 'behold we are not an earthly but a heavenly plant.' This correlation can be discerned by what Krishna expresses in chapter 15 of Bhagavad-Gita."
Carl Jung
"The Bhagavad-Gita deals essentially with the spiritual foundation of human existence. It is a call of action to meet the obligations and duties of life; yet keeping in view the spiritual nature and grander purpose of the universe."
Prime Minister Nehru
"The marvel of the Bhagavad-Gita is its truly beautiful revelation of life's wisdom which enables philosophy to blossom into religion."
Herman Hesse
"I owed a magnificent day to the Bhagavad-gita. It was the first of books; it was as if an empire spoke to us, nothing small or unworthy, but large, serene, consistent, the voice of an old intelligence which in another age and climate had pondered and thus disposed of the same questions which exercise us."
Ralph Waldo Emerson
"In order to approach a creation as sublime as the Bhagavad-Gita with full understanding it is necessary to attune our soul to it."
Rudolph Steiner
"From a clear knowledge of the Bhagavad-Gita all the goals of human existence become fulfilled. Bhagavad-Gita is the manifest quintessence of all the teachings of the Vedic scriptures."
Adi Shankara
"The Bhagavad-Gita is the most systematic statement of spiritual evolution of endowing value to mankind. It is one of the most clear and comprehensive summaries of perennial philosophy ever revealed; hence its enduring value is subject not only to India but to all of humanity."
Aldous Huxley
"The Bhagavad-Gita was spoken by Lord Krishna to reveal the science of devotion to God which is the essence of all spiritual knowledge. The Supreme Lord Krishna's primary purpose for descending and incarnating is relieve the world of any demoniac and negative, undesirable influences that are opposed to spiritual development, yet simultaneously it is His incomparable intention to be perpetually within reach of all humanity."
Ramanuja
Ref : bbt.org, kamakoti.org, amritapuri.org, sai.org, chinmaya.org, vivekananda.org, spirituality.indiatimes.com
Written by M.P.Bhattathiri.
Un grand merci à lui !
Posté par selfway le novembre 14, 2005 à 04:39 PM | Bhagavad Gita and Management, by M.P. Bhattathiri dans Point de vue | Commentaires (0) | TrackBack
Le developpement personnel des hommes politiques en question
Philippe Lemoine, Président de Laser et Co-Président des Galeries Lafayettes, est aussi l'animateur d'un groupe de réflexion sur la modernité, de son impact sur nos vies, des transformations engendrées par les nouvelles technologies, une contribution initiée en 1998 qui vise à alimenter le débat public. Dans Liberation et sur le blog Modernité On-Off, il a publié un article positionnant la problématique qui sera abordée lors de la conférence de Lundi soir au Théatre du Rond Point. (Guichet fermé ;-( ).
Cet article pose l'excellente question de la maturité psychologique de nos dirigeants politiques qui, avouons-le, n'est guère abordée dans les medias. La réponse est pourtant simple : A les voir se segmenter en Droite/Gauche, se chamailler sur des problématiques sur lesquelles ils sont, sur le fond, profondément d'accord, se battre pour montrer à tout prix qu'ils ont raison, il apparaît de toute évidence, comme le note très justement Philippe Lemoine, que ces politiques-là ne témoignent guère d'un profond cheminement personnel. Les comparer à Nelson Mandela ou Gandhi serait déplacé, mais avouons que même face à Tony Blair ou Jose Luis Zapatero, ils manquent d'envergure.
Il semble que nos dirigeants n'aient pas une vision claire de ce qui fait un grand leader. Qu'ils s'intéressent au travail de Thierry Pauchant, titulaire de la Chaire de Management Ethique à HEC Montréal. Depuis plusieurs années, il dirige la création d'une base de 100 "leadographies". Parmi les critères de sélection des leaders "candidats", l'obligatoire atteinte du seuil de "self-actualization" de Maslow.
Comment savoir si c'est le cas ?
Un individu "self-actualizé" est spontané, enthousiaste, profondément éthique, il sait concilier les contraires et gérer les paradoxes. Il est parfaitement authentique, très curieux, adepte de la diversité, créatif et ouvert aux autres.
Pour le descriptif complet, lire Motivation and Personality ou Vers une psychologie de l’être, d'Abraham Maslow
On est loin du compte !
Technorati Tags: Developpement personnel, Leadership, Politiques
Posté par selfway le octobre 9, 2005 à 01:31 AM | Le developpement personnel des hommes politiques en question dans Capital Humain, Point de vue | Commentaires (2) | TrackBack
Etre ou avoir ?
Courrier International consacre un article à ce sujet. Selon les psychologues américains E. Diener et D. Myers, le matérialisme serait un ennemi du bonheur. La consommation forcenée ne mènerait donc pas au bien-être psychique, au développement personnel.
Entendons-nous bien, à une heure où la richesse est toujours plus concentrée et la pauvreté omniprésente sur la planète, le matérialisme ne signifie certainement pas manger à sa faim. Non, il s'agit bien du désir d'accumuler les richesses et les possessions, ce "toujours plus" dont notre société occidentale s'est faite championne, la bien nommée société de consommation.
Est-ce un scoop ? Pas vraiment, mais aujourd'hui seules les données scientifiques, validées et démontrées, ont la capacité d'infléchir les comportements, alors peut-être qu'elles porteront à réflexion. Des études sociologiques notent la lente prise de distance vis-à-vis de la consommation de la part de certaines typologies de population. Ce sont les fameux Créatifs Culturels, individus aisés à la recherche de l'Être, fatigués de l'Avoir.
Alors Etre ou Avoir ? Faut-il choisir ?
Etre et Avoir ne seraient-ils pas conciliables ?
C'est peut-être ce que s'est dit l'instituteur de cette classe d'un petit village français, vedette malgré lui du documentaire de Nicolas Philibert. Etre et Avoir a connu un tel succès que l'instituteur est maintenant en procès pour récupérer une part des bénéfices du film... comme quoi le titre était prémonitoire !
Je doute que ce glissement de l'Être vers l'Avoir lui ai apporté le bonheur espéré... Remarquez, la position du réalisateur n'est guère brillante. Pensait-il un seul instant réaliser de tels scores ? Ne serait-il pas légitime de récompenser ces petits écoliers responsables de son succès ?
Ah non, dira-t-on dans les "milieux autorisés", il en va de la survie du genre documentaire. Les réalisateurs de Microcosmos et de La Marche de l'Empereur avaient eu plus de flair ! Ce n'est pas demain qu'on verra les chenilles processionnaires et les manchots empereurs réclamer leur dû.
Posté par selfway le septembre 30, 2005 à 06:04 PM | Etre ou avoir ? dans Point de vue | Commentaires (3) | TrackBack
Le Blog du livre "Mieux vivre avec ses émotions"
La lutte Blog-Media a déjà fait couler beaucoup d'encre et noircit nombre de pixels, certains prédisant la fin des medias de masse au profit de cette nouvelle forme de communication de proximité, plus spontanée, réactive, directe et moins hiérarchisée. Le débat reste ouvert. L'émergence de nouveaux acteurs créant des réseaux de blogs ne ruinera pas forcément le modèle économique de leurs ancêtres. Au mieux, une fois établis, ces réseaux constitueront de bien belles proies...
Du côté Blog-Livre, de nombreux exemples viennent au contraire illustrer leur complémentarité. Avec sa simplicité d'exécution et son interactivité, le blog offre au livre un outil particulièrement attractif, contrairement à ce qu'était l'Internet de première génération qui n'a jamais su se marier avec le monde du livre, si ce n'est en créant de nouveaux canaux de distribution (n'est-ce pas Amazon...). L'opposition des auteurs à l'initiative Google Print illustre parfaitement le schéma qui prédomine, la peur de violation du sacro-saint copyright.
Avec l'Internet 2.0, la donne est différente. Les premiers à avoir expérimenté cette synergie Livre-Blog sont les geeks, blogueurs de première heure.
Citons :
- Julien Codorniou et Cyrille de Lasteyrie sur la formidable Kelkoo story. Le blog Kelbook est un espace de partage de leur aventure éditoriale, parfaitement intégré dans une logique de buzz
- Loïc Le Meur, proposant sur son blog de nombreux chapitres de son livre "Blogs pour les Pros", avant parution, donne aux lecteurs la possibilité d'enrichir son contenu ou simplement de réagir. Loïc exploite les potentialités collaboratives de son blog et montre ainsi l'exemple.
De telles pratiques sont encore rares en Littérature Générale, en Edition Pratique ou au sein d'autres familles d'ouvrages. Le Blog du livre "Mieux vivre avec ses émotions" de Didier Hauvette et Christie Vanbremeersch, paru aux Editions Eyrolles, fait donc figure de pionnier. Elaboré par une professionnelle de l'édition, Emmanuelle Kambourian, le blog apporte un complément réel au livre, de la dynamique, de l'interactivité.
Nul doute que cette synergie se généralisera, pour le plus grand bénéfice de tous, auteurs, lecteurs et éditeurs.
Technorati Tags: Developpement personnel, Edition
Posté par selfway le septembre 24, 2005 à 12:42 AM | Le Blog du livre "Mieux vivre avec ses émotions" dans Point de vue | Commentaires (0) | TrackBack
L'homme est à l'Ouest
L'homme est à l'Ouest
Cherchant son Est
Il perd le Nord
Oublie son Sud
L'âme est au Centre
Trésor caché
Qui révélé
Restaure la Vie
Posté par selfway le juillet 27, 2005 à 03:55 PM | L'homme est à l'Ouest dans Point de vue | Commentaires (0) | TrackBack
Vibrons au son des grands discours
"Prenez des risques, ne soyez jamais parmi ces âmes froides et timides qui ne connaissent ni la victoire, ni la défaite"
Theodore Roosevelt, cité par SAS le Prince Albert II de Monaco lors du discours de son avènement, le 12 Juillet 2005
L'exercice auquel vient de se livrer SAS est l'un des moments les plus forts de la vie politique, l'expression de la vision d'un homme pour le développement de son pays, de sa communauté. C'est le même exercice que celui du patron qui expose la vision stratégique de son entreprise et c'est l'une des rares occasions de percer l'identité profonde de ces grands hommes et femmes qui nous gouvernent.
No limit !
Contrairement à de nombreux discours rituels, le discours d'investiture est celui qui ne fixe pas de contraintes. Libre à son auteur de fixer son cadre lui-même, puisqu'il est tout puissant, d'en explorer toute la richesse, d'exprimer, ou non, sa profonde empathie pour le peuple dont il a la charge.
C'est donc le discours qui peut le plus éveiller toute l'étendue de nos profondes capacités réceptives, stimuler nos neurones, toucher notre coeur, bousculer notre foie, secouer notre moelle, bercer nos cellules, caresser nos chromosomes, agiter nos atomes, faire vibrer nos particules élémentaires.
Recevoir un tel discours ce n'est pas entendre ni écouter, c'est vibrer et résonner.
Alors, si vous souhaitez tester votre résonance,
voici le discours de SAS le Prince Albert II de Monaco,
et l'allocution de Laurence Parisot, nouvellement élue à la Présidence du MEDEF.
Technorati Tags: SAS le Prince Albert II, Laurence Parisot
Posté par selfway le juillet 14, 2005 à 02:42 PM | Vibrons au son des grands discours dans Point de vue | Commentaires (0) | TrackBack
Un vent d'éthique
"L'éthique en entreprise, levier de performance pour le management stratégique" : Ce titre est celui d'un programme de formation qui a lieu ces jours-ci à Abidjan, Côte d'Ivoire. Comme le reporter d'AllAfrica le mentionne si justement : "...l'éthique est axée sur le développement de la personne et donne vie à l'entreprise".
Les initiatives semblent se multiplier dans ce sens, le sommet culminant de ce nouveau paysage étant la Chaire de Management Ethique créée en mars 2003 à HEC Montréal et dirigée par un français émigré, Thierry Pauchant.
Le programme et les objectifs de cette chaire auraient été qualifiés d'utopiques il y a encore quelques années. Peut-être le sont-ils ici, en France, où de telles initiatives tardent à éclore.
Jugez-en par vous-même :
"Espoir...
Voici l'esprit dans lequel s'enracinent les travaux de la Chaire.
Espoir.
que les personnes puissent s'épanouir au travail et non y tomber malade.
Espoir.
que les profits des entreprises soient plus justement distribués et puissent ainsi combler l'écart grandissant entre les riches et les pauvres.
Espoir.
que les produits et les services des organisations ne nuisent pas à l'environnement naturel afin que nous n'offrions pas un cadeau empoisonné à nos enfants.
Espoir.
que les hommes et les femmes au travail puissent vivre une vie plus intégrée et mettre à profit toutes leurs aspirations et leurs talents."
Lire le discours inaugural complet
Nos grandes écoles continuent à former de futurs managers ambitieux, conquérants, ayant pour socle de référence la compétition. Et l'on s'étonne ensuite lorsque certains dirigeants tentent de prôner le dialogue, la coopération, la responsabilité partagée, de rencontrer l'échec. Nul besoin d'enseigner l'ambition à un jeune, il l'a intrinsèquement comme pulsion de vie, de croissance et d'ouverture au monde. L'instinct de coopération aussi, à la différence près que vingt années d'enseignement ayant privilégié un système compétitif laissent des séquelles profondes. Sans un travail approfondi de désapprentissage, ce système restera le référentiel pour la vie.
J'aime à croire que ces 5 Espoirs correspondent aujourd'hui aux aspirations de nombreux citoyens du monde, en particulier des jeunes générations et des plus défavorisés. Les adultes, dirigeants, responsables politiques de tous bords ne souhaitent-ils pas se montrer à la hauteur de ces attentes. Ne peuvent-ils pas relever ce défi ?
Pour l'illustrer : Live8, the Long Walk to Justice .
(Amis blogueurs, vous pouvez signaler votre soutien en publiant un tag live8, voir l'article de David Sifry, Technorati)
Mesdames et Messieurs les dirigeants, je suis au regret de vous informer que l'aveuglement de votre si haute position vous prive de la vision du changement de plan de conscience qui s'opère, et dont le barycentre est une fois de plus le continent nord-américain.
Vous aimez parler de leadership ? Le leader mène, il ne suit pas !
Réveillez-vous c'est l'heure !
S'attaquer à ces défis nécessitera de progresser sur la voie de l'Eveil spirituel... mais pour cela, commencez par vous Réveiller. Des problèmes qui paraissent insolubles à un certain niveau, deviennent solubles à un niveau supérieur de conscience. Vous qui souhaitez diriger et réformer le monde, commencez donc par vous réformer vous-même et alors peut-être l'étincelle jaillira.
Technorati Tags: Afrique, Developpement personel, Ethique, Eveil spirituel, live8, live8 paris
Technorati Tags: Afrique, Developpement personel, Ethique, Eveil spirituel, live8, live8 paris
Posté par selfway le juin 23, 2005 à 11:41 AM | Un vent d'éthique dans Coup de coeur, Point de vue | Commentaires (0) | TrackBack
Initiation au Développement Personnel - 2 : La Communication Non Violente
Après une entrée en matière consacrée au mind mapping, technique de représentation visuelle d'un grand secours dans ce monde complexe, est venu le temps de parler communication. N'est-ce pas là l'un des sujets les plus excitants mais aussi les plus frustrants ? Qui peut prétendre atteindre un niveau de qualité de communication le prémunissant d'incompréhension, de conflits ou d'échec ?
A ce titre, je trouve toujours saisissante et encourageante la vision du monde qu'on les jeunes générations : un monde où régnerait la paix, l'harmonie, le respect de la Terre et des autres, de toutes origines, de toutes convictions. Qu'en est-il quelques années plus tard quand ces jeunes ont grandi à leur tour ? Trop souvent, ils rentrent dans le moule bâti par les générations précédentes et reproduisent les mêmes schémas, les mêmes erreurs aussi. Les anciens rêves d'un monde meilleur sont alors déportés au camp des utopies de jeunesse, dans les geôles de la "raison".
Aujourd'hui, pour qui souhaite conserver ses rêves d'harmonie, il est grand temps de se consacrer à la Communication Non Violente, aussi dénommée Langage du coeur. Il est possible en effet, dans la vie privée ou dans un cadre professionnel, quelque soit le métier occupé, quelque soit le niveau hiérarchique, quelque soit le parcours professionnel, d'adopter des pratiques de communication favorisant le respect des autres et de soi, l'écoute et la paix dans les rapports humains. Ne pas s'y engager relève désormais d'une responsabilité personnelle, celle de laisser perdurer les conflits, la lutte des camps, là où l'union de toutes les forces est devenue si nécessaire.
Alors, Communication Non Violente, qui es-tu ?
La Communication Non Violente est une méthode de communication qui a été développée par Marshall Rosenberg, Docteur en Psychologie américain et fidèle défenseur de la paix, médiateur oeuvrant pour la résolution des conflits dans le monde, Rosenberg estime que la violence prend naissance dans les échanges interpersonnels. Il a mis en évidence des séquences de communication, des attitudes et des maladresses qui généraient de la violence, ce qui lui a permis de proposer une méthodologie efficace, évitant ces pièges, la Communication Non Violente.
Comment ça marche ?
La première étape consiste à maîtriser la tendance naturelle à tout juger en permanence. Pour certains cette propension est si aiguë qu'ils en finissent par confondre observation et évaluation, dans un amalgame d'un grand danger. Pour un même événement qui pourrait par exemple être un énervement consécutif au retard d'un ami à un rendez-vous, il n'est en effet pas comparable de dire :
- "Une fois de plus, tu n'honores pas tes engagements !"
- "On ne peut jamais te faire confiance, tu te moques vraiment du monde !"
Dans le premier cas, des faits, marqués par de l'agacement. Dans le deuxième cas, une généralisation abusive qui devient rapidement insultante puisqu'atteignant l'Être, plus encore que le comportement en cause.
La deuxième axe de travail regarde l'authenticité. La communication gagne à mesure que progresse la sincérité du rapport humain. Cacher ses sentiments, voiler ses besoins, enfouir ses attentes sont des attitudes qui ne donneront pas à la communication l'occasion de se construire sur des bases saines .
> Trop souvent, nous étouffons des sentiments sous prétexte qu'ils ne sont pas adaptés, avouables. La CNV propose d'exprimer ses sentiments, véritables témoins du niveau de bien être, même lorsqu'il s'agit de colère, à condition d'apprendre à communiquer réellement ses sentiments et non des perceptions raisonnées de situations.
- "J'ai le sentiment que tu te fiches de moi" n'est pas un sentiment mais une perception, voire une interprétation
- "Je suis déboussolé par ton attitude" révèle bien la sensation interne, replacée dans son contexte.
> Reconnaître ses besoins c'est admettre sa responsabilité dans leur non-satisfaction, plutôt que de reporter l'échec sur les autres.
Le troisième axe concerne le langage positif. Dire aux autres ce que l'on veut est beaucoup plus engageant que d'affirmer ce que l'on ne veut pas.
- "Je ne veux pas que tu te comportes comme un voyou"
- "Je voudrais que tu respectes les autres"
Alors que la première phrase livre une plainte sans donner réellement de direction à suivre, la deuxième précise clairement le comportement vivement souhaité.
Enfin, le dernier axe se nomme empathie. Fidèle élève de Carl Rogers, Rosenberg adopta nombre de codes de communication hérités de son maître, dont l'empathie. En transmettant un flux d'attention, de chaleur et de respect à son interlocuteur, se créent des conditions idéales pour l'épanouissement d'une communication harmonieuse. Bien sûr, la sincérité est de mise car l'empathie repose sur la présence, communication non verbale par excellence... avec laquelle on ne triche pas. L'instinct ne s'y laisserait pas prendre.
Comment découvrir la Communication Non Violente ?
Un petit livre synthétique de 90 pages vous ouvrira les portes de la communication non violente : La communication non-violente au quotidien, aux Editions Jouvence, et si vous en voulez plus, prenez alors la fenêtre : Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs), Editions Jouvence également.
Faites également un détour par le site internet du Center for Nonviolent Communication.
Posté par selfway le juin 17, 2005 à 12:15 AM | Initiation au Développement Personnel - 2 : La Communication Non Violente dans Capital Humain, Point de vue | Commentaires (2) | TrackBack
Le m-coaching et UFC-Que Choisir
Le m-coaching lancé par Orange avec le soutien de Hatier et de Psychologies Magazine (voir article précédent) est dans le collimateur d'UFC-Que Choisir.
Certes, ce n'est, pour l'instant, pas si grave, cela ne fait qu'ajouter un motif de discorde de plus entre ces ennemis avérés.
Pourtant, de vraies questions se posent :
- Peut-on coacher un enfant en ne lui ayant posé que trois questions de personnalisation ?
- Peut-on, sous prétexte d'ambition commerciale, traquer l'argent de poche des enfants sans accord parental ?
- Le téléphone portable n'est-il pas une forme évoluée de portefeuille électronique, directement accessible par les opérateurs ?
- Peut-on nommer "coaching" n'importe quelle action commerciale sans aucune forme de contrôle?
- Est-ce que toute forme de relation interpersonnelle peut désormais s'appeler coaching ?
- Que font les coachs qui perdent leur capital marque et la crédibilité de leur métier chaque fois qu'une marque dénigre ce terme ?
- Quel sera le réel préjudice pour les marques Orange et Psychologies Magazine ?
A une heure où l'éthique est attendue dans la société, revendiquée par les citoyens, exigée par les salariés, certaines entreprises oublient encore le sens de leurs responsabilités et laissent à penser une fois de plus que "Faire de l'argent" et Ethique ne sont pas conciliables.
Cette opération n'était-elle pas envisageable alors ? Sommes-nous retombés en pleine censure ?
Non, je ne crois pas.
Une telle opération était possible.
Tout d'abord en définissant son objectif :
- S'agit-il uniquement de remplir les caisses de l'opérateur et de l'éditeur partenaire ?
- S'agit-il de maximiser les chances de réussite aux examens et donc d'améliorer la performance des lycéens ?
Si c'est la deuxième réponse qui prévaut, alors il fallait entamer un processus de consultation des experts de l'enfance, de l'éducation, du coaching, des enfants eux-mêmes, des parents. Ensuite si la phase consultation s'avérait positive, mettre au point une maquette pour lancer des programmes de test, parfaitement encadrés et suivis par les interlocuteurs précédemment cités, selon une méthodologie d'essai clinique, avec groupe témoin, pour évaluer si une différence significative était observée dans le groupe Test. Après analyse des tests, recueil de l'avis des enfants, des parents et de tous les professionnels impliqués, à ce moment-là seulement la réponse à la question initiale pouvait être envisagée. Oui ou non, ce système maximise-t-il les chances de succès aux examens et si oui, pourquoi ? Par quel mécanisme ?
A ce stade, une décision aurait pu être envisagée, en bonne intelligence.
Une promesse coaching est une promesse de santé, le bien-être psychique étant partie intégrante de la définition de la santé selon l'OMS et "vendre de la santé", cela ne s'improvise pas.
A trop vouloir gagner, on finit par tout perdre !
via Silicon.fr et UFC Que Choisir
Posté par selfway le juin 8, 2005 à 11:41 PM | Le m-coaching et UFC-Que Choisir dans Point de vue | Commentaires (0) | TrackBack
Initiation au Développement Personnel - 1 : Le Mind Mapping
Lorsque j'ai découvert mes premiers outils de développement personnel, la première réaction qui m'est venue était "Mais pourquoi n'apprend-on pas cela à l'école ?"... agrémenté de quelques vitupérations marquant mon énervement devant tant d'inefficience éducative...
Alors, puisse ce blog et cette série d'articles permettre à quelques jeunes, étudiants ou pas, de s'armer d'outils de grande pertinence pour affronter les phases ô combien délicates des épreuves, examens, concours et autres réjouissances sélectives, et ainsi ne pas vociférer de rage dans quelques années.
Alors, par quoi commençons-nous ?
- La mémorisation, c'est super important pour nous !
- Oui, c'est sûr, mais moi j'aimerais bien savoir s'il n'existe pas des solutions pour la prise de notes, je suis toujours larguée
- Et comment tu fais pour l'oral, moi, je perd tous mes moyens
- Ah oui, et ...
D'accord, je vois que ce n'est pas le besoin qui manque ! Alors partons pour ce long voyage. Je ne pense pas qu'il sera homogène, répondant à une charte éditoriale figée. Ce sera au fil de l'eau.
Commençons par le Mind Mapping.
Pourquoi ? Parce que c'est un outil transversal qui répond à de nombreuses demandes formulées précédemment. Ensuite, parce que c'est un outil qui a largement fait ses preuves, que ce soit dans le monde éducatif, aux Etats-Unis et en Angleterre en particulier, dans le monde de l'entreprise ou bien ailleurs encore. Fondé par Tony Buzan, le mind mapping est une technique très répandue dans les pays anglo-saxons, beaucoup moins dans le monde francophone.
Qu'est-ce donc ?
Le Mind Mapping est une technique de représentation visuelle arborescente et irradiante, qui se distingue de la classique prise de notes linéaire sur de nombreux plans.
- Le sujet de la présentation-réflexion est placé au centre
- Du centre rayonnent les idées-forces du sujet, les grands chapitres, généralement entre 4 et 7. Au delà, des regroupement sont peut-être à envisager.
- Chaque contenu est noté par émanation-rayonnement de sa thématique principale d'origine, sur une branche, formant ainsi progressivement une arborescence.
- Au lieu de noter des phrases, ne noter que des mots concepts clefs ou des images et des symboles
- Utiliser des couleurs, des techniques de mise en exergue
OK, très bien tout ça, mais dans quel but ?
Pour mieux mémoriser, pour générer des idées, pour structurer une
réflexion, pour préparer une décision... Bref, quand on aime, on ne
compte plus le nombre de fois où cette technique rend de précieux
services.
Pourquoi serait-ce plus efficace ?
La structuration de l'information, qui se fait lors d'une prise de
notes par exemple, demande des efforts intenses de synthèse de la part
du rédacteur. Cette prise en main active de l'information favorisera le
rappel ultérieur, bien plus que la recopie traditionnelle, trop
passive.
L'arborescence est un modèle naturel, favorable pour le travail de
notre cerveau, contrairement à l'enchaînement de notes linéaires qui
est une forme de contrainte très élevée pour les yeux, pour l'attention
et la concentration.
Par l'usage des concepts, des couleurs, des
images et des schemas, l'hémisphère cérébral droit est sollicité tout
autant que le gauche, favorisant une exploitation plus harmonieuse et
plus complète de nos ressources cérébrales.
Comment découvrir cette méthode ?
Pour débuter, rien de tel que le premier livre de Tony Buzan, "Une tête bien faite,", qui aborde également les questions de mémorisation et de lecture rapide. Une excellente introduction.
Si tout se passe bien, vous aurez alors envie de poursuivre le voyage...
Last but not least : le plus dur est de faire le grand saut ! A un moment, il faut abandonner la technique traditionnelle pour tenter cette nouvelle méthode. C'est toujours difficile, mais accrochez-vous, persévérez, le jeu en vaut réellement la chandelle. Pour démarrer, il peut être intéressant d'utiliser les mind maps comme outils de synthèse, de révision ou de préparation, c'est-à-dire dans des moments où l'on peut être seul, sans regard extérieur. Cela permet de tâtonner, d'essayer sans crainte, de chercher son style, jusqu'au jour où ce sera le grand saut et là, n'ayez aucune appréhension et tout ira bien.
Crédit Image : http://www.mind-map.com
Posté par selfway le juin 6, 2005 à 03:44 PM | Initiation au Développement Personnel - 1 : Le Mind Mapping dans Capital Humain, Point de vue | Commentaires (3) | TrackBack
Les livres font-ils de bons coachs ?
Dans un récent article publié sur le site internet de France 5, Nadia Graradji livre deux réactions d'experts sur l'auto-coaching, une pratique visant à se coacher soi-même avec le soutien de livres pertinents :
- d'un côté, un auteur, Jane Turner, coach et formateur, qui a écrit de nombreux livres sur le développement de soi, est résolument convaincue de la capacité des livres à faire changer les comportements d'un individu.
- de l'autre, Suzel Gaborit-Stiffel, vice-présidente de la Société française de coaching, pour qui les livres ne peuvent guère qu'aider à mieux choisir son coach, voire à le comprendre.
Fidèle lecteur des fondateurs de la psychologie humaniste, Rogers et Maslow en particulier, j'avais cru comprendre que le développement de soi s'accompagnait inexorablement d'une plus grande ouverture d'esprit...
Et vous, qu'en pensez-vous ?
Posté par selfway le juin 3, 2005 à 01:43 PM | Les livres font-ils de bons coachs ? dans Point de vue | Commentaires (4)
La Semaine du Développement Durable du 30 mai au 5 juin 2005
A l'occasion de la Semaine du Développement Durable, Libération publie une petite note qui commente les résultats d'un sondage Louis-Harris :
- 16,2% des français peuvent expliquer le concept de Développement Durable
- 25,9% estiment que c'est un argument publicitaire à visée manipulatoire
Bref, le Développement Durable est une notion floue, perçue comme une déclaration d'intention des entreprises pour se donner bonne conscience en ces temps de responsabilisation écologique, de protestations citoyennes et de recherche d'une meilleure harmonie entre capitalisme et Mère nature.
Or, savez-vous que toutes les grandes entreprises françaises, l'intégralité des sociétés cotées au SBF120 et plus de 70% de celles cotées au SBF250, ont intégré une démarche de développement durable ? Selon le cabinet Mazars, 76% des entreprises du CAC40 disposent d'un référentiel adapté, contre seulement 33% pour les entreprises publiques... Que fait l'Etat, lui-même organisateur de cette Semaine du Développement Durable. Une fois de plus, il montre l'exemple... à ne pas suivre !
Dans leurs chartes Développement Durable, les sociétés expliquent la nature de leurs engagements sur les plans environnemental, économique et social. Sur ce dernier point en particulier, il est intéressant de signaler que la plupart des entreprises sont allées plus loin dans la description de leurs engagements, prônant un cadre de travail stimulant, qui "favorise le développement personnel et professionnel du salarié".
Dites-moi, avez-vous constaté un changement majeur dans les pratiques des entreprises sur le plan humain ? Je redoute que "Non" ne soit une fois de plus la réponse des français.
Une fois encore, force est de constater le piège de la communication. Les entreprises ont massivement communiqué sur leur engagement en faveur du Développement Durable avant même d'avoir lancé le premier programme et constaté le premier bénéfice de leur action. Il est vrai que la pression des marchés financiers a forcé la main aux entreprises. Depuis la loi NRE, ils exigent que ces informations soient portées dans le Rapport Annuel,
Si l'on en croit l'évolution des indicateurs présentés dans le baromètre Mazars, la direction du Développement Durable est cependant bel et bien empruntée par les entreprises. Alors, souhaitons que très prochainement, cette notion signifie quelque chose de concret, de vécu, pour les français.
Pour en savoir plus :
- le site du Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable
- le rapport Mazars téléchargeable gratuitement (PDF)
Posté par selfway le juin 3, 2005 à 12:18 PM | La Semaine du Développement Durable du 30 mai au 5 juin 2005 dans Point de vue | Commentaires (0) | TrackBack
Préférez-vous les questions ou les réponses ?
Henri Poincaré fut sans aucun doute l'un des plus grands génies de notre douce France. Mathématicien brillantissime, en classe, il époustouflait ses professeurs et écoeurait ses camarades ! Entré major à l'Ecole Polytechnique à 19 ans, jamais il ne prit une seule note en cours de maths... Plus tard, il connût tous les honneurs et entra à l'Académie des Sciences à l'âge de 32 ans. Tous les honneurs ? Non, pas celui d'avoir été reconnu par l'Histoire comme le véritable fondateur de la Relativité restreinte. L'Histoire a retenu Einstein qui publia ses travaux postérieurement. (1) (2)
Comment arriver à une telle puissance de raisonnement, de capacité de résolution de problèmes, et affirmer cependant :
"Il n'y a pas de problèmes résolus, il y a seulement des problèmes plus ou moins résolus"
La pratique des mathématiques laisse pourtant penser que lorsque un problème, aussi complexe soit-il, est résolu, c'est l'apothéose, la consécration, le relâchement. Et bien, non ! Poincaré nous dit qu'un problème résolu ne l'est que de manière relative. A tout moment, une ride peut crevasser l'apparente beauté du problème résolu et, instantanément, ringardiser la merveilleuse solution tant vénérée. Souvenons-nous de la Terre plate, du géocentrisme, de la génération spontanée...
La Réponse apaise la tension psychique, parfois blessure de la psyché, en posant un sparadrap protecteur. De fait, elle consacre la victoire de la conscience sur l'inconscient et enferme l'individu dans de nouvelles certitudes. Elle enracine la conscience dans des croyances qui, un jour, s'avéreront limitantes.
La Question maintient en veille, en chasse, elle laisse l'inconscient sous tension. Alors, la nuit, le soir, le jour, il produira des signes, des idées, des révélations, des illuminations parfois, émanant des couches les plus créatives de la personne, au-delà de toutes les segmentations artificielles que la conscience s'est forgée, plus loin que toutes les croyances.
La Réponse est déductive, elle descend. Elle part de postulats non-questionnables pour en conclure une application pratique.
La Question est inductive, elle remonte. Elle part d'une observation concrète pour questionner les croyances, les lois, et remettre en doute leur pertinence. C'est la méthode heuristique, si bien formalisée... par Henri Poincaré, et décrite par Roberto Assagioli, le fondateur de la Psychosynthèse. (3)
Bien sûr, la réponse est nécessaire et utile ! Mais, à bien y réfléchir, ne croyez-vous pas que notre éducation, notre formation, nos responsabilités, ne nous orientent quasi-exclusivement sur la voie de la Réponse...
Alors, le temps n'est-il pas venu de cultiver l'art de la Question. Semer avant de Récolter. Semer et laisser croître. Ne pas Récolter avec hâte, avant même que les fruits regorgent de soleil, avant que les pollens aient fertilisé la Terre. Laisser le cycle de la vie s'accomplir.
Question-Réponse, Féminin-Masculin, Semer-Récolter, Yin-Yang, la réunion alchimique des contraires, l'un complète l'autre formant l'Un primordial, l'ouroboros, le cycle perpétuel, la voie, le Tao.
Deux devient Un.
Un pas vers la défragmentation de l'Occident.
Le retour à l'équilibre de la Force.
(1) Détails biographiques : Le superbe site du Lyceé Henri Poincaré, à Nancy (coup de coeur, j'y ai passé toute ma jeunesse !!!)
(2) Toutes les précisions sur ce débat dans le livre de Jean Hladik : Comment le jeune et ambitieux Einstein s'est approprié la Relativité restreinte de Poincaré, Editions Ellipses).
(3) Voir - Psychosynthèse. Principes et techniques, Editions Desclée de Brouwer)
Posté par selfway le mai 12, 2005 à 12:14 PM | Préférez-vous les questions ou les réponses ? dans Point de vue | Commentaires (0) | TrackBack
Principes de SELFWAY
SELFWAY est un blog dédié au Développement Personnel et Spirituel, un guide pour progresser sur la voie du Développement de soi.
Il repose sur les principes suivants :
- Auto-développement : Le Développement de soi est une affaire ... personnelle. C'est à chacun de prendre en main cette marche, de choisir ses jalons, ses expériences, ses lectures, ses maîtres. Qui pourrait rêver de meilleurs maîtres que les plus grands psychologues, philosophes, prophètes ou sages ? Ils sont là, à portée de main, ils nous ont légué leurs enseignements. D'ailleurs, tous les grands psychologues ont formulé le voeu que leurs travaux soient accessibles au grand public.
Par ailleurs, si vous avez la chance de bénéficier de formation, profitez-en et complétez-là par des lectures pertinentes. Ainsi vous ne laisserez à personne d'autre qu'à vous-même le soin de programmer votre plan de développement personnel.
- Prise de conscience : Toutes les thérapies, aussi différentes soient-elles, se rejoignent sur un point, c'est par la prise de conscience que l'individu progresse sur la voie du développement. Cela signifie que par la lecture, par l'expérimentation, l'objectif est de provoquer l'étincelle qui d'un coup résout des problèmes enfouis au plus profond, des conflits enterrés de longue date ou simplement des questions laissées sans réponse. Aussi, de manière paradoxale, il est essentiel qu'une réponse ne soit jamais définitive, elle doit au contraire apporter de nouvelles questions, plus profondes, plus essentielles, pour stimuler la progression. Celui qui ne se pose plus de question est irrémédiablement frappé d'immobilisme, pétrifié dans ses croyances.
- Aller aux sources : Les auteurs sélectionnés sur SELFWAY sont reconnus comme les maîtres de leur discipline. Ce principe permet d'aller à l'essentiel, en toute confiance. Le lecteur n'a plus qu'à se concentrer sur sa prise de conscience personnelle, en choisissant les contenus les plus adaptés à son propre parcours, à ses besoins propres.
- Suivre les liens : Les sources se référencent mutuellement et se "cooptent". C'est ainsi qu'en suivant les textes de Jung, le voyage se prolonge vers l'alchimie, le yoga, le Livre de Job... qu'en lisant Durkcheim, la route s'oriente vers le bouddhisme zen et Maître Eckhart... SELFWAY se tisse au fil des liens. C'est ce qui explique que les contenus de ce site naviguent entre psychologie, philosophie, mystique, gnose et religion.
Bon SELFWAY
Posté par selfway le mai 10, 2005 à 01:36 AM | Principes de SELFWAY dans Point de vue | Commentaires (1) | TrackBack
Le Développement Personnel à l'école !
Il ne faut quand même pas exagérer... Il pousse le bouchon un peu loin, diront certains.
Mais non, pas en France, ne rêvons pas. Avec notre système éducatif irréformable, ce sera à l'étude pour les programmes du 4ème millénaire. Pour l'instant, contentons-nous de saluer bien bas nos amis québéquois qui ont eux déjà intégré le développement personnel dans leur cursus pédagogique.
"L’élaboration du nouveau curriculum se fera à partir de cinq grands domaines d’apprentissage. Il s’agit des langues; de la technologie, des sciences et des mathématiques; des sciences humaines; des arts; du développement personnel. À ces domaines s’ajouteront les compétences transversales."
Ministère de l'Education du Québec
Qu'en sera-t-il de la compétitivité de nos jeunes générations françaises continuant à ne se former qu'aux maths, sciences de la vie et de la terre et français,... comparées à des jeunes canadiens sensibilisés aussi aux sciences humaines, à l'art et au développement de soi ?
Si c'est l'expression Développement Personnel qui pose problème, pas assez scientifique pour notre rationalité, alors optons pour un enseignement en Science Humaines. De toute façon, d'où viennent les méthodes de Développement Personnel sinon des Sciences Humaines !
Posté par selfway le mai 10, 2005 à 01:35 AM | Le Développement Personnel à l'école ! dans Point de vue | Commentaires (1) | TrackBack
Lifelong Learning n'est pas français !
Parfois, j'ai l'impression de mieux parler l'européen que le français...
Ayant quelque intérêt pour la question de l'auto-formation, je résonne favorablement à l'évocation de la stratégie européenne initiée au Conseil Européen de Lisbonne de développement de la compétitivité par l'accroissement des compétences.
Romano Prodi affirmait alors avec emphase :
"En mars 2000, le Conseil européen de Lisbonne a élaboré une stratégie en dix ans tendant à faire de l’UE l’économie la plus dynamique et compétitive du monde. Grâce à cette stratégie, une économie plus forte favorisera la création d’emplois, parallèlement à des politiques sociales et environnementales garantissant le développement durable et l’inclusion sociale."
Le Lifelong Learning devenait l'une des priorités européennes.
Cet objectif se précise sur Le site de la Communauté Européenne :
"Lifelong learning is defined in the Communication as all learning activity undertaken throughout life, with the aim of improving knowledge, skills and competence, within a personal, civic, social and/or employment-related perspective."
Jusque là, le sujet parait vaste, énorme, terriblement ambitieux. Comment l'atteindre se demandera-t-on. Mais, oublions pour une fois toute dérive sceptique. Imaginons un instant cette belle Europe, "économie la plus compétitive du monde"... Que de chemin parcouru, que d'innovations, de réformes pour en arriver là !
Brusque retour dans l'Hexagone. Tiens, au fait, comment cet ambitieux programme se déploie-t-il ? Sous quelle forme ?
Pour trouver trace du programme, il faut comprendre que tout se joue sur le Fonds Social Européen. Dans les premiers documents français, Longlife Learning est devenu "Education et Formation Tout au Long de la Vie" (EFTLV). Puis, au fil du temps, il se simplifie et se transmue définitivement en "Formation tout au long de la vie".
D'un côté : "Learning", démarche ascendante d'apprentissage couvrant tous les domaines de la personne (individuelle, civique, sociale et professionnelle), elle-même acteur de son propre développement
De l'autre : "Formation", démarche descendante limitée à certains sujets professionnels, que l'entreprise, via le DIF, acceptera de financer.
Où est passée la grande ambition initiale ? N'aurait-elle pas survécu à cette francisation du projet ?
J'en ai bien peur !
Personnellement, j'en resterai à la Version Originale. Le succès du blogging ne vient-il pas confirmer cette formidable soif d'action, de relation, d'apprentissage. Ce succès est le fait du grand public, de la syndication d'individualités. Les entreprises elles, pour la plupart, n'ont encore rien vu venir...
Posté par selfway le mai 9, 2005 à 02:39 AM | Lifelong Learning n'est pas français ! dans Capital Humain, Point de vue | Commentaires (0) | TrackBack

